Karol Modzelewski
Karol Modzelewski
À l'est du Rhin, au nord des Alpes et en deçà du Danube, s'étendait le vaste territoire que les Anciens appelaient barbaricum. Les barbares, ses occupants, formaient une mosaïque de peuples illettrés et païens, dont les Grecs ne comprenaient pas la langue et dont ils moquaient le bredouillement - "bar-bar-bar"... Toute l'histoire de leurs sociétés, de l'Antiquité au Moyen Age, devait être marquée du même mépris que celui dont les gratifièrent les Anciens : ces peuples barbares allaient incarner le contre-modèle du monde "civilisé". Confrontés à la difficulté d'exploiter des sources partiales et issues d'autres cultures, certains historiens hésitèrent à les considérer comme des ethnies séparées - ce qui s'apparentait parfois à une forme de ségrégation - ou bien au contraire comme un bloc d'un seul tenant. Karol Modzelewski a résolu d'englober dans un même horizon comparatif des sources parfois très éloignées dans le temps et dans l'espace. Cette approche anthropologique permet d'établir les représentations communes des anciens Germains et Slaves, qui ne distinguaient pas entre sacré et profane et chez lesquels, surtout, le groupe primait sur l'individu. Karol Modzelewski propose ainsi une nouvelle interprétation de la généalogie historique de l'Europe : loin de se réduire au seul héritage méditerranéen et chrétien, elle doit compter avec son passé barbare.
À l'est du Rhin, au nord des Alpes et en deçà du Danube, s'étendait le vaste territoire que les Anciens appelaient barbaricum. Les barbares, ses occupants, formaient une mosaïque de peuples illettrés et païens, dont les Grecs ne comprenaient pas la langue et dont ils moquaient le bredouillement - "bar-bar-bar"... Toute l'histoire de leurs sociétés, de l'Antiquité au Moyen Age, devait être marquée du même mépris que celui dont les gratifièrent les Anciens : ces peuples barbares allaient incarner le contre-modèle du monde "civilisé". Confrontés à la difficulté d'exploiter des sources partiales et issues d'autres cultures, certains historiens hésitèrent à les considérer comme des ethnies séparées - ce qui s'apparentait parfois à une forme de ségrégation - ou bien au contraire comme un bloc d'un seul tenant. Karol Modzelewski a résolu d'englober dans un même horizon comparatif des sources parfois très éloignées dans le temps et dans l'espace. Cette approche anthropologique permet d'établir les représentations communes des anciens Germains et Slaves, qui ne distinguaient pas entre sacré et profane et chez lesquels, surtout, le groupe primait sur l'individu. Karol Modzelewski propose ainsi une nouvelle interprétation de la généalogie historique de l'Europe : loin de se réduire au seul héritage méditerranéen et chrétien, elle doit compter avec son passé barbare.
Ce livre, écrit à quatre mains, a trois idées en tête. La première naît de l'air du temps : tandis que les ayatollahs anti-tabac se déchaînent, nous nous levons pour la cigarette ! Le fatras intempestif de moralisation et d'hygiénisme nous agace ; tout en reconnaissant « l'abus dangereux », nous clamons haut et fort « la cigarette n'est ni une perversion ni un délit. Au pire une fâcheuse habitude, au mieux un plaisir. » La deuxième idée est un plaidoyer gai sur la cigarette après le café, en plein soleil, après l'amour, après l'angine, basse calorie, « c'est la dernière », « c'est la première », après le sport, au saut du lit, etc. Pour avoir mis les cigarettes en situation, le tableau ne semble afficher complet qu'avec une troisième partie : tabacs de grands crus, arômes capiteux, saveurs raffinées...