Jean Bazal
Jean Bazal
En débarquant sur les Ramblas de Barcelone, Fred Rocroy, l'envoyé spécial d'un grand quotidien parisien, tombe sur Tania, une ancienne amie de vacances. Elle est toujours aussi belle. Venu en Espagne pour interviewer un matador en renom, Fred se laisse entraîner par cette Catalane du tonnerre dans une drôle de corrida. Une mystérieuse explosion en plein centre de la ville, un accident d'automobile suspect, la découverte d'un noyé pourvu d'une fausse identité, une histoire louche de prime d'assurances et, surtout, l'attitude équivoque de Tania, conduiront par le bout du nez le jeune reporter au coeur d'une importante affaire de rackett. Pris entre les feux croisés de la police et du gang, il aura des tas de coups durs. Il passera souvent près de la mort. Mais il parviendra de justesse à empoigner le toro par les cornes. Dès lors, Solima, le caïd du rackett, et le commissaire Zamora en perdront le souffle. Et Tania, la belle, n'aura qu'à pleurer...
Marseille est née d'une foule de villages dont les noms provençaux sonnent bien au soleil : l'Estaque, la Cabucelle, Mourrepiane, La Capelette, Le Roucas Blanc, La Madrague, Les Aygalades, La Gavotte, Les Olives... Sur la Promenade de la Corniche qui serpente à flanc de colline, se niche un véritable village ménagé dans un canyon entre deux falaises et, bien sûr, tourné vers la mer. Le Vallon des Auffes. Un petit port de pêche avec des bateaux amarrés au quai et d'autres hissés sur des cales. Site unique, presque anachronique, avec sa population bien marquée, ses usages, ses particularités, il semble se tenir en dehors de l'agitation de la grande ville. Avec la vision du reporter et, çà et là, le zeste d'humour d'un habitant du Vallon, Jean Bazal se propose de vous faire visiter ce dernier refuge d'une authentique vie marseillaise repliée dans un décor de féerie.
L'exécution du Corse Ange Vinciguerra, le « parrain » de Marseille, au volant de sa Mercedes, dans une station-service, marque le signal de la ruée des jeunes loups avides de prendre sa succession dans le Milieu. Né dans le quartier du Panier, Mario Zeppo, dit le Marseillais, au physique de jeune premier, commence avec les survivants des fameuses Blouses Grises une étonnante carrière à partir de « casses » retentissants. Se déclenche alors la guerre des gangs. Les massacres se succèdent. Charlie-le-Matou et Gilbert-le-Libanais sont éliminés. L'empire de Mario Zeppo s'affirme avec sa chaîne de discothèques de Marseille à Nice. Mais le fisc s'intéresse à ses affaires au moment où. à l'apogée de sa gloire, il compte trouver la respectabilité dans l'exploitation occulte des cliniques. Des médecins au-dessus de tout soupçon viendront mettre son destin en échec. Adieu. Elyane. sa jolie épouse... Adieu Linda, la call-girl de sa cavale... Re-bonjour, les Baumettes...
Corse, années 1970 : plongez dans l’univers impitoyable des derniers bandits d’honneur, où la loi du talion règne encore.
La Guerre de sécession ? Les bagarres de la Prohibition ? Tout comme... Deux gangs s'affrontent sur le marché français de l'alcool clandestin. Ca vaut le coup : le débouché va chercher dans les 60.000 hectolitres par mois. Et ça parce que l'État a la main un peu lourde du côté des droits et taxes ! Aussi, pour chauffer, ça chauffe entre Sudistes et Nordistes. A telle enseigne qu'un de ces quatre matins on retrouvera le corps de la blonde Dora carbonise dans le décor hallucinant des Baux de Provence... Jo Parita offre aussi sec la tournée du patron : rififi à gogo. Qu'est-ce qu'Ils dégustent, les autres ? Exécutions, fusillades, liquidations, sérénades tous calibres se succèdent dans un fracas de vitres brisées, de sifflements de balles et de tac-tac-tac de mitraillettes... En plein pastis ! Delmazière, le chef des Nordistes, préféré s'évanouir dans la nature. Ses ennemis remuent ciel et terre. Enfin on vient prévenir Parita : - Du nouveau, Jo ! La police vient de retrouver Delmazière... - Où ça ? Dans une clinique à Auteuil. A ramasser au papier buvard ? - Non, pas trop amoché. - Tant mieux, exulte Jo. On me l'a laissé pour moi tout seul, ce salaud ! J'ai ma chance.