José Pierre
José Pierre
Autour de l'oeuvre de Domenico Beccafumi, peintre maniériste du XVIe siècle, voici un exercice de style érotique familier à l'auteur, qui met en scène dans un hôtel des bords du lac de Garde en Italie, l'écrivain, l'oeuvre d'art et une femme, charmante, cultivée, imaginative, singulière. « Copyright Electre »
Entre 1951 et 1953, Le Libertaire publie les « Billets surréalistes », témoignages uniques de la rencontre explosive entre surréalisme et anarchisme.
" Ce n'est pas la liberté sexuelle de Thérèse qui nous attire le plus dans ce livre minutieux et élégant... L'important est ailleurs. Il est d'abord dans le style et, dirions-nous, dans le soin que José Pierre met à décrire les mille douleurs plaisirs de l'amour. Une écriture maniaque et proche parfois de Julien Gracq, tout aussi dominée, tout aussi soucieuse de ne rien abandonner de sa musicalité et sert un sujet qui, sous ses complaisances, est la description d'un envoûtement de plus en plus impérieux. " Alain Bosquet, Le Figaro littéraire " Il n'est pas difficile de tomber amoureux de votre héroïne. Si vous trouviez une actrice capable de jouer Thérèse comme c'est écrit et donnant la même impression de beauté, de santé et d'humour, cette fille-là serait notre plus grande actrice française pour un certain nombre d'années. " François Truffaut " Sans parler de l'habileté et de l'agrément de certaines scènes où la langue sûre et raffinée de José Pierre fait merveille, on trouve un grand intérêt à démêler l'écheveau d'une psychologie habituellement inexprimée, ou réprimée. " Claude Ernoult, La Quinzaine littéraire
Pour la première fois, une secte gnostique du IIe siècle après J.-C. sort de l'ombre. Née à Alexandrie, elle essaima ensuite, mais pour peu de temps, à Antioche, puis à Rome. Si la plupart des spécialistes l'ont jusqu'à ce jour ignorée, ce n'est sans doute pas un hasard, car elle se distingue par ce trait exceptionnel : elle est la seule à ne recruter que des femmes. On est donc pleinement habilité à la désigner comme une secte gnostique féministe. Et cela d'autant plus que le refus de la procréation, chose commune au gnosticisme tout entier, est dans cette secte redoublé par le refus de toute relation physique avec les hommes. La secte des Alêthéiennes, dite aussi de la Fontaine close, est présentée exclusivement à travers ce qui, de ses livres secrets, écrits en grec, a échappé aux persécutions et aux destructions. Le lecteur fera ainsi connaissance, non seulement avec la gnose alêthéienne, ce que l'on pourrait appeler son catéchisme, son vocabulaire particulier et son rite spécifique, mais aussi avec la fondatrice de la secte, Alêthéia, et ses deux principales disciples, Zoê et Sigê.