Jean-marc Vittori
Jean-marc Vittori
A-t-on réellement tiré les leçons de la crise des années 30 ? Faut-il dix fois plus de syndiqués en France ? Quel est le secret de la rentabilité d'Apple ? La fuite des cerveaux est-elle un mythe ? Pourquoi les sushis ont-ils plus d'avenir que les hamburgers ? Jean-Marc Vittori présente ici plus de 50 graphiques qui constituent autant d'éclairages singuliers, de points de repères, d'amorces de discussion. Il propose de regarder l'économie autrement, avec une approche visuelle et synthétique. Car, comme l'a presque dit un empereur, un bon graphique vaut souvent mieux qu'un long article. Accessible au néophyte, appelant souvent au débat,Eco-graphiques dresse un panorama vivant des grands thèmes économiques contemporains : la croissance, l'emploi, l'innovation, l'action publique, la mondialisation. A chacun, ensuite, de se forger sa propre opinion ! Spécial enseignant : Sélection de graphiques et cartes prêts à l'emploi à télécharger.
2008-2009 : deux éditorialistes des Échos décryptent la première crise économique mondiale. Leurs analyses, publiées en direct dans la presse et à la radio.
Les classes moyennes ont peur. Peur de perdre leur emploi, avant et plus encore dans la crise. Peur de voir leurs revenus laminés par des hausses de prix et d'impôts, alors que les augmentations de salaire se raréfient. Peur de chuter, de ne plus avoir de statut dans la société. Et les classes moyennes ont raison d'avoir peur. Car dans notre société, il n'y a plus rien de « moyen ». Plus de produits moyens, plus d'emplois moyens. Il ne reste que des gros moyens et des petits moyens. Tout ce qui ne grossit pas est condamné à maigrir. Il n'y a plus de stabilité. Il n'y a plus d'embellie assurée, plus d'amélioration automatique, plus d'escalier mécanique qui entraîne toute la société vers le haut. La révolution industrielle du XXIe siècle, celle des technologies de l'information, favorise la main d'oeuvre qualifiée : ceux qui savent se servir d'un ordinateur et manier les flux d'information. Du coup, le peloton social s'étire. La société ressemblait à une pyramide, où tous les échelons intermédiaires constituaient les classes moyennes. La révolution de l'information écrase le milieu ! Les uns sont propulsés vers le haut. Les autres descendent. A la pyramide succède un sablier. Cette révolution technologique chamboule toute la société. Dans l'emploi, mais aussi dans la production (le « milieu de gamme » disparaît inexorablement), dans la consommation (nous arbitrons de plus en plus entre des produits de base et des produits de luxe), dans la société (écrasement des « corps intermédiaires »).
« L'économie est cette jungle où nous vivons, nous produisons, nous échangeons, nous gagnons de l'argent et nous en dépensons. Une jungle tellement touffue qu'elle provoque souvent l'incompréhension ou même la peur. Plutôt que de s'obstiner à la voir comme un jardinet bien dégagé ou un enfer, pourquoi ne pas la saisir par petites touches ? L'économie, c'est bien sûr des idées, des chiffres, des théories. Mais aussi des hommes, des produits, des entreprises, avec leurs histoires, leurs rêves, leurs exploits, leurs échecs. Ce livre propose tout cela à la fois, en dressant un tableau impressionniste d'une économie que l'on peut apprécier, détester, déchiffrer mais plus ignorer. Si nous voulons vraiment comprendre le monde d'aujourd'hui, il est urgent de dépasser le cliché d'une économie triste ou horrible. L'économie, c'est d'abord des histoires d'hommes et de femmes qui produisent, échangent, consomment et rêvent. C'est ensuite des entreprises, des objets, des institutions publiques, des lieux. C'est enfin des idées, des penseurs, des concepts. Ce livre propose l'inverse d'une grande théorie : il dresse par petites touches le tableau d'une économie qui n'est pas toujours ce que l'on croit. Mot à mot, il éclaire des pans petits ou grands de ce champ immense. » J.M.V. D'Adam Smith à Pierre Bérégovoy, de Michelin à EADS, en passant par le micro crédit et les stock options, Jean-Marc Vittori nous livre une approche souvent insolente et personnelle des concepts, des acteurs et des théoriciens de l'économie. Sans souci d'objectivité ni d'exhaustivité, loin des idées reçues et du conformisme, ce dictionnaire se met à la portée des novices tout autant qu'il s'adresse aux spécialistes.