Joseph Facal
Joseph Facal
1838, Montréal. Baptiste, médecin survivant à une vengeance sanglante, refuse de plier. Entre Paris, New York et Montréal, ses choix le mèneront à l’amour fou, à la trahison, et peut-être à la rédemption.
Montréal, août 1837. Baptiste Lefrançois rentre de France après six années d'études en médecine, impatient d'exercer son métier dans ce Nouveau Monde qui lui manquait tant. Il retrouve l'entourage de son enfance et de son adolescence : Alexis, son jeune frère, feu follet aux aspirations littéraires, Antoine, son ami de toujours, devenu un avocat roublard et politiquement ambitieux, Jeanne, femme d'affaires avant-gardiste, et l'inquiétant et mystérieux Thomas. Baptiste arrive au moment où la tension est à son comble entre les Canadiens français et leurs conquérants britanniques, alors que tous pressentent l'embrasement. Des rivalités naîtront, des drames se joueront, à Montréal, Paris et New York, dans lesquels s'entremêleront la poli-tique, la presse, le théâtre, les affaires et le crime organisé, pendant une période où l'histoire s'accélère et la société se modernise. Roman historique, roman de suspense, drame amoureux, tableau de moeurs, ce premier des deux tomes de Si tu vois mon pays est habité par un désir d'épouser au plus près les passions humaines, porté par une écriture élégante et une action aux rebondissements multiples.
Dans cet essai, Joseph Facal évalue le chemin parcouru, dresse l'état des lieux actuel, dessine l'avenir. Tout y passe : notre rapport compliqué avec le passé, notre confusion identitaire, l'école, le système de santé, la souveraineté, la création et le partage de la richesse.
«Allons-nous nous chicaner ? » S'il est une question qui divise les Québécois, qui menace sans cesse d'être une cause de « chicane » dans les réunions familiales, c'est bien celle de la souveraineté du Québec. C'est par ces mots que s'ouvre cette passionnante correspondance entre André Pratte et Joseph Facal qui, tels deux preux chevaliers, ont décidé de jouter en combat singulier, pour défendre chacun sa position. Non sans humour, mais avec la passion et l'intelligence qui les caractérisent tous les deux, ils abordent tous les aspects de la question : que ce soit les avantages symboliques ou psychologiques de la souveraineté, les avantages et les désavantages du statut de minorité, notre prospérité actuelle ou à venir, la croissance démographique ou l'intégration des immigrants, ou encore des thèmes plus « terre à terre », comme les modalités de l'accession à l'indépendance ou l'intégrité du territoire québécois, ils s'affrontent à visière levée. Chacun se révèle un debater redoutable, à la fois pugnace et respectueux de l'adversaire. Si le combat se termine sans qu'aucun des deux n'ait plié le genou, il n'en aura pas moins été pour le lecteur une extraordinaire occasion d'éclaircir ses propres convictions, de les mettre à l'épreuve, un salutaire exercice d'analyse et de démocratie.