Laurence Devillairs
Laurence Devillairs
Face à l'urgence climatique et à l'essor fulgurant de l'IA, Le Sens de la Tech Tome 2 interroge notre capacité à concilier innovation et humanisme. Des dialogues percutants entre philosophes et dirigeants pour repenser notre futur.
« Je ne pardonne pas. Ce n'est pas une incapacité, mais une volonté. » Certaines injustices sont irréparables, leur violence impardonnable. Elles suscitent la colère, jusqu'au désir de se venger. Mais personne n'ose l'avouer, car la vengeance n'a pas droit de cité : la sagesse la rejette, l'État la punit, la morale la condamne. Il se pourrait pourtant qu'un tel désir soit l'unique moyen de retrouver l'honneur d'être soi quand on a été humilié. Cette aspiration n'at- elle pas le pouvoir de dénoncer l'impunité, de retourner la honte contre l'offenseur ? Ni haine, ni pardon, ni loi du talion, vouloir se venger d'une injustice est un acte de libération. Dans cet essai aussi radical que rigoureux, Laurence Devillairs explore le désir de vengeance, à l'appui de témoignages, d'oeuvres classiques et contemporaines, d'affaires et de procès récents. Elle s'attaque ainsi aux discours dominants qui valorisent le pardon et la réparation au détriment de la juste colère et de la lutte contre les abus de pouvoir. Mettre enfin les victimes au centre de nos préoccupations demande peut-être de ne pas taire leur refus de pardonner.
Découvrez une vingtaine de petites leçons de vie, courtes et simples, pour retrouver l’être naturel qui respire en vous. Plus que jamais, nous ressentons le besoin de nous recentrer sur l’essentiel : l’air qui nous fait vivre, les arbres qui nous protègent, la mer qui nous enseigne l’immensité et la contemplation. Ce livre est le second ouvrage d’une collection qui nous réapprend à écouter les leçons de sagesse prodiguées par la nature. Après le succès international de Petite philosophie des oiseaux, quoi de mieux que d’arrêter à nouveau le tempo infernal de nos vies et d’écouter le doux ressac de l’océan ? Par ses flux et reflux, par sa façon de recouvrir le monde et de nous être si silencieusement nécessaire, cette grande dame bleue qu’est la mer nous enseigne un art de vivre plus respectueux de nos rythmes, plus profond aussi.
Découvrez une vingtaine de petites leçons de vie, courtes et simples, pour retrouver l’être naturel qui respire en vous. Plus que jamais, nous ressentons le besoin de nous recentrer sur l’essentiel : l’air qui nous fait vivre, les arbres qui nous protègent, la mer qui nous enseigne l’immensité et la contemplation. Ce livre est le second ouvrage d’une collection qui nous réapprend à écouter les leçons de sagesse prodiguées par la nature. Après le succès international de Petite philosophie des oiseaux, quoi de mieux que d’arrêter à nouveau le tempo infernal de nos vies et d’écouter le doux ressac de l’océan ? Par ses flux et reflux, par sa façon de recouvrir le monde et de nous être si silencieusement nécessaire, cette grande dame bleue qu’est la mer nous enseigne un art de vivre plus respectueux de nos rythmes, plus profond aussi.
La philosophie cartésienne se décline en un refrain tranquille : « je pense, donc je suis », la méthode, le doute, le triomphe de la raison, Dieu lui-même soumis à la logique de l'entendement et toutes les passions domestiquées. Ce refrain semble même être devenu celui de la France entière : y a-t-il un autre philosophe auquel il soit fait aussi couramment référence ? Mais ce « cartésianisme » est-il encore cartésien ? À rebours de nos préjugés, Laurence Devillairs nous guide à travers une philosophie inclassable, celle de Descartes, qui revendique le droit de la raison à s'exercer librement mais utilise le terme de « philosophie chrétienne » ; qui déclare l'homme capable de connaître l'essence même de Dieu mais en affirme l'irréductible incompréhensibilité ; qui rétablit les droits de l'âme contre toute confusion avec le corporel mais fait de l'homme l'union intime d'un corps et d'un esprit.
Avec humour, Laurence Devillairs décrypte les expressions du quotidien et révèle leur sens profond. Elles sont nombreuses, ces phrases toutes faites et passe-partout qu’on prononce sans y penser : « Ça ne sert à rien », « Ne vous inquiétez pas », « C'est la vie »… Et si ces formules de sagesse populaire recelaient de véritables leçons de philosophie ? Si vous croyez farouchement que « Quand on veut on peut », c’est peut-être parce que vous êtes stoïcien. Et si vous détestez le proverbe « L’argent ne fait pas le bonheur », vous partagez sans doute l’opinion d’Aristote pour qui « le bonheur ne saurait se passer de biens extérieurs ». Laurence Devillairs est normalienne, agrégée, docteur habilitée à diriger des recherches en philosophie, spécialiste de Pascal. Elle a notamment publié Être quelqu'un de bien (Points, 2024) et La Splendeur du monde. Aller à la rencontre de la beauté (Stock, 2024).
Les philosophes ont du style. On l'oublie ou on l'ignore, imaginant que pour être rigoureuse, la pensée doit renoncer à la beauté. Au contraire, inventeurs de concepts, les philosophes sont aussi des séducteurs, des manipulateurs, des provocateurs, des conteurs. Ils enferment en de simples formules leurs plus grandes idées. Simples mais pas immédiates : ce qui semble évident ne l'est qu'au terme d'une longue réflexion. « Connais-toi toi-même », « L'enfer, c'est les autres », « Ôte-toi de mon soleil », « Je pense donc je suis », « L'homme est un loup pour l'homme », « Que sais-je ? »... En proposant 100 citations de philosophes et en les commentant, Laurence Devillairs nous invite à une promenade philosophique au gré de phrases célèbres ou à découvrir. De citation en citation se dessine ainsi une brève histoire de la philosophie.
« C'est beau ». En trois mots, tout est dit. Devant un paysage comme devant un tableau, les mêmes trois mots. Que veulent-ils dire ? Qu'expriment-ils : un plaisir, une préférence, une appréciation culturelle ? Et si c'était tout cela à la fois et bien plus encore ? Et si la beauté, notre capacité à la voir, à la sentir et à l'entendre, était la manière singulière et profonde que nous avons d'être vivants, sur cette Terre ? Au fil d'une trentaine de textes lumineux, mettant en scène ses propres expériences esthétiques, Laurence Devillairs tente d'élucider le mystère de la rencontre avec la beauté et nous invite à réapprendre à voir le beau, qui nous échappe souvent par manque de temps ou conformisme. Elle propose pour cela des « exercices d'esthétiques appliqués » - tenter d'apprécier ce qu'on n'aime pas, voyager comme Bouvier sans attentes ni plans, accomplir non pas une bonne action mais un beau geste. Le jeu en vaut la chandelle ; qu'elle soit naturelle, créée ou bien même morale, la beauté nous fait une grande promesse, celle d'être émerveillés, changés et d'exister de façon plus accomplie.
La philosophie cartésienne se décline en un refrain tranquille : « je pense, donc je suis », la méthode, le doute, le triomphe de la raison, Dieu lui-même soumis à la logique de l'entendement et toutes les passions domestiquées. Ce refrain semble même être devenu celui de la France entière : y a-t-il un autre philosophe auquel il soit fait aussi couramment référence ? Mais ce « cartésianisme » est-il encore cartésien ? À rebours de nos préjugés, Laurence Devillairs nous guide à travers une philosophie inclassable, celle de Descartes, qui revendique le droit de la raison à s'exercer librement mais utilise le terme de « philosophie chrétienne » , qui déclare l'homme capable de connaître l'essence même de Dieu mais en affirme l'irréductible incompréhensibilité , qui rétablit les droits de l'âme contre toute confusion avec le corporel mais fait de l'homme l'union intime d'un corps et d'un esprit.
« Condition humaine. Inconstance, ennui, inquiétude. » En trois mots, Pascal définit l'homme, décrit sa situation. Conjuguée à la première personne, cette situation s'explicite et s'éprouve ainsi : « J'ai l'esprit plein d'inquiétude. Je suis plein d'inquiétude vaut mieux. » L'inquiétude est le propre de l'homme, c'est le principe à partir duquel Pascal construit sa philosophie. L'homme est dans une situation intenable où il désire le vrai et le bonheur sans pouvoir y parvenir, où il cherche ce qu'il ne peut posséder ni se donner, où il veut sans pouvoir. Misère de l'homme, qui signe son inconsolabilité. Cela implique aussi que « l'homme passe l'homme », qu'aucun divertissement ne peut éteindre ses désirs. Telle est la philosophie de Pascal : une philosophie de l'inquiétude, de ce mouvement qui fait vouloir au-delà de ce que l'on peut, chercher ce que l'on a perdu.
Ne serions-nous pas devenus des forçats du bonheur obligatoire ? Ne risquons-nous pas l'épuisement à suivre avec sérieux ce régime imposé des petits plaisirs ? Dans cet essai vif, Laurence Devillairs invite à s'affranchir de la fascination pour le moment présent et à oser le bonheur en grand. Car l'horizon est toujours plus vaste que nous l'imaginons. Une vie heureuse doit s'écrire en majuscule et en couleur. En convoquant des pages flamboyantes de la philosophie, ce livre donne sens à l'espoir, cet élan qui nous porte vers demain et nous permet d'obtenir plus que ce que nous désirons. C'est une véritable expérience philosophique qui consiste à conquérir plutôt qu'à consentir.
Pour Descartes, la thèse de la création libre des vérités éternelles a une fonction métaphysique décisive : elle inscrit notre puissance d'entendement, sur le mode fini, dans le registre de la puissance du Créateur. Leibniz, quelques décennies plus tard, ouvrira le «Discours de métaphysique» sur une critique de cette thèse en identifiant le dieu cartésien à un tyran. « Copyright Electre »
Yann était furieux. - Ils se sont vraiment fichus de nous, avec leur saleté de concours ! L'Australie, ses déserts, ses kangourous, ses plages de rêve ! Je t'en donnerai, moi, des plages de rêve ! Il jeta par terre son sac à dos. - Plages de rêve mes fesses ! Heureux gagnants d'un vague concours, Yann, Luc et Martine débarquent dans un petit village australien comme un ornithorynque dans un jeu de rugby. Déçu et mal assorti, le trio voit mal comment tout cela pourrait ressembler à des vacances paradisiaques... Une aventure aux dents longues...
Et si regarder un tableau pouvait changer notre manière de vivre ?On entre au musée pour regarder.On en ressort souvent transformé.À travers une trentaine de chefs‑d'oeuvre du musée d'Orsay, la philosophe Laurence Devillairs nous invite à une déambulation unique, une rencontre aussi riche qu'inattendue avec l'art. Les oeuvres cessent d'être silencieuses et nous apprennent à aimer la vie.Elles parlent du bonheur, du temps, du désir -; et de nous.Ce livre est un condensé de joie, un éclat de beauté accessible à tous. Vous ne regarderez plus jamais les oeuvres d'art comme avant. En refermant ce livre vous n'aurez qu'une envie : vous précipiter au musée.
Les philosophes ont du style. On l'oublie ou on l'ignore, imaginant que, pour être rigoureuse, la pensée doit renoncer à la beauté. Au contraire, inventeurs de concepts, les philosophes sont aussi des séducteurs, des manipulateurs, des provocateurs, des conteurs. Ils enferment en de simples formules leurs plus grandes idées. Simples mais pas immédiates : ce qui semble évident ne l'est qu'au terme d'une longue réflexion. « Connais-toi toi-même », « L'enfer, c'est les autres », « Ôte-toi de mon soleil », « L'homme est un loup pour l'homme », « Que sais-je ? »... En proposant 100 citations de philosophes et en les commentant, Laurence Devillairs nous invite à une promenade philosophique au gré de phrases célèbres ou à découvrir. De citation en citation se dessine ainsi une brève histoire de la philosophie.
« Je ne pardonne pas. Ce n'est pas une incapacité, mais une volonté. » Certaines injustices sont irréparables, leur violence impardonnable. Elles suscitent la colère, jusqu'au désir de se venger. Mais personne n'ose l'avouer, car la vengeance n'a pas droit de cité : la sagesse la rejette, l'État la punit, la morale la condamne. Il se pourrait pourtant qu'un tel désir soit l'unique moyen de retrouver l'honneur d'être soi quand on a été humilié. Cette aspiration n'at- elle pas le pouvoir de dénoncer l'impunité, de retourner la honte contre l'offenseur ? Ni haine, ni pardon, ni loi du talion, vouloir se venger d'une injustice est un acte de libération. Dans cet essai aussi radical que rigoureux, Laurence Devillairs explore le désir de vengeance, à l'appui de témoignages, d'oeuvres classiques et contemporaines, d'affaires et de procès récents. Elle s'attaque ainsi aux discours dominants qui valorisent le pardon et la réparation au détriment de la juste colère et de la lutte contre les abus de pouvoir. Mettre enfin les victimes au centre de nos préoccupations demande peut-être de ne pas taire leur refus de pardonner.
« C'est beau ». En trois mots, tout est dit. Devant un paysage comme devant un tableau, les mêmes trois mots. Que veulent-ils dire ? Qu'expriment-ils : un plaisir, une préférence, une appréciation culturelle ? Et si c'était tout cela à la fois et bien plus encore ? Et si la beauté, notre capacité à la voir, à la sentir et à l'entendre, était la manière singulière et profonde que nous avons d'être vivants, sur cette Terre ? Au fil d'une trentaine de textes lumineux, mettant en scène ses propres expériences esthétiques, Laurence Devillairs tente d'élucider le mystère de la rencontre avec la beauté et nous invite à réapprendre à voir le beau, qui nous échappe souvent par manque de temps ou conformisme. Elle propose pour cela des « exercices d'esthétiques appliqués » - tenter d'apprécier ce qu'on n'aime pas, voyager comme Bouvier sans attentes ni plans, accomplir non pas une bonne action mais un beau geste. Le jeu en vaut la chandelle ; qu'elle soit naturelle, créée ou bien même morale, la beauté nous fait une grande promesse, celle d'être émerveillés, changés et d'exister de façon plus accomplie.
Découvrez une vingtaine de petites leçons de vie, courtes et simples, pour retrouver l'être naturel qui respire en vous. Plus que jamais, nous ressentons le besoin de nous recentrer sur l'essentiel : l'air qui nous fait vivre, les arbres qui nous protègent, la mer qui nous enseigne l'immensité et la contemplation. Ce livre est le second ouvrage d'une collection qui nous réapprend à écouter les leçons de sagesse prodiguées par la nature. Après le succès international de Petite philosophie des oiseaux , quoi de mieux que d'arrêter à nouveau le tempo infernal de nos vies et d'écouter le doux ressac de l'océan ? Par ses flux et reflux, par sa façon de recouvrir le monde et de nous être si silencieusement nécessaire, cette grande dame bleue qu'est la mer nous enseigne un art de vivre plus respectueux de nos rythmes, plus profond aussi.
Tour à tour homme de guerre et politique, théoricien de génie, exaspérant, adulé ou décrié, le général de Gaulle a traversé son siècle sans laisser personne indifférent. De juin 1940 à Mai 68, de Londres à la crise algérienne, de la France libre à la Ve République, Marc Ferro retrace le destin exceptionnel de ce visionnaire à la plume d'acier qui s'est identifié à la nation française et a largement influé sur son destin. Comment de Gaulle s'inscrivit-il dans l'histoire ? Soucieux de la grandeur de l'État, au point de négliger les répercussions qu'elle entraîna sur les individus, que pensa-t-il réellement de la décolonisation ? De la construction européenne ? Ni plaidoyer ni procès, cet ouvrage explique sa politique, ses dilemmes et ses revirements sous un éclairage inédit. Témoin privilégié, Marc Ferro a côtoyé les acteurs majeurs de l'époque et révèle pour la première fois des épisodes méconnus de la vie de De Gaulle et de son action publique. Directeur d'études à l'EHESS, Marc Ferro est l'auteur de nombreux ouvrages sur le XXe siècle, et l'un des pionniers de la réflexion sur les relations entre le cinéma et l'histoire. Il a récemment publié Le Ressentiment dans l'histoire (Odile Jacob, 2007) et Le Mur de Berlin et la Chute du communisme expliqués à ma petite fille (Seuil, 2009).