Jjérôme Orsoni
Jjérôme Orsoni
Écriture par anticipations. Écriture pour habitacles. Pour habiter. Un espace masqué qui se découvre en avançant. Et soi en habitacle de ce qui s'y présente. La découverte simple. Point de mire. Simple en désirs. Simple voulant dire clair, la clarté étant l'instrument de la transformation - de soi, du monde, du langage. Y remettre de l'être, et y habiter en parallèle. Et rester fidèle - habitacles sans arrêt. Avec quelque chose en plus. Plus de sens. Plus de vie. De l'air entre les pensées. De l'espace. Comme par la grâce d'une idée fixe.
Une histoire qui raconte l'histoire d'un auteur qui écrit des histoires et son envers, le narrateur, qui n'écrit pas, mais raconte l'histoire que le lecteur lit. Pedro Mayr est une divagation entre les hémisphères - de la terre comme du cerveau - au cours de laquelle le temps et l'espace semblent fusionner. Un premier roman déroutant et délicieusement ambigu sur le besoin de fiction, le jeu de l'imagination... et l'amitié. Un objet de pure littérature.
Un narrateur se réinvente à chaque chapitre, tour à tour écrivain, médecin, universitaire, traducteur, libraire, en couple ou célibataire, solitaire ou social - Jérôme ou un autre. Autant d'échappées oniriques et insolites à la découverte d'un continent fictif toujours à réinventer.
Dix-huit récits. Dix-huit chemins différents pour explorer le vaste territoire de l'écriture. Dix-huit "fictions" que laisse un mystérieux François, alias Dr Odake, après son départ pour Montevideo. Dix-huit "monstres littéraires" , espèces hybrides "actuelles, présentes, claires et limpides" abordant la pensée narrative. Voir Jérôme Orsoni | Des monstres littéraires