Jeannine Worms
Jeannine Worms
Découvrez ce roman audacieux et insolent, où l’auteure dépeint avec ironie et scepticisme les mécanismes de l’adultère bourgeois.
Au cœur de l’Auvergne du XIXe siècle, ce guide intemporel vous invite à arpenter les sentiers de Royat et Clermont-Ferrand, entre sources thermales et ascension du puy de Dôme.
Le narrateur de ce livre crée imprudemment pour son imagination un magnolia. Cet arbre, qui devait lui apporter ombre, fraîcheur et sérénité, donne au contraire naissance à des personnages - imaginaires eux aussi - qui le tourmentent : Ursula, vieille bonne affreuse, pleine de haine et de reproches (qui l'a peut-être servi jadis) ; Marie, une petite fille terne et déplaisante (est-ce l'ombre de Thérèse, la fille enfuie du narrateur ?) ; enfin, le père et la mère de Marie. Dans un ultime effort, il déracine l'arbre maléfique. Les ossements qu'il découvre en dessous sont-ils ceux d'un cheval, d'un chien, de sa femme, seulement une racine ? Ou bien n'a-t-il fait que les imaginer, comme le reste ? Le narrateur cède à la petite fille. Il lui sacrifie sa « table rase ». Avec elle, il fabriquera de nouveaux souvenirs, de nouveaux fantômes pour l'avenir. Dans ce livre qui intrigue et qui fascine, Jeannine Worms entremêle, avec une vigueur digne de la grande tradition, l'imaginaire solidement concret et la réalité fortement irréelle.
À Paris, vers 1895, quelques romanciers sont en quête de leurs personnages. En effet, il advient parfois à ceux-ci de sortir du manuscrit qui les élaborait et d'aller se promener dans le vaste monde où il leur arrive d'autres aventures. D'autres ? ou les mêmes ? Quand Icare, par exemple, s'intéresse à l'avenir des moyens de transport, aura-t-il le destin que son nom peut suggérer ? Quelle fin lui prépare son auteur ? Et de quel auteur s'agit-il ?
Je n'ai pas voulu ici raconter une histoire, moins encore mon histoire. J'ai cherché à rendre un sentiment qui m'a suivie pendant nombre d'années et qui se tapit encore, très caché - car on n'en guérit pas - derrière tous les autres : le sentiment d'exil. Il me semblait que ce malaise méritait d'être dit.