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Jacques Séréna

Jacques Séréna

Né en **1950 à Vichy**, **Jacques Séréna** est un écrivain et auteur de théâtre français. Issu du monde ouvrier, il a exercé de nombreux petits métiers avant de se consacrer à l’écriture. Publié principalement aux **Éditions de Minuit**, il est reconnu pour son exploration des **marges urbaines**, des **vies précaires** et des **rencontres fuyantes**, le tout baigné d’une prose à la fois **brute et poétique**. Son œuvre, souvent comparée à un chant, donne voix à ceux que la société oublie, avec une sensibilité proche de **Giacometti** ou de **Bashung**.
5 livres
Couverture ebook de Et pendant qu'il la regarde, de Jacques Serena
FeniXX réédition numérique (Le Point du jour) | 4 novembre 2015

« Carnet de voyages » est le lieu de brèves correspondances entre photographie et écriture : une suite de neuf images et un texte de fiction composent un récit inédit.

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Couverture ebook de Musaraignes, de Jacques Séréna
Publie.net | 19 mai 2013

Dans les ombres de la ville, Musaraignes de Jacques Séréna capture la poésie crue des vies en marge.

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Couverture ebook de Voleur de guirlandes, de Jacques Séréna
Le Verger éditeur | 4 janvier 2018

C'est un quartier délaissé, avec son tank de la dernière guerre fraîchement repeint, autour duquel on s'assoit. C'est là qu'on revient, toujours. Qu'on se retrouve. Qu'on se raconte. Il est là. Il y a cette fille chez qui il vit. Lui, il fait des vidéos. Il interroge des gens, va à leur rencontre. «Tu te rappelles tout ce qu'ils nous racontaient à nous, se disent entre eux certains, qui n'en disent pas plus, n'en savent sans doute pas plus, mais hochent la tête, assez longtemps, pour laisser croire. Tu te rappelles, on les laissait raconter pour s'amuser, ils rajoutent, au bout d'un moment. Et putain, on en croyait la moitié, ils rajoutent. Et silence. Et c'était déjà pas mal, bordel de Dieu, la moitié. Et silence. » Un texte sur l'envie de vivre, sur l'énergie fondamentale trop souvent perdue. Sur l'amour. Sur les rêves. Sur la libido.

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Couverture ebook de Elles en premier toujours, de Jacques Séréna
Publie.net | 10 avril 2011

Ce recueil articule entre elles quatre formes brèves, Elles en premier toujours, Wagon, Artisans et Musaraignes. Le lecteur y croise des personnages en marge de toute norme, tous plus pathétiques les uns que les autres, aux trajectoires et aux projets sans avenir encore plus improbables qu'eux-mêmes, et pourtant. D'avoir trébuché, un jour que l'on ignore, ils ne se relèveront pas, ou alors d'une manière si imprévue que chacune de leurs heures est matière à fiction, comme une histoire condensant en soi tout le drame qu'il y a à être eux. Sans jamais trop désespérer, chacun trouve la grâce de l'abîme, continuera ses acrobaties en cours de chute. *** Cela commence par un hommage à la danse. Puis par cette errance dans la nuit d'une ville, et les lumières qui la trouent. Puis une réflexion sur les choses, celles qu'on garde, celles qu'on jette."Et voilà la terre autour. Tout autour, d'elles, et d'eux, on peut la sentir souffrir, la terre, endurer. Terre on dirait lointaine, mais comme une mémoire profonde, une musique triste, originelle. Et persistante, malgré son air de vision, vraiment tenace. Et d'un coup on reconnait tout, y compris soi. Dans le fait même de ne plus rien reconnaître, s'y reconnaître." Jacques Serena est un de nos plus singuliers explorateurs du récit : il l'a appliqué à un objet unique, jalousie, destin en rade, et a pris pour territoire ces villes du sud qu'il connaît si bien. Ici il prend écart : la même prose, la même puissance narrative qu'on connaît, mais devenue poème, avec montée progressive de l'intensité de parole, comme un ligne tendue enflant, concise, percutante. Un hommage donc à « celles courant en échappant aux balles (...) à ces assises, ces danseuses (...) avec des éternités dans le moindre regard. » Et malgré tout, dire, l'oser, comme dans un abandon. FB _ FG Ce livre est disponible en papier et numérique > http://www.publie.net/livre/elles-en-premier-toujours/

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Couverture ebook de Wagon, de Jacques Séréna
Publie.net | 6 avril 2011

Jacques Serena, c'est plus qu'une voix, et c'est peut-être cela qui dérange le plus : un territoire fait irruption dans la littérature. Celui des fonds de ville, des piaules en étage. Chômage et boulots précaires, hébergements de hasard, et l'intensité de la relation quand on sait, avant même qu'elle se tisse, qu'elle sera forcément provisoire et instable. La démarche de Serena, ce n'est pas faire exister littérairement un monde qui, sinon, n'apparaîtrait pas dans la mémoire écrite. Cela, ce n'est pas la tâche de la littérature. C'est de rester dans les fondamentaux du récit, produire du temps, organiser (au sens étymologique) la parole. La représentation de l'espace, les masques et les corps qui surgissent, dépendent d'abord de cette relation qui se tisse, qui mêle du temps et de la parole. Alors, oui, peut fasciner cette fragilité dite, et la noirceur où cela vous embarque. C'est ce temps sans bords ni frontières, dans l'espace fermé d'une nuit, d'une chambre de hasard, qui conditionne que la parole soit autre, et révèle, sous notre parole commune, le territoire étranger qui nous réouvre au monde. Alors se conçoit la pauvreté des éléments que prend et reprend Jacques Séréna, comme, un peu plus loin que Toulon, de l'autre côté de la frontière italienne, que lui - de son vrai nom Gervasio - connaît aussi bien, le déployaient quelques grands artistes comme Mario Merz : arte povera. Art de l'extrême, où la contrainte joue aussi sur les éléments. Jamais vu que dans Serena la bouche, lieu du corps par où s'énonce la parole, ce monologue infini dont il nous confie aujourd'hui une fraction, la bouche donc se nourrisse d'autre chose que de thon et nouilles mal cuites. Tout ici est signe, parce qu'ailleurs est le déploiement essentiel. Et radicale aussi l'interrogation sur la forme, sur ce fractionnement : il n'est plus l'heure de héros de légende, via romans à fin heureuse, quand même chaque rentrée littéraire nous servirait jusqu'à plus soif son lot de bluettes périssables. Les personnages (la great lady de Plus rien dire sans toi) deviennent allégorie de la littérature elle-même, ou sa parfaite inutilité de rôle dans la précarité terrible que réserve la ville à ses plus fragiles. Alors, dans ce déploiement, les lieux vides, les transitions et translations de bord de côte ou de long d'autoroute, ou de gare à gare, dans ce sud permanent, appellent encore parole, et masques qui la servent. Des masques doux comme James Ensor savait les faire FB Merci à Fred Griot et Sarah Cillaire pour l'édition numérique originale de Wagon.

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