Keshavjee Shafique
Keshavjee Shafique
Dieu... Un mot ennuyeux, utilisé en tellement de sens différents qu'on peine à s'y retrouver. Un mot ennuyeux aussi parce qu'il suscite chez beaucoup une forte dose d'ennui... Dieu... Un mot dangereux : que d'atrocités commises en son nom ! Que d'accapareurs qui l'utilisent sans vergogne ! Que d'hommes et de femmes persécutés en son nom ! Mais Dieu dangereux aussi parce qu'il peut faire irruption sans crier gare et changer une vie, transformer les larmes de joie, engager dans une liberté plus radicale, dans des amitiés plus riches, dans des aventures dont la nouveauté ne s'éteint plus... Shafique Keshavjee essaie de dire, dans ce livre à l'usage des jeunes (et des moins jeunes), qui donc est Dieu. Il le fait en mêlant constamment l'humour et le savoir, l'expérience et la conviction personnelles, avec une information juste et précise sur le sujet le plus difficile et le plus controversé qui soit.
La mondialisation. Elle a aujourd'hui ses théoriciens - économistes, sociologues, politologues, philosophes -, ses supporters et ses détracteurs - éclairés et myopes, radicaux et tempérés -, ses profiteurs et ses victimes - au Sud comme au Nord. Elle a aussi désormais son romancier. Comme on le verra très vite, l'auteur ne garde pas ses convictions dans sa poche, mais il refuse tout manichéisme. Son engagement pour la justice n'a d'égal que le souci de faire "sentir" au lecteur ce qu'est la mondialisation concrètement vécue aussi bien par les victimes que par les décideurs des multinationales et les militants de l'antimondialisation. C'est en Inde, à Bombay, qu'a lieu la rencontre improbable de ces divers acteurs, et d'autres encore : petites mendiantes, truands sans pitié, religieux de toutes appartenances, sans oublier la princesse et le prophète. Dans ce roman aux nombreux rebondissements, la pauvreté, la violence et le sordide côtoient le luxe, l'immoralité ou l'inconscience des nantis, mais aussi la sincérité, le courage et l'engagement de quelques-uns, en particulier de Joseph Jesudasan, qui risque sa vie dans ce combat. L'issue, on le verra, est à la fois tragique et ouverte sur l'avenir, S. Keshavjee se refusant à enfermer le présent dans les impasses du moment. Mais comme pour le dialogue des religions dans Le Roi, le Sage et le Bouffon, il peint avec talent et profondeur le tableau contrasté de la mondialisation.
Suite à d'étranges rêves, le Roi d'un pays lointain, conseillé par son Sage et son Bouffon, décide de convoquer le premier Grand Tournoi de la Vérité. Les concurrents sont des athlètes de haut niveau ; leurs disciplines sont l'athéisme et les grandes religions du monde. A la recherche de la Beauté éternelle et de la Sagesse véritable, ils mettront tout en œuvre pour se dépasser et communiquer le meilleur d'eux-mêmes. Mais que se passe-t-il quand un juif, un chrétien, un musulman, un hindou, un bouddhiste et un athée se rencontrent ? Qui sortira vainqueur de cette compétition ? Une fable brillante et pleine d'humour, où les religions sont au cœur d'un récit passionant.