Jean Biès
Jean Biès
Et si la poésie française puisait ses racines dans les sagesses de l’Orient et de l’Occident ? Des poètes et des dieux révèle les liens secrets entre La Fontaine, Rimbaud, Segalen et les traditions chamaniques, bouddhistes ou taoïstes.
Jean Biès nous en prévient dès l'entrée : « Trois minutes ont suffi pour créer l'univers ; il nous en reste trois pour sauver l'humanité ». C'est dire qu'il faut faire vite. Mais quoi, au juste ? Aller à l'essentiel : retrouver les vérités éternelles momentanément perdues, les vivre dans la lumière de l'Esprit. Il est urgent et nécessaire de réapprendre le sens du sacré, de resacraliser la nature, le temps et l'espace ; - de se réconcilier avec son corps ; - d'extraire le positif des épreuves de la vie. Urgent et nécessaire de se connaître soi-même pour s'éviter le pire et donner le meilleur ; - d'inventer un autre amour fondé sur la complémentarité où s'abolissent les contraires ; - de se former à l'aide d'une bibliographie simple mais indispensable. Urgent et nécessaire de redécouvrir les vertus fondamentales ; - de résoudre la double question du choix d'une voie et de l'absence de maître ; - de s'adonner à des pratiques accessibles ou adaptées sans trahison. Et Jean Biès nous dit comment. Royalement indifférent aux mensonges et aux suggestions de l'époque, mêlé d
Les « vêtus de vent » sont, en Inde, les ascètes errants et nus, qui se sont dépouillés de tout l'inutile et chantent Dieu le long des chemins. À leur image sont les poètes d'aujourd'hui qui, renonçant à tous les artifices du langage, tendent vers la simplicité originelle. Familier des philosophies orientales, Docteur ès lettres, Jean Biès, pour qui l'art poétique est indissociable de la sagesse, est l'un de ces itinérants de l'esprit. Son recueil se veut « moins une suite de poèmes qu'une anthologie de frémissements pris sur le vif, une constellation d'évidences fugaces... », « un bouche à bouche du langage et du silence... » En voulant enfermer l'infini dans l'infime, suspendre la pensée, retrouver le verbe au fond du paradoxe, « miniaturiser l'absolu », ces chansons puisent dans l'essence même du Taoïsme et du Zen, dont elles sont comme un lointain parfum, distillé dans l'obscur des espaces intérieurs.