Jean-Michel Dewailly
Jean-Michel Dewailly
Au fond, qui sait vraiment ce qui se passe dans les coulisses de l'Université, gérée par des fonctionnaires ? En obtenant l'agrégation de géographie en 1968, l'auteur s'engageait, sans vraiment s'en rendre compte, dans une telle carrière d'enseignant et chercheur, qui prit fin en 2004, lors de son départ en retraite, après 34 années remplies de richesses et de désappointements. Son témoignage, bourré de ce que l'on appellera des « anecdotes », expose, d'une façon critique, comment il devint fonctionnaire et contribua donc à faire (dys-)fonctionner une modeste part de l'enseignement supérieur français. L'Université « d'avant » ? Il montre de façon éloquente que les bonnes volontés ne manquent pas pour s'investir dans l'Université, mais que les moyens font souvent défaut pour tenir les « promesses » du système, auquel le « classement de Shanghai » ne saurait servir de paravent ou d'alibi.
La carte postale semble passée de mode, succombant à l'emploi de messages électroniques. Pourtant, outre son intérêt toujours actuel pour manifester une pensée à quelqu'un, un regard plus attentif en perçoit sa richesse historique, géographique, sociologique, voire ethnologique. Elle est tantôt signe d'un petit geste de l'expéditeur, tantôt révélatrice de grands ou menus évènements dont ce dernier est témoin ou acteur. Fondé sur plus de 170 cartes postales anciennes, surtout d'avant la Seconde Guerre mondiale, issues de 37 départements français et de 34 pays étrangers, l'ouvrage s'attache autant à la correspondance qu'à la photo véhiculées. Un commentaire replace le tout dans son contexte pour tenter d'en saisir la signification.
Comment se fait-il que d'aussi nombreux intellectuels, personnalités des médias, politiciens, élites de la France, étalent autant leur a-géographie, y compris beaucoup de ceux qui devraient promouvoir la géographie ? S'appuyant sur des dizaines d'exemples, ce petit livre, sorte de bêtisier géographique de nos dirigeants, ne laisse pas d'inquiéter au moment où la mondialisation, la transition écologique, l'aménagement des territoires, le développement des pays pauvres, le problème de l'eau, la lutte contre le réchauffement climatique, les questions de migrations devraient au contraire donner une vigueur nouvelle à cette discipline méconnue et parfois maltraitée.
L'étude du tourisme requiert un large appel aux sciences humaines et sociales.L'auteur discute de nombreux thèmes qui font débat comme par exemple : faut il créer une "tourismologie" ? Le tourisme est-il "flou" ? Le "tourisme d'affaires" est-il du tourisme ? Le tourisme est-il "libre" ? Une "pérégrinité" anthropologique existe-t-elle ? Comment appréhender scientifiquement les lieux touristiques ? Une réflexion qui s'enrichit des théories de la complexité et du chaos.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.