Jean-pierre Attal
Jean-pierre Attal
Au XIVᵉ siècle, Tamerlan, le conquérant boiteux, impose sa loi de Samarcande à Delhi en passant par Bagdad. Ce roman historique plonge au cœur de l’ambition, de la cruauté et du génie stratégique d’un homme qui a marqué l’Asie centrale à jamais.
À travers Nathias, Jean-Pierre Attal propose une quête poétique où l’absurdité du monde se mêle à une volonté tenace de bonheur.
C'est moins par sa division en cinq épisodes que par sa structure interne et cachée que ce roman-scénario rappelle une tragédie classique en cinq actes. Pourtant l'unité de lieu et l'unité de temps n'y sont guère respectées. Et, l'intrigue, au lieu d'être le développement d'une action (ou de plusieurs) que l'intérêt des passions mènerait à sa fin, s'y trouve morcelée, répétée, contredite. Les couples antinomiques (mort-vie, amour-haine, bien-mal, espoir-désespoir etc.) y perdent leur opposition naturelle dans un trouble échange de leurs qualités respectives. La parole elle-même y est déroutée, gauchie, de sorte qu'au lieu de signifier ce qu'elle dit, elle vise toujours un autre sens ; et du reste, une partie du texte (qu'il soit de mise en scène ou de dialogue) est composée d'extraits d'ouvrages français ou étrangers, célèbres ou inconnus, traduits ou retraduits de sorte que la virginité du discours ainsi que le style personnel y sont sans cesse refusés et moqués par l'union de l'humour et du hasard objectifs. Mais derrière ce jeu divers de la lettre et de l'esprit, une seule action (celle de toute tragédie), qui se déroule dans la plus pure et la plus stricte unité, doit pouvoir être interprétée par le lecteur ; de même qu'il doit pouvoir (s'il veut tirer quelque agrément et profit de ce livre) rassembler les visages, endiguer les débordements, récupérer les énergies et les reconduire à ce point suprême de l'oeuvre, générateur de toutes les individualités.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ce roman est écrit à la première personne : le narrateur, prisonnier des chats, contre lesquels il semble avoir lutté en vain, rappelle le temps où, libre parmi les hommes, il découvrit leur complot. Le récit, à la fois fantastique et minutieusement réaliste, de ces aventures singulières, peut se lire de plusieurs façons : on le lira comme une histoire tragique, une farce allégorique, une satire, un morceau d'humour noir, etc... selon son tempérament et la manière que l'on a d'apprécier la densité de l'imaginaire. L'écriture claire et lucide devrait cependant mettre en garde le lecteur contre une interprétation trop hâtive.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.