Jean Zimmermann
Jean Zimmermann
Entre nature et introspection, Feuillage et pierres de Jean Zimmermann invite à une lecture contemplative.
Après « Moissons de foudre » (1965), qui était une sorte d'oratorio lyrique, voici des poèmes d'un ton différent. Il s'agit d'un recueil en deux parties. La première : « Chroniques d'un visage », est une manière de journal intime, où l'auteur dit, en des poèmes souvent très courts, ses rêves et ses angoisses, au fil des jours, selon la couleur des saisons. La deuxième : « Aux ordres du feu », montre le poète hanté par le feu qui est source et horizon, porte et miracle.
Cette longue fable, que nous donne à entendre le poète à l'écoute du monde, fable de la vie, polyphonie où se mêlent éclats et murmures, fait naître - pour qui sait la percevoir - l'enchantement des sens. Cette voix venue du coeur des océans, est le coeur du poète qui bat au rythme des marées, sa mémoire vagabonde et traverse les âges, son regard s'illumine aux feux de l'univers. « J'ai traversé le miroir du feu » dit celui qui navigue dans ce monde réellement rêvé et idéalement vécu. Le poète devient alors ce mendiant rayonnant, en quête d'un langage qui saura traduire l'éblouissement, qu'est la révélation de sa propre existence au coeur de l'univers.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.