Jean-Bernard Chapelier
Jean-Bernard Chapelier
"« Ce livre cherche à répondre à plusieurs voix à cette constellation ou graduation des modes d'interventions en groupe que nous avons à notre disposition en tant que thérapeute. Comment, pourquoi et quand intervenons-nous ? Autant de questions qui prennent leurs sources dans le champ transféro-contre-transférentiel, à l'aune des profils psychopathologiques de nos patients, mais aussi à celle de nos propres points aveugles, des aléas de la dynamique inter-subjective et des processus groupaux en présence. Il y a plusieurs façons de jouer. La notion de commentaire est très vaste et peu définie. Quant à celle d'interprétation, elle est nettement interdépendante de la théorie et même de l'histoire de la théorie qui la soutient. Interpréter ne relève pas exclusivement de la parole énoncée, il existe d'autres formes expressives comme au plus proche de l'énoncé oral (les bruitages, les onomatopées, les gestes et signes accompagnés de silence), ou comme autre manière d'intervenir, il y a le jeu. Mais en quoi, jouer, est une activité que l'on peut qualifier d'interprétant ?Nous verrons à travers les différentes approches des auteurs que leurs opérationnalités dépendent fortement du choix du dispositif et de la médiation plus ou moins désignée. »"
La loi des pairs explore la clinique des groupes thérapeutiques d'association libre à l'adolescence en mettant en évidence les processus groupaux propres à cet âge. Les nombreux exemples cliniques donnent la parole aux adolescents qui expriment en toute liberté leurs préoccupations et inquiétudes, mais aussi leurs fantasmes nombreux et variés. Cette activité psychique indispensable pour réduire les tensions internes induites par la puberté profite de l'espace groupal, où la prévalence des relations horizontales compense les difficultés ressenties face aux adultes. Dans de nouvelles hypothèses sur le processus adolescent, l'auteur souligne l'importance du fantasme d'auto-engendrement qui rend compte du passage de la sexualité infantile à la sexualité adulte. A l'attention de tous les professionnels de l'adolescence, il décrit les modalités d'application de cette technique ainsi que les difficultés rencontrées et les aménagements possibles du cadre thérapeutique, comme le psychodrame, les groupes à médiation ou encore le travail institutionnel.
Le groupe, dans sa fonction régressive, fait émerger les couches originaires des participants, ce qui engendre une excitation intense (pouvant devenir traumatique). Dans les groupes d'enfants et d'adolescents, l'excitation médiatisée par le jeu et contenue par le cadre groupal, se transforme en représentations de plus en plus élaborées. Les jeux collectifs qui peuvent revêtir des formes très variées : chahut, jeux sur les fantasmes play, jeux d'apprentissage, jeux organisés games, jeux de rôle, etc. atteignent les différents niveaux de la symbolisation permettant ainsi des progrès thérapeutiques certains. Ce livre analyse les processus (individuels et groupaux) qui se développent à partir du jeu. Les expériences cliniques montrent l'intérêt du jeu dans diverses situations (psychothérapies de groupe, psychodrame, thérapies familiales, groupes de parents, groupes de formation...). Jean-Bernard Chapelier est psychologue clinicien, psychanalyste, maître de conférences, (Poitiers) ; Jean-Jacques Poncelet est psychologue, psychothérapeute (Paris).
La pratique clinique des différents praticiens de groupes montre les effets de contenance des thérapies groupales. Cette contenance intervenant à des niveaux différents (le thérapeute, le groupe et l'institution) permet la régulation des régressions et de l'excitation facilitant les phénomènes de déliaison et de reliaison, ce qui ouvre la voie à la créativité et à la sublimation. Les théories tentent avec plus ou moins de bonheur de rendre compte de ce phénomène. Cet ouvrage se propose de réinterroger la pertinence de ces constatations cliniques ainsi que des théories qui leurs sont appliquées. À partir d'expériences cliniques très diversifiées reposant sur le travail avec le groupe familial, le groupe en institution de soins ou les psychothérapies de groupe dans les lieux habituels de consultations, les différents auteurs tentent de comprendre comment et pourquoi ces processus sont activés dans les groupes. Ils s'interrogent notamment sur les particularités des cadres et dispositifs qui permettent de les optimiser. Jean-Bernard Chapelier est psychologue, psychanalyste, maître de conférences en psychologie clinique et psychopathologie, université de Poitiers. Didier Roffat est psychologue clinicien, psychothérapeute, Lyon.