Jean-marie Parent
Jean-marie Parent
Derrière les brumes et les terrils, la Flandre cache un passé mystérieux : zodiaques sacrés, Vierges noires, druides légendaires et chaussées magiques.
Peut-on transmettre dans le silence et la solitude de l'écriture les turbulences propres à une musique dont la source plonge au coeur des passions humaines ? Jazz et philosophie savent croiser des forces complices dans leur démarche commune d'appréhension du monde. L'un donne à entendre la richesse singulière d'un univers sonore d'une incroyable diversité, l'autre nous propose de prendre part aux petites ritournelles de la pensée.
Ecoliers, collègiens, lycéens, étudiants, on nous a présenté autrefois une foule d'auteurs "au programme". Bien des années plus tard, à l'épreuve de la vie adulte, nos esprits de lecteurs se sont aiguisés jusqu'à devenir capables de mimer intérieurement des univers imaginaires entiers. Alors, comme surgi d'un répertoire ancien, chacun de ces créateurs s'est révélé à nos consciences en nous parlant du monde, simplement, à sa façon unique et passionnante, tel qu'il brille désormais pour chacun de nous, en vrai Voyageur de l'esprit.
Nulle terre n'est plus empreinte de mystère et de magie que la Gaule. Les implantations stellaires, les oppida (représentations de la montagne primordiale), les alesia (lieux de culte, de défense et de pèlerinage) en témoignent. Civilisation avancée - traditionnellement, culturellement, techniquement parlant -, la Gaule se mobilise, au premier siècle avant Jésus-Christ, pour faire face à l'impérialisme romain et ses visées destructrices. Elle se rassemble tout entière derrière Vercingétorix, roi des Arvernes, et le collège druidique. Bien décidée à défendre son identité, à sauver son patrimoine sacré. Une poignante, une palpitante aventure commence. La nôtre.
Difficile, même pour des serviteurs de la Force, même pour l'Homme du Grand Rêve, d'entreprendre la traversée des Cloä-Horrs, ces territoires maudits peuplés de créatures mutantes dont l'ombre obscurcit les étoiles... Mais il le faut pourtant ! Car l'amulette sacrée n'attend pas.