Jean-Marie Devick
Jean-Marie Devick
Découvrez la richesse des contes animaliers persans, où chaque histoire devient une leçon de sagesse et de poésie.
Ce journal a pour ambition unique de dégager une atmosphère dont j'ignore si elle transparaîtra au fil des lignes... Je veux parler de la prise de conscience du vide d'une vie : la mienne...
Chacun porte en lui son roman familial au fond de ses tripes. S'il fait preuve de patience et pour peu qu'il le réveille en trouvant les bons mots, il pourra alors en disposer à sa guise. Il sera récompensé par un bel accouchement sans douleur et par une renaissance étonnante. Une vie toute neuve s'offrira à lui vers des chemins inexplorés et imprévisibles où se découvriront des moments vrais et intenses. Et merde à la Mort !
Entre mémoire et révolte, Ballades pour simples gens donne voix aux silences qui ont marqué une vie. Jean-Marie Devick y mêle poésie et engagement, offrant un recueil où chaque vers résonne comme un écho des combats intimes et collectifs.
« Elle désire être à lui mais pas tout de suite. Qu'il continue de la calmer par ses caresses. Il est fier et séduisant. De la prestance. Il ne manque pas de charme et possède une voix grave qui la trouble. La jeune femme lui parle d'un timbre de voix rauque qu'il trouve érotique. Il lui dit qu'elle est superbe. Il lui souffle à l'oreille qu'elle a un visage et un regard émouvants, qu'elle a un corps fait pour l'amour et qu'elle finira par lui céder. La tente résonnera bientôt de ses gémissements et cris couverts par les bruits extérieurs des moteurs des jeeps et camions militaires qui tournent sans interruption. Elle ressent le désir lui brûler le ventre... » Un campement militaire, un homme, une femme, une nuit... Lui, un officier brillant engagé malgré lui dans une guerre stupide ; elle, l'incarnation de la femme fatale qu'on a payée pour lui rendre visite. Sous la tente, plus qu'une étincelle de vie, un véritable brasier... Après la poésie et le polar, Jean-Marie Devick dévoile une nouvelle facette de son oeuvre : un récit (pour adultes) direct qui fait appel à nos fantasmes les plus primaires, les plus efficaces.
« Le temps est un barbare, il faut le retarder, À coups de petits bonheurs savamment grappillés, Chasser tous les malheurs, oui, à grands coups de pied, Ignorer les phraseurs et les illuminés. Il faut boire aux bonheurs, tout de suite, goulûment, Goûter à tous plaisirs sans perdre trop de temps, Cumuler belles rencontres, les vivre à cent pour cent, Savourer les caresses, les regards envoûtants. C'est certain, le temps presse, il faut le devancer, Épuiser les merveilles que la vie a données, Ne pas être en sommeil, toujours être éveillé, Jusqu'à ce que la camarde vienne pour nous faucher. » Tour à tour intime et universel, jouisseur et amer, le recueil de Jean-Marie Devick joue les ruptures de ton avec une aisance déconcertante. Parfois acides, un brin irrévérencieuses, toujours sincères et profondément humaines, ses envolées sans langue de bois parlent à tous et ne peuvent laisser indifférent.