Jean Moréas
Jean Moréas
Je suis déjà comme était Fontenelle à la fin de sa vie : je commence à voir les choses telles qu'elles sont. Je veux cependant croire que nous secouerons un jour le cauchemar romantique, si, toutefois, la destinée de la civilisation européenne n'est pas d'être anéantie à bref délai.Je viens de lire un ouvrage ayant pour titre : Le Romantisme français. L'auteur, M. Pierre Lasserre, est un jeune philosophe, pour qui les lourdes vapeurs, amassées à l'horizon intellectuel, semblent dissipées.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
L'antiquité connut deux Sapho, toutes deux nées dans l'île de Lesbos, mais l'une à Mytilène et l'autre à Erésus.La légende ne tarda point à les confondre.La première Sapho, celle de Mytilène, fut la grande poétesse louée par Hérodote et Strabon. Le Traité. du Sublime attribué à Longin nous conserva heureusement la célèbre plainte amoureuse de cette femme au coeur violent. C'est un morceau composé, comme vous savez, dans un mètre particulier qu'on a appelé saphique.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Paris, 1886. Marceline et Henriette Goubert voient leur monde s’effondrer après la mort de leur père et la ruine familiale.
1886 : le manifeste qui a bouleversé la littérature française. Les Premières Armes du symbolisme rassemble les textes fondateurs de Jean Moréas, Anatole France et Paul Bourde, marquant la naissance officielle du mouvement symboliste.
Voilà pourtant le but inepte des choses.Les fins parfums de la jupe qui froufroute Le long du trottoir blanc comme la grand'route. Les lourds parfums de la lourde chevelure, Nattes au dos, torsades sur l'encolure.La pénitence après le péché, sans doute L'orgueil, et l'avarice et l'envie, et toute La babiole ; et l'amour de la nature, Et même la lune à travers la verdure ;Et même la lune et même l'espoir, cette O cette folie !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
BnF collection ebooks - "Je monte vers la place de la Constitution ; elle est déserte. Mais le fond de la rue d'Hermès, un peu avant Kapnikaréa, la jolie église byzantine, est noir de monde. Tous les magasins, sauf les bureaux de tabac, sont fermés."
« Ne dites pas : la vie est un joyeux festin ; - Ou c'est d'un esprit sot, ou c'est d'une âme basse. - Surtout ne dites point : elle est malheur sans fin ; - C'est d'un mauvais courage, et qui trop tôt se lasse. » Jean Moréas
« C'est ainsi que, façonnés pour le joug, nous retombons d'un esclavage dans un autre, et qu'après les poncifs classiques, il y a eu des poncifs romantiques, poncifs de coupes, poncifs de phrases, poncifs de rimes ; et le poncif, c'est-à-dire le lieu commun passé à l'état chronique, en poésie comme en toute autre chose, c'est la Mort. Au contraire, osons vivre ! et vivre c'est respirer l'air du ciel et non l'haleine de notre voisin, ce voisin fût-il un dieu ! »