Jean-Claude Djereke
Jean-Claude Djereke
Pour certains auteurs, seules l'adhésion au développement occidental et la rupture avec les traditions africaines permettraient aux Africains de combler le retard qui les sépare des pays dits développés. L'idée que nous essayons de défendre dans cet ouvrage est que tous les leaders de l'Afrique ne sont pas corrompus, et que ceux d'entre eux qui ont voulu faire avancer le continent en ont été empêchés par l'Occident. C'est la raison pour laquelle nous souhaitons ardemment et urgemment une redéfinition des rapports entre les anciennes puissances coloniales et les anciennes colonies...
La Côte d'Ivoire a perdu sa sérénité et sa stabilité depuis le 24 décembre 1999. Ce livre relève, en les dénonçant, les coups d'État dont les conséquences ont sécrété des pratiques amorales et immorales qui se manifestent par la mauvaise gouvernance, les violences gratuites assorties d'arrestations et d'emprisonnements arbitraires. Selon l'auteur, jamais l'image du pays n'a été autant ternie que sous le régime Ouattara installé et soutenu par « la patrie des droits de l'homme ». Les Ivoiriens doivent-ils s'attendre à affronter d'autres souffrances ou bien verront-ils bientôt le bout du tunnel ?
Malgré son silence sur le parti unique et sur certains événements politiques, même s'il prit moins de risques que Mgr Raymond-Marie Tchidimbo (Guinée) ou le cardinal Joseph Malula (RDC), le cardinal Bernard Yago eut une réelle liberté de ton vis-à-vis du pouvoir politique. Un pouvoir pour lequel il priait constamment afin qu'il s'exerce selon le droit et la justice mais qui était loin de l'intéresser personnellement car, pour lui, l'essentiel était de proclamer la Parole de Dieu. Pour cela il était nécessaire que lui-même et l'Eglise catholique soient libres vis-à-vis du pouvoir politique.
Les textes rassemblés dans cet ouvrage sont partis du constat suivant : l'Afrique dite francophone est dans un piteux état, 60 ans après les indépendances dont on espérait qu'elles apportent la liberté, la sécurité et la prospérité à tous. Sans dédouaner les présidents africains, l'auteur voit la France comme le responsable principal du retard de l'Afrique francophone. Les choses peuvent-elles changer un jour ? Oui, à condition que le combat pour la souveraineté et les libertés soit mené par des populations mobilisées, organisées et déterminées,