Joëlle Burnouf
Joëlle Burnouf
Les apports de l'archéologie, et singulièrement de l'archéologie préventive, sont considérables et donnent matière à repenser profondément le Moyen Âge. L'archéologie médiévale mise en perspective sur la longue durée, spatialisée, a découvert la géographicité de ses objets d'étude. Ce changement d'échelle spatiale, comme la nouveauté parfois surprenante d'« objets archéologiques » mis au jour en abondance, ont bousculé les paradigmes et cadres d'interprétation anciens. Les archéologues médiévistes sont désormais en situation d'établir ou reconsidérer les héritages, de marquer de nouveaux seuils et de mieux tisser les liens indispensables à l'intelligence de la complexité des produits matériels et de leurs effets. Et cette archéologie médiévale remontée en puissance débouche à présent sur une relance comparable de l'archéologie des périodes moderne et contemporaine. C'est donc un univers très ouvert et porteur d'avenir que le présent livre fera découvrir aux étudiants. Joëlle BURNOUF est Professeure émérite d'Archéologie Médiévale à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne - UMR 7041 ArScAn. Danielle ARRIBET-DEROIN est Maître de Conférences d'Archéologie et d'Histoire Médiévales à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne - UMR LAMOP Bruno DESACHY est conservateur au Ministère de la Culture, Chargé de cours d'Archéologie Urbaine et de méthodologie à l'Université de Paris 1 Panthéon- Sorbonne - UMR 7041 ArScAn Florence JOURNOT est Maître de Conférences-HDR d'Archéologie Médiévale à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne - UMR 7041 ArScAn Anne NISSEN-JAUBERT, est Professeure d'Archéologie Médiévale à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne - UMR 7041 ArScAn
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
La ville médiévale, héritière d'une longue histoire, a une mémoire topographique qui se signale dans le paysage par des repères monumentaux. Ainsi en est-il à Lyon de la cathédrale Saint-Jean. En revanche du quartier canonial constitué autour, il ne demeure que quelques fragments méconnus du mur d'enceinte. Ce volume contribue après les fouilles de l'avenue A. Max, et celles jouxtant la cathédrale, à faire découvrir l'évolution de ce secteur depuis le 1er siècle avant J.-C., quand la Saône coulait au pied de la colline de Fourvière, jusqu'à la mise en place, en un monde clos, d'un quartier réservé aux clercs au service de la première église du diocèse. Cette enquête, oeuvre d'archéologues, de géographes et d'historiens éclaire très concrètement, les modes de bâtir et de vivre des Lyonnais et contribue à résoudre certains points débattus de l'histoire de Lyon antique et médiévale.