Jean-Louis Missika
Jean-Louis Missika
Et si les réseaux numériques redessinaient notre société ? Les Réseaux pensants explore, dès 1978, l’impact des télécommunications sur le travail, la politique et les rapports humains.
En vingt ans, les réseaux sociaux ont imposé leurs modes d'accès à l'information et changé la nature du débat public. Conçus au service de la publicité comportementale, leurs algorithmes enferment les individus dans des mondes étanches qui interdisent la confrontation des opinions contradictoires et renforcent les préjugés : la désinformation devient la règle, les discours de haine prospèrent et la polarisation politique s'accentue. Le Business de la haine montre que, plus encore que la haine ordinaire, c'est le mode de fonctionnement et le modèle économique des réseaux sociaux qui menacent la démocratie. Ce qui est désormais en péril, c'est la possibilité pour les citoyens de s'accorder sur les faits qui fondent leurs désaccords, et surtout de les résoudre selon un processus démocratique. Jean-Louis Missika et Henri Verdier racontent cette crise et l'inscrivent dans la perspective de l'histoire des médias et de leur régulation depuis le XIXe siècle jusqu'à l'attaque du Capitole, le 6 janvier 2021. Ils proposent de construire l'espace public de la délibération démocratique comme un bien commun qu'aucun opérateur privé ou étatique ne pourra s'approprier. Ils tracent les lignes d'une authentique régulation et en appellent au courage politique pour imposer aux plateformes ce nécessaire contrôle démocratique.
Raymond Aron est inclassable. Intellectuel anticonformiste, il est allé à contre-courant des idées dominantes de l'intelligentsia de gauche. Il a eu raison avant les autres sur la nature du régime soviétique, du stalinisme. Et dans les années 1950, il a eu le courage de tenir sa position, tout en accomplissant une oeuvre scientifique indiscutée. À la fois journaliste, sociologue, historien, philosophe, Raymond Aron retrace, dans ces entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton, son itinéraire politique et intellectuel. Dans ce dialogue vif, stimulant, il analyse les grands événements qu'il a vécus en un demi-siècle. La montée de Hitler au pouvoir, le Front populaire, Munich, la débâcle, Vichy et la Résistance, le génocide, la guerre froide, ses polémiques avec Jean-Paul Sartre et Maurice Merleau-Ponty, la construction européenne, la stratégie nucléaire, l'Algérie et la décolonisation, le gaullisme, Mai 68, l'Union de la gauche... On découvre dans cette réédition du Spectateur engagé une conception de l'Histoire qui laisse sa part à la liberté des hommes, un plaidoyer pour la démocratie occidentale, mais aussi une personnalité complexe, lucide et passionnée.
L'arrivée des voitures autonomes est imminente. Elles sont déjà testées dans de nombreux pays, dont la France. Ce nouveau mode de transport va profondément transformer nos vies, nos villes et notre société. Or, personne n'est vraiment prêt pour ce bouleversement. Dans ce livre très documenté, les auteurs montrent que cette révolution technologique va entraîner de multiples révolutions. Faut-il dire adieu à la voiture individuelle ? La profession de chauffeur-livreur est-elle vouée à disparaître en provoquant un chômage de masse ? Qui détiendra le pouvoir sur les données, les algorithmes et l'organisation de cette nouvelle mobilité ? Des géants du numérique, américains ou chinois ? Ou des villes gouvernées démocratiquement ? Ce livre s'adresse aux citoyens comme aux pouvoirs publics : si on ne réfl échit pas à cet avenir très proche, toutes les dérives sont possibles. Le débat doit sortir du cercle des experts car il nous concerne tous. Et ce n'est pas de la science-fiction, la voiture-robot est au coin de la rue.
Délaissant les notions d'argumentation et de positionnement politique, ce livre cherche à démontrer qu'un discours de campagne a pour fonction essentielle la transformation affective des états d'âme de l'auditoire. Il examine les discours des candidats en tant que narration : des personnages sont en scène, ils agissent et ils luttent, des intrigues se nouent, des rebondissements se produisent, un récit seconstruit qui, dans une élection présidentielle, peut s'interpréter comme un récit à propos de la nation.L'efficacité du récit tient à la capacité du narrateur (le candidat) à le faire paraître vrai, et à mobiliser les passions de celui qui écoute (l'électeur). On y découvre l'utilité de la « vérité intime » du candidat et la place croissante accordée à l'émotion de l'instant, vouant la passion politique durable aux oubliettes de l'histoire. La mosaïque narrative déployée par la multiplication des médias rend désormais la décision problématique, jusqu'à l'ultime délibération de l'électeur dans l'isoloir.Un décodage précieux de la parole et de la stratégie de communication des candidats.