Joël Zaffran
Joël Zaffran
Alors que le champ politique utilise plus facilement les termes de décrocheur et d’absentéiste, la communauté scientifique appréhende le décrochage comme un processus de déscolarisation porté par des facteurs scolaires, sociaux, familiaux et relationnels. Ce décalage amène à interroger l’expérience scolaire et sociale des décrocheurs, le contenu des dispositifs de lutte contre le décrochage, la teneur des politiques d’orientation scolaire et d’insertion professionnelle. Avec une préface de François Dubet.
A quels objectifs répond le choix de scolariser un enfant handicapé en milieu ordinaire ? Combien d'enfants handicapés suivent une scolarité ordinaire à l'école primaire ? Comment les parents, les enseignants et les directeurs d'école jugent-ils l'intégration scolaire ? Dans quelle mesure une intégration scolaire remet-elle en cause l'organisation de l'école ? Comment les élèves ordinaires se comportent-ils face à leurs camarades handicapés ?
La marquise du Deffand tient salon rue Saint-Dominique, où se pressent écrivains, mondains, aristocrates et philosophes. Tous partagent la drogue de la sociabilité et le goût idolâtre de la langue, passions si prenantes que, lorsque Mme du Deffand devient aveugle, à l'âge de cinquante-six ans, elle ne se sent pas détruite. Son grand oeuvre, ce sont ses lettres, qu'elle dicte désormais, véritables chefs-d'oeuvre aux amis. Quand l'aristocrate anglais Horace Walpole passe par Paris en 1765 et croise Mme du Deffand à la fin de l'été, il est lui aussi célèbre - écrivain dilettante, voyageur, excentrique, élégant. L'audace de la marquise étonne et séduit bientôt Walpole. Elle est plus vivante que jamais. Cette singularité le conduit à entamer une correspondance, en avril 1766, qui ne cessera qu'avec la mort de Marie du Deffand, en 1780. Plus que tout, la salonnière redoute l'ennui. Elle est toujours en quête de nouveau et, plus profondément, d'étrangeté. Chez Walpole, l'auteur du Château d'Otrante, prototype du roman noir anglais, elle est séduite par l'imagination. Il y a entre eux un accord de fantaisies et de troubles, entre divertissement et mélodrame. Les lettres de Mme du Deffand présentées ici plongent au plus profond de zones aventureuses et obscures, celles de la passion amoureuse que l'on n'ose pas avouer mais que l'on dit trop bien ; une part d'enfance qui, soudain, s'enfuit vers la nuit de la vieillesse et de la mort. Mais il y a là, également, sous la plume sarcastique et terriblement drôle de l'une des plus grandes épistolières françaises, une chronique mordante de l'air du temps, cette douceur de vivre des salons, de la cour et de la ville.
À l'échelle européenne, l'égalité est au coeur des débats sur l'accès des personnes handicapées à l'espace public, au travail, à la culture, à l'école et à la formation. En France, la loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées promulguée le 11 février 2005 vise à garantir l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées et la possibilité pour chacune d'elles de choisir son projet de vie. Dix ans après cette loi, qu'en est-il de la situation des personnes handicapées ? Où en sommes-nous de leur accès à l'emploi, aux biens et aux services, aux ressources culturelles, à une scolarité ordinaire et à la formation professionnelle ? Quels défis l'accessibilité dessine-t-elle pour les années à venir ? Les enseignants et les étudiants dans le champ du travail social, les travailleurs sociaux et toutes les personnes concernées par la question du handicap et de l'accessibilité trouveront dans cet ouvrage des éléments de réflexion et des réponses à leurs questions dans les trois grands thèmes qu'il aborde : l'accessibilité culturelle, l'accessibilité professionnelle et l'accessibilité scolaire.