Larbi Chouikha
Larbi Chouikha
Vingt-quatre lettres de descendants de harkis et ce qu'elles révèlent : injustice, tristesse, désillusion et colère. Le 20 septembre 2021, le président de la République demande " pardon " aux harkis. Le 15 mai 2023, un texte du rapport rédigé par une commission rattachée à Matignon met à mal cette déclaration : il s'agit de l'annexe 4 dont l'affaire est ici développée. La réaction est vive. Pourquoi ? Ils ont compris, une fois de plus, que la violence institutionnelle ne les épargnerait pas. À travers leurs témoignages personnels, saisissants, les descendants harkis sont résolus à s'inviter jusqu'aux plus hautes autorités. Leur but : interpeller les responsables du fiasco administratif, pour les obliger à les regarder en face, dans l'intimité de leur histoire. Ils veulent sortir de la déshumanisation dans laquelle la machine administrative continue de les broyer.
L'histoire récente de la Tunisie en fait un laboratoire pour la science politique. En effet, si la démocratie à succédé à une longue période de pouvoir dictatorial, elle n'a pas survécu à la crise économique et sociale. Le nouveau régime est présidentialiste, autoritaire, populiste. Ce livre explique pourquoi l'initiateur des " Printemps arabes " en est arrivé là.
Au Maghreb comme dans les autres régions du monde, la multiplication des choix des programmes audiovisuels via les paraboles, des interconnexions de services via Internet et du libre échange d'informations offrent aux individus par-delà leurs frontières et espaces traditionnels de nouvelles possibilités d'échanges et d'expressions.Cette nouvelle donne internationalisée de l'offre d'images et d'informations peut paraître congruente avec le choix affiché par les États de la région d'une ouverture économique qui se décline en adhésions à des dispositifs globaux (Organisation Mondiale du Commerce) et en partenariats inter ou intra-régionaux (processus de Barcelone, accords de libre échange avec l'Union Européenne, Union du Maghreb Arabe). Il reste que la libre circulation des images et la navigation sur le web sont plus l'effet de l'innovation technologique que de choix délibérés des gouvernements, qu'elle détermine une économie reformulée des rapports entre pouvoirs et individus.À partir de ce constat, une question se pose ; comment donc peut-on appréhender ces rapports par une démarche qui rende compte des divers plans où se construisent de nouvelles sociabilités ?