Jean-Marc Caron
Jean-Marc Caron
Sur les traces des rocailleurs explore l'histoire de ces hommes qui ont embelli les parcs et jardins de faux rochers dès le XVIe siècle et de structures en faux bois depuis l'arrivée du ciment dans la seconde moitié du XIXe siècle. Grâce à ces artisans, la rocaille connaît une période de prospérité intense jusque dans les années 1940, avant de sombrer dans l'oubli avec l'évolution des modes. Jean-Marc Caron décrit minutieusement cet art singulier et retrace son histoire depuis la Renaissance. Il répertorie et consigne ces ouvrages en faux bois, menacés de disparition à court terme. Son catalogue comprend des ponts, des ornements de façade, escaliers, balcons, terrasses, ainsi que des pavillons, kiosques, volières et belvédères. En suivant les traces des rocailleurs, surtout à travers les oeuvres d'Élie Pineau, maçon-rocailleur à Terrasson-Lavilledieu en Dordogne, il nous emmène à la découverte d'un art d'une grande richesse.
"C'est différent Franck, cette fois-ci, il s'agit d'une infirmière, décédée sur son lieu de travail, mais visiblement, ce n'est pas de mort naturelle." C'est à l'hôpital psychiatrique. Une infirmière est retrouvée morte dans une cellule d'isolement, pieds et mains liés. Rapidement, la peur envahit l'hôpital. Dans la lignée d'Edgar Allan Poe, cette fiction propose une intrigue troublante qu'on ne saurait élucider avant la toute fin. Une donneuse de médicaments qui meurt dans des circonstances douteuses est toujours un bon moyen pour ressusciter le spectre des asiles psychiatriques.
"Les Enfants de la Pouillerie sont, en quelque sorte, la prose plus moderne et tangible des Misérables d'Hugo. Ils sont non seulement le reflet de l'Après-Guerre, du désastre, du chaos et de la peur ambiante, mais aussi de l'amitié et du courage. C'est mélancolique comme Balzac, c'est froid comme Zola. C'est, à n'en pas douter, le récit de jeunes dont le destin s'enchevêtre à celui d'Aubervilliers, la toute-noirceur de Paris, pourtant Ville-Lumière. Ces tranches de vie transportent le lecteur jusque dans le plus creux de la misère. Non pas dans le sens le plus commun, mais dans le sens le plus inopiné, spontané, vivant. C'est, en soi, une réalisation de ce que c'est, sans vulgarité ni fioritures. La pauvreté est un fait accompli, mais ici elle est à la fois tangible et subtile. On en ressort bouleversé. Les ombrelles s'envolent tandis que les murs se construisent, puis s'effondrent. C'est, ici, l'Aubervilliers de Jacques Prévert, celui des Gentils enfants d'Aubervilliers. L'histoire s'est fait connaître et, maintenant, elle a un nom."
Ben, il s'appelait Ben, Ben Allart. Il avait choisi un vendredi matin et depuis une bonne dizaine de minutes, Ben ne se sentait pas en grande forme olympique. Imaginez-vous debout sur la terrasse d'un immeuble, les deux pieds plantés sur le bord d'une corniche. Ben dominait, de toute sa hauteur, une rue à sens unique. Il se trouvait juste à l'aplomb de l'entrée principale, la pointe des chaussures dans le vide, dressé au-dessus du cinquième étage, scrutant la petite rue d'un bout à l'autre.