Jean-didier Vincent
Jean-didier Vincent
L'esprit n'est pas une entité désincarnée, il est l'activité même du cerveau, centre de nos représentations et de nos sentiments, inséparables de nos actions. Et ce cerveau, qui se représente le monde et contrôle la machine de notre corps est bien plus qu'un ordinateur doté d'un super logiciel. C'est sans doute, avec ses cent milliards de neurones qui échangent en permanence signaux chimiques et électriques, avec son organisation en multiples sous-systèmes interconnectés, l'objet le plus compliqué de l'univers. Mais n'est-il pas trop compliqué pour se comprendre lui-même ? Prouver le contraire est le défi que relève ici, à l'intention de son petit-fils, l'un des plus grands spécialistes du fonctionnement cérébral. Jean-Didier Vincent est professeur de physiologie à la faculté de médecine de l'université Paris XI. Il est membre de l'Institut (Académie des sciences) et de l'Académie de médecine. Outre ses travaux scientifiques, il a écrit de nombreux ouvrages, dont La Biologie des passions, qui ont trouvé un large lectorat.
" Il peut paraître surprenant, voire inconvenant, qu'un père se mêle d'expliquer le sexe à sa fille. Mais n'est-ce pas son rôle aussi que d'éclairer le chemin sur lequel ses enfants s'engagent pour la vie ? Dans l'espèce humaine, nécessités biologiques et représentations culturelles sont inséparables. Le sexe est une péripétie de l'amour, nécessaire, mais pas suffisante. C'est donc à la lumière de l'amour tel qu'on le fait, que le sexe peut être expliqué : la reconnaissance de l'autre ; le désir et le plaisir indissociables dans le jeu des rencontres ; la reproduction en vue d'assurer la pérennité de l'espèce ; autant de phénomènes mystérieux qui sont dévoilés dans cette conversation entre le père et la fille. " J.-D. V. Jean-Didier Vincent est professeur de physiologie à la faculté de médecine de l'université Paris XI. Il est membre de l'Institut (Académie des sciences) et de l'Académie de médecine. Outre ses travaux scientifiques, il a écrit de nombreux ouvrages, dont La Biologie des passions, qui ont trouvé un large lectorat.
Trois chercheurs - un paléo-anthropologue, un neurobiologiste et un philosophe - réunis, pour tenter de répondre à une même question, plus que jamais d'actualité: «qu'est-ce que l'humain? ». Le paléo-anthropologue, Pascal Picq, considère l'homme à l'intérieur du monde vivant, en insistant plus sur les continuités que sur les ruptures. Selon lui, comment ne pas faire descendre l'homme de son piédestal d' « animal doué de raison », quand on sait que les primates ont développé des techniques relevant de la culture? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, interroge quant à lui le «miracle» de la sélection génétique qui a fait qu'à un moment de l'évolution quelques gènes se sont mis soit à fonctionner plus longtemps soit à se dupliquer et à s'exprimer là où ils ne devaient pas l'être, dans le cerveau." Enfin, pour nouer nature et culture, la philosophie, en la personne de Michel Serres, relaie les savoirs scientifiques en méditant sur le temps. Nous savons aujourd'hui évaluer la durée gigantesque requise par la formation de l'univers inerte, des vivants et de l'homme. Comment définir ce dernier, sinon comme un vivant parti à la conquête de ce temps ? Comme "le premier vivant en voie d'auto-évolution"?
Parlez-moi d'amour... Qu'est-ce vraiment qu'un couple ? Qu'est-ce qui, inéluctablement, nous pousse à chercher une moitié ? Qu'est-ce qui nous attache à l'autre et qui nous en arrache ? Pour mieux comprendre nos élans comme nos écarts, Jean-Didier Vincent fait appel aux sciences du vivant et décrit avec truculence la foisonnante diversité amoureuse que l'évolution naturelle a inventée. Des noces sanglantes de la tique au couple de castors bâtisseurs, du mariage pour tous chez les lézards à la constance monogame du campagnol en passant par le baiser du loup, les espèces animales nous offrent d'étonnantes leçons. Et le couple humain, qu'a-t-il de particulier ? Tout a-t-il autant changé qu'on le croit depuis Homo sapiens ? Une formidable revue des métamorphoses du couple humain, de la préhistoire à l'hypermodernité, par le plus pétillant des biologistes.
« Les transhumanistes sont des idéologues visant au dépassement de l'espèce humaine, qu'ils considèrent comme imparfaite, par une cyber-humanité. Le rêve des transhumanistes est donc celui de l'immortalité pour une créature, produit du génie de l'homme. » Saviez-vous que les cyborgs existent déjà ? Qu'il est aujourd'hui possible à des amateurs de pratiquer des manipulations génétiques dans leur cuisine ? Que bientôt il sera possible d'intégrer la puissance d'un ordinateur complet sur une seule puce ? Connaissez-vous la brouette moléculaire ? L'Apocalypse est-elle pour demain ? Loin de la pensée dominante du conformisme écologique, les auteurs voient plus loin : l'homme augmenté. Dans cet essai percutant, Geneviève Ferone et Jean-Didier Vincent nous proposent une réflexion sur le « forçage technologique » et ses implications politiques. Des émeutes spontanées au réchauffement climatique, de Palo Alto à Maputo, de Tunis à New York, nos enquêteurs au pays du futur interrogent la capacité de l'homme à survivre.
Anarchiste et vertueux, idéaliste et fou de liberté, le plus grand géographe français était une sorte de saint laïque et un écrivain. Élisée Reclus est né à Sainte-Foy-la-Grande, en 1830, dans une famille de quatorze enfants où il est élevé dans la crainte du péché par un père pasteur protestant. Il étudie en Allemagne, apprend quatre langues, s'intéresse très tôt à la géographie et traverse la France à pied. Après avoir été ouvrier agricole en Irlande, il part pour la Louisiane, découvre l'esclavagisme puis se rend en Colombie pour y créer une exploitation agricole. De retour à Paris en 1857, il entre dans la Société de géographie, tâte de la franc-maconnerie et surtout milite dans les rangs anarchiques. Reclus, profondément un homme de gauche, s'engage dans la Garde nationale pendant la Commune. À la suite des événements, il est condamné à la déportation mais, grâce à l'intervention d'une centaine de savants anglais et américains, il est seulement banni. Il part vivre en Suisse puis à Bruxelles, où il occupe une chaire de géographie et meurt en 1905. Qui était celui que Nadar, son ami, appelait " ce doux entêté de vertu " ? L'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont les célèbres Nouvelle Géographie universelle, L'Homme et la terre, L'Histoire d'un ruisseau, de centaines d'articles et des guides de voyage. Un intellectuel anarchiste qui, avec Bakounine et Kropotkine, forme le trépied de ce mouvement dont se réclament aujourd'hui encore les organisations anarchistes. L'inventeur de la géographie sociale, celui qui inclut l'homme dans le processus géographique. Un athée acharné (il se marie trois fois en dehors de l'Église ; ses idées sur le mariage, l'éducation et les femmes sont très en avance sur son temps). Un homme à facettes multiples, fidèle et libre, une personnalité exceptionnelle que Kropotkine décrivait comme " le type du vrai puritain dans sa manière de vivre et, au point de vue intellectuel, le type du philosophe encyclopédiste français du XVIIIe siècle ".Elisée Reclus a obtenu le Prix Femina Essai 2010.