Judith Bernard
Judith Bernard
Alors que nous sommes écrasés par le rouleau compresseur du capitalisme néo-libéral, Bernard Friot bouscule nos habitudes de pensées et présente des alternatives lumineuses à contre-courant du défaitisme ambiant. Il nous rappelle que le principe communiste est à la base d'institutions piliers de notre société comme le régime général de la sécurité social ou l'hôpital public. Fort de ce déjà-là, il explore dans ce dialogue avec Judith Bernard les voies possibles ouvertes par de nouveaux droits économiques comme le salaire attaché à la personne ou l'extension du principe de la sécurité sociale à l'alimentation, au logement ou à l'énergie.
Quand elle débarque à Lyon pour devenir enseignant-chercheur, Juliette Canard ne sait pas encore que le monde universitaire est un milieu féroce. Elle est joliment palmée et son ramage est charmant, mais elle n'a pas les dents qu'il faut... Alors elle se fera complètement plumer et s'en repartira boiteuse. Qui trop embrasse aborde ce temple du savoir qu'est l'université par son versant obscur : du côté du corps, de la sensation et de la pulsion. On s'y désire, on s'y déchire, on s'y dévore - quand sonne l'hallali, la bête sait son heure venue et que tout est fini. Mais ce n'est pas grave puisqu'on peut rire de tout et surtout de ce qui nous détruit. Alors c'est moins un drame personnel qu'une tragi-comédie : burlesques les chutes, risibles les morsures et les crimes, de papier.