John-Antoine Nau
John-Antoine Nau
Ce roman qui nous plonge dans l'univers fantastique d'un asile d'aliénés fut le premier à se voir décerné le prix Goncourt en 1903.
Des bals de quartier aux maisons de passe en passant par les salons bourgeois, la quête - parsemée de truculentes aventures - d'un homme poursuivi par l'obsession de séduire les femmes.
À quarante ans, Benigno Reyes dresse le bilan de sa vie : trois femmes ont marqué son destin. Entre les Canaries, l’Amérique latine et la Martinique, ce récit d’exil et de passion révèle un auteur voyageur, entre mélancolie et fulgurance.
Pâles, les goélands sur le ciel de soie bleue, Semblent une vaine broderie chinoise ; - A peine un accent qui blanchoie Sur la luisance trop langoureuse.Ils sont d'argent bruni dans les vallons des vagues, Sous la poudre diamantée des écumes, De nacre rose en la tristesse des lagunes, - En l'or vert des longs soirs d'été, près des rivages ;De perle où flottent les mousselines de l'air, Sous les blancs îlots d'arbres moutonneux du ciel Qui dérivent tout doucement dans la lumière Comme au fil d'un courant de sommeil.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
JOHN-ANTOINE NAU L'Académie Goncourt, qui, pour la première fois, décernait son prix annuel, a porté la majorité de ses suffrages sur John-Antoine Nau, dont le premier roman, Force ennemie, a paru en 1903. Ce lauréat est le moins parisien de nos hommes de lettres. Il débuta dans la vie comme pilotin sur le trois-mâts Marie-Auger, fut aide-commissaire sur le transatlantique Le France, quitta la marine et habita San-Francisco, Haïti, la Martinique, les Baléares, Ténériffe récemment encore, il était jardinier en Andalousie. De loin en loin, La revue blanche publiait de Nau des nouvelles exotiques Corvée d'eau, les Trois Amours de Benigno Reyes. Il vient de terminer, en société avec J. W. Bienstock, la traduction au Journal d'un Écrivain, de Dostoïevski. Depuis quelques mois, ce garçon aux cheveux plantés comme des soies, à la barbe frisée, au nez romain, eux yeux de charbon, au masque boucané, et qui dissimule sa timidité en roulant perpétuellement des cigarettes dont il tire trois bouffées, réside enfin en France, à Saint-Tropez, le petit port provençal. Rarement l'a-t-on vu à Paris. L'intrigue n'est donc pour rien dans son aventure d'hier soir. La bonne conduite littéraire non plus, car Force ennemie n'est pas de ces livres neutres qui plaisent vaguement à tout le monde parce que, bénins, ils ne heurtent l'esthétique de personne. Ce livre, d'ailleurs indemne de tout pédantisme et de toute sensiblerie, a pour héros un fou à périodes de lucidité dont la personnalité se dédouble, se détriple, et dont le corps sert parfois d'habitacle à un transfuge de la lugubre planète Tkoukra, un certain Kmôhoûn, conseilleur d'actes forcenés. Nau a su ordonner les éléments de cette histoire fumeuse et les vivifier d'humanité authentique. Cela en un style lucide, dru, âpre et direct, où toutefois naissent spontanément des images toujours évocatrices, des images de poète. Et, en effet, le romancier que les Dix viennent de tirer d'une obscurité où il se plaisait peut-être, est aussi un poète, comme en témoigne ce beau livre de vers qu'il publia en 1897, Au Seuil de l'Espoir.
Réédition d'un roman percutant sur le thème de la folie, passé à la postérité pour avoir été le premier prix Goncourt en 1903. L'histoire se déroule en huis clos dans un asile d'aliénés, et s'articule autour de personnages que Philippe Veuly, le héros interné dans cette galerie hallucinante, trace des malades, des soignants et des visiteurs. Mais faut-il lire pour autant les Goncourt ? s'interroge la journaliste et critique Sylvie Lansade. « Pas toujours, pas forcément quand ils sortent, longtemps après, en poche, pas du tout, en tout cas, pas tous ! Mais lire le premier, celui de 1903, c'est forcément alléchant ! Rien que pour la hargne, les audaces langagières : la façon dont Nau invente des mots, tord la syntaxe, introduit des dialectes, ça vaut décidément le coup de lire un Goncourt ! » Un livre électronique conçu en vue d'une utilisation simple et efficace avec toutes liseuses ou applications. Format professionnel électronique © Ink Book édition.
Force ennemie est un roman de John-Antoine Nau publié en 1903 et récompensé la même année par le premier prix Goncourt de l'histoire. Présentation | Philippe Veuly se réveille un matin dans une maison de santé, en pleine possession de ses moyens, mais sans aucun souvenir des circonstances qui l'ont conduit à être interné. En compagnie de son gardien, il fait le tour du propriétaire, rencontre les autres pensionnaires de l'établissement et tombe éperdument amoureux d'une jolie malade du « bâtiment d'en face ». Tout semble bien se passer jusqu'au moment où il commence à souffrir de troubles psychologiques et d'hallucinations. Kmôhoûn, un habitant de la planète Tkoukra, est venu chercher refuge dans le corps d'un Terrien pour échapper aux dures conditions de vie de son astre. Philippe Veuly va devoir désormais partager son corps avec lui. Or ce dernier, personnage cynique, dévergondé, voire lubrique, est capable de prendre possession de la volonté de son hôte et de lui faire faire ou dire ce qu'il veut...| |Source wikipédia|
Un homme est enfermé dans un asile d'aliénés. Est-il fou ? Ou bien sont-ce les aliénistes qu'il faudrait mettre à sa place ? Il se croit habité par un esprit d'une autre planète et tombe passionnément, follement, désespérément amoureux d'une femme, Irène, internée comme lui dans le même établissement. Il s'enfuit, elle sort de l'asile, disparaît... Il court jusqu'au bout du monde pour la retrouver.
BnF collection ebooks - "LE JARDIN DES JACINTHES - Haut sur la courbe d'un promontoire de rêve, Dans le bleu profond des reflets marins Qui jouent au chant doucement triste de la grève, Sous la caresse de tulles aériens, Où tremble un essaim de pétales mauve, Le jardin s'assoupit, - frôlé de ciel."
BnF collection ebooks - "GOÉLANDS - Pâles, les goélands sur le ciel de soie bleue, Semblent une vaine broderie chinoise; - À peine un accent qui blanchoie, Sur la luisance trop langoureuse. Ils sont d'argent bruni dans les vallons des vagues, Sous la poudre diamantée des écumes, De nacre rose en la tristesse des lagunes, - En l'or vert des longs soirs d'été, près des rivages..."