Laurent Theis
Laurent Theis
Les probabilités font partie de la vie du citoyen du XXIe siècle, et ce, dans divers contextes et domaines – en santé pour la sélection d’un traitement, en gestion pour le choix d’un investissement, etc. Dans le milieu scolaire, il est donc impératif de développer une pensée probabiliste permettant la prise de décisions éclairées en moment d’incertitude, la modélisation des situations aléatoires et la compréhension de la notion de risque. Au Québec, bien que l’enseignement des premiers concepts de cette branche des mathématiques commence dès le début du primaire, il représente tout de même un défi de taille, car en plus d’être complexes et contre-intuitives, les probabilités n’occupent qu’une (trop) petite place au sein de la formation des enseignants. Le présent ouvrage s’adresse aux enseignants en exercice du primaire et du début du secondaire, aux futurs enseignants et aux formateurs universitaires en didactique des mathématiques. Ses auteurs invitent à la découverte des éléments contextuels et historiques liés à cette discipline, puis proposent des réflexions et des idées originales de situations pour l’enseignement (et la formation à l’enseignement) des premiers concepts de probabilités. Il est plus que probable que les propos de cet ouvrage ébranlent la façon de penser et les convictions du lecteur quant à la manière d’enseigner les probabilités. Vincent Martin est professeur au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses recherches concernent les pratiques d’enseignement des probabilités et les caractéristiques didactiques des tâches probabilistes utilisées pour leur apprentissage. Mathieu Thibault est doctorant en éducation à l’Université du Québec à Montréal et chargé de cours en didactique des mathématiques à l’Université du Québec en Outaouais et à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses travaux touchent principalement la formation à l’enseignement des probabilités avec des outils technologiques. Laurent Theis est professeur titulaire au Département de l’enseignement au préscolaire et au primaire de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke. Il s’intéresse à la résolution de situations-problèmes mathématiques au primaire et au début du secondaire ainsi qu’au soutien de l’élève à risque dans ce contexte.
La résolution de situations-problèmes est au centre de l'enseignement des mathématiques au primaire. Cet ouvrage vise ainsi à outiller les enseignants et les futurs enseignants du primaire en rendant compte d'une recherche-action réalisée dans une classe de 3e cycle d'une école primaire alternative. Issu d'une collaboration entre un chercheur en didactique des mathématiques et une enseignante du primaire d'expérience, il allie à la fois les points de vue théorique et pratique. Après avoir exposé les fondements théoriques à la base de leur approche les auteurs présentent les neuf situations-problèmes expérimentées touchant à des notions telles que les nombres décimaux, les fractions, les pourcentages, la statistique et la géométrie. Pour chacune des situations-problèmes, les éléments nécessaires à sa réalisation sont fournis, les enjeux conceptuels sous-jacents sont décrits et les stratégies auxquelles les élèves ont eu recours sont analysées. Les différents aspects de la gestion didactique de l'activité sont également abordés. Rédigés sous forme de dialogues entre le chercheur et l'enseignante, ces chapitres traitent de sujets comme l'aide à fournir aux élèves aux prises avec un blocage, la fonction des retours collectifs pour l'apprentissage ou encore la prise en compte des élèves en difficulté dans la classe. Si les auteurs ne prétendent pas fournir une recette miracle, la gestion d'une classe étant trop complexe pour pouvoir être résumée en quelques principes qui fonctionnent en tout temps, leur ouvrage contient toutefois des pistes de réflexion fort utiles et éclairantes.
A la rencontre de grandes délaissées de l'histoire, qui pourtant, durant près de deux siècles et demi, ont pesé sur les destinées des royaumes francs. De la trentaine de femmes qui, en neuf générations successives couvrant deux siècles, ont épousé un roi, voire un empereur, descendant direct de Charles Martel, la plupart demeurent inconnues. Ne subsistent que quelques noms : Berthe " au grand pied ", Judith figure de jeu de cartes, Engelberge illustre en Italie, Richarde qui fut reconnue sainte, guère davantage. Il vaut cependant la peine d'aller à leur rencontre. La première surprise est, pour l'époque, l'abondance relative de la documentation. Pour certaines d'entre elles, comme Hildegarde, Judith déjà nommée, Ermentrude, Theutberge au IXe siècle, Ogive, Gerberge et Emma au Xe, il est même possible d'entrer dans une certaine forme d'intimité. C'est qu'elles intervinrent auprès de leurs conjoints en faveur des églises, exercèrent des responsabilités importantes au sein du Palais royal, s'employèrent dans la diplomatie au service de la paix, entretinrent avec des papes des rapports de confiance, et eurent leur part dans le remarquable essor culturel de l'Empire carolingien. Leurs fonctions d'épouse, de mère surtout, leur destinée de veuve, les violences qu'elle subirent aussi, les accusations d'adultère ou de sorcellerie, prirent parfois une importance capitale. En retour, les savants et les écrivains leur dédièrent traités et poèmes en des termes souvent dithyrambiques. Ainsi, l'écho de leur voix, les traits de leur personnalité, leur place, leur action et leur image dans la société franque parviennent jusqu'à nous, certes faiblement en raison de l'épaisseur du temps, mais de façon inespérée. Une synthèse inédite, racontée par un médiéviste d'envergure.
Dans notre mémoire nationale, l'éclat du règne de Charlemagne a éclipsé celui de son petit-fils et homonyme, Charles II, surnommé Ie Chauve. Pourtant, il est l'un des trois rois qui, en 843, par le fameux traité de Verdun, ont organisé la succession de l'ensemble des royaumes francs, lui-même recevant la Francie occidentale. Il est celui qui à Noël 875, deux ans avant sa mort, reçut à Rome la couronne impériale, à l'imitation de son grand-père dont il s'est efforcé sa vie durant de restaurer la grandeur. Charles le Chauve est alors le phare de l'Occident chrétien, la réincarnation de l'empereur Constantin, le successeur spirituel du roi David, le plus haut serviteur du Christ qui, affirme le pape, l'a consacré Sauveur du monde. Inhumé à Saint-Denis, sanctuaire de la légitimité française, il est l'autre grand Carolingien. Entreprenant, habile, obstiné, il conçut le rêve de dilater l'héritage de ses pères jusqu'au-delà des limites que le milieu du IXe siècle pouvait concevoir. Pourvu d'une haute culture aiguisée par sa curiosité d'esprit, à l'aise dans les plus graves questions théologiques et politiques, attentif à sa propre image, il s'est entouré d'une pléiade de savants et d'artistes qui s'employaient à le célébrer dans des ouvrages admirables, encore visibles. Cette lumière qui l'a nimbé et a éclairé son époque est ici restituée, au fil des grandes journées qui décidèrent de son destin et de celui du royaume de France alors en formation.
Dans notre mémoire nationale, l'éclat du règne de Charlemagne a éclipsé celui de son petit-fils et homonyme, Charles II, surnommé Ie Chauve. Pourtant, il est l'un des trois rois qui, en 843, par le fameux traité de Verdun, ont organisé la succession de l'ensemble des royaumes francs, lui-même recevant la Francie occidentale. Il est celui qui à Noël 875, deux ans avant sa mort, reçut à Rome la couronne impériale, à l'imitation de son grand-père dont il s'est efforcé sa vie durant de restaurer la grandeur. Charles le Chauve est alors le phare de l'Occident chrétien, la réincarnation de l'empereur Constantin, le successeur spirituel du roi David, le plus haut serviteur du Christ qui, affirme le pape, l'a consacré Sauveur du monde. Inhumé à Saint-Denis, sanctuaire de la légitimité française, il est l'autre grand Carolingien. Entreprenant, habile, obstiné, il conçut le rêve de dilater l'héritage de ses pères jusqu'au-delà des limites que le milieu du IXe siècle pouvait concevoir. Pourvu d'une haute culture aiguisée par sa curiosité d'esprit, à l'aise dans les plus graves questions théologiques et politiques, attentif à sa propre image, il s'est entouré d'une pléiade de savants et d'artistes qui s'employaient à le célébrer dans des ouvrages admirables, encore visibles. Cette lumière qui l'a nimbé et a éclairé son époque est ici restituée, au fil des grandes journées qui décidèrent de son destin et de celui du royaume de France alors en formation.
Mille ans de l'histoire de France à travers une chronologie commentée de Clovis à Louis XI.
" Une perle inconnue ", disait de lui François Guizot. En ouvrant la coquille bien fermée, on découvre en effet une société, une écriture, une personnalité extraordinaires. En 1876 parurent quatre volumes de Mélanges et Lettres, portant le nom de Ximénès Doudan. Pour Henry James, Barbey d'Aurevilly, Amiel et tant d'autres, ce fut une révélation, qu'il fallut d'urgence rééditer. On évoqua Mme de Sévigné et Saint-Simon. Proust s'empara de l'auteur, qui donna à Swann certains de ses traits. Puis le silence se fit, et Doudan emporta son mystère. Quel personnage pourtant ! Esprit comparable à Voltaire pour Victor Cousin, " directeur des consciences littéraires " (notamment féminines) pour Sainte-Beuve, Doudan, modeste pion de lycée venu de Douai, fut bientôt apprécié du milieu intellectuel et politique qui fréquentait le salon libéral de la duchesse de Broglie, fille de Mme de Staël, et du duc Victor, futur président du Conseil de Louis-Philippe, qui l'avaient recruté comme précepteur et dont il devint l'ami et le confident de la famille durant plus de quarante ans. Infatigable épistolier, il décrit avec lucidité et humour la société parisienne, dont des figures de proue comme Guizot, Rémusat, Mérimée, Tocqueville devinrent des proches, commente l'actualité culturelle et politique, de la mort de Louis XVIII jusqu'à la Commune, juge sans ménagement les livres qui paraissent, et qu'il a tous lus, et leurs auteurs, qu'il connaît pour certains : Kant, Stendhal, Balzac, Hugo, Lamartine, F. Cooper, Musset, Flaubert, G. Sand, Renan… tous y passent, dans un style éblouissant. Laurent Theis reconstitue la destinée de ce " célibataire de l'art ", qui dissimula jalousement sa vie privée, et dresse un portrait sensible du personnage dans son environnement d'une richesse exceptionnelle. Suit une sélection de lettres, pour certaines inédites, choisies pour la variété des sujets abordés, leur importance historique, leur qualité littéraire et leur substance humaine, toutes soigneusement annotées.
Nouvelle histoire de la France médiévale1. Stéphane Lebecq, Les Origines franques (Ve-IXe siècle)2. Laurent Theis, L'Héritage des Charles (de la mort de Charlemagne aux environs de l'an mil)3. Dominique Barthélemy, L'Ordre seigneurial (XIe-XIIe siècle)4. Monique Bourin, Temps d'équilibre, temps de rupture (XIIIe siècle)5. Alain Demurger, Temps de crise, temps d'espoir (XIVe-XVe siècle)Laurent TheisAncien élève de l'Ecole normale suprérieure, il a enseigné l'histoire médiévale en Sorbonne. Il conjugue des activités d'historien, d'éditeur et de critique.
Jésus est là, entier, complet, auprès de chacun de nous. Sentons cela possible et nous sommes sauvés nous dit Pascal ; rien ne nous coûtera plus, rien ne nous sera obscur. Forçons-nous, obligeons notre intelligence à l'attitude de la foi : vous verrez quels inestimables bénéfices vous procurera cet effort. Recueil pascalien établi dans son intégralité d'après les textes suivants : Le Mystère de l'agonie de Jésus, par Blaise Pascal (vers 1655) ; Le Mystère de la mort de Notre-Seigneur J.-C., composé par sa soeur Jacqueline Pascal (1651) Abrégé de la vie de Jésus-Christ, par lui-même (vers 1655) (avec) Présentation de l'éditeur, Introduction à l'oeuvre et à l'esprit de Pascal, Notes, Dossiers : "Vie de Jacqueline Pascal de sa naissance à sa mort au monde", par Gilberte Périer, suivi de "Réflexions actuelles sur l'angoisse de Pascal", par Jean Fabre & "Pascal. Sa vie religieuse et son apologie du christianisme" (d'après l'ouvrage du P. Petitot) par Edgar Janssens. Contient aussi : Biographie illustrée, Bibliographie thématique, Liens externes et Articles connexes, Citations de Pascal sur Dieu. Nouv. éd. entièrement revue et corrigée. Format professionnel © Ink Book édition.
Dans ce livre truculent, rythmé par des scènes inédites et de nombreuses révélations, Laurent Bazin et Alba Ventura nous entraînent dans les coulisses les plus secrètes de la vie politique. Tous les jours, politiques et journalistes se retrouvent à table. Dans les palais de la République ou les restaurants parisiens, off the record, bien sûr, ils participent à leur manière au grand bal des dézingueurs. Un jour, il faut d'urgence « opérer Nadine » (Morano), un autre « achever (Valls) d'une balle entre les yeux » ou se « débarrasser de Pépère » (Hollande). Nicolas Sarkozy fulmine contre « Papy » Juppé. Marine Le Pen se cherche une robe pour un gala new-yorkais. À l'Élysée, le président se rêve un destin « à la Chirac » en 2017. Tandis que Manuel Valls projette déjà de « tout régler en 2022 »... Pendant des années, les auteurs ont noirci leurs carnets des confidences, des vacheries et des ambitions des uns et des autres. Ce livre est le fruit de cette plongée très indiscrète dans la vie politique française : un florilège de cruautés, de coups bas et de règlements de comptes. Une comédie humaine aussi divertissante qu'inquiétante dans laquelle le vitriol coule à flot. Les grands fauves qui nous gouvernent se révèlent. Enfin, les masques tombent.
Dans ce livre truculent, rythmé par des scènes inédites et de nombreuses révélations, Laurent Bazin et Alba Ventura nous entraînent dans les coulisses les plus secrètes de la vie politique. Tous les jours, politiques et journalistes se retrouvent à table. Dans les palais de la République ou les restaurants parisiens, off the record, bien sûr, ils participent à leur manière au grand bal des dézingueurs. Un jour, il faut d'urgence « opérer Nadine » (Morano), un autre « achever (Valls) d'une balle entre les yeux » ou se « débarrasser de Pépère » (Hollande). Nicolas Sarkozy fulmine contre « Papy » Juppé. Marine Le Pen se cherche une robe pour un gala new-yorkais. À l'Élysée, le président se rêve un destin « à la Chirac » en 2017. Tandis que Manuel Valls projette déjà de « tout régler en 2022 »... Pendant des années, les auteurs ont noirci leurs carnets des confidences, des vacheries et des ambitions des uns et des autres. Ce livre est le fruit de cette plongée très indiscrète dans la vie politique française : un florilège de cruautés, de coups bas et de règlements de comptes. Une comédie humaine aussi divertissante qu'inquiétante dans laquelle le vitriol coule à flot. Les grands fauves qui nous gouvernent se révèlent. Enfin, les masques tombent.
" La porte s'ouvrit : la divinité parut, éblouissante de beauté et de satisfaction. On eût dit un rayon argenté sortant d'un nuage d'azur ", rapporte un témoin. Dorothée de Courlande, duchesse de Dino, de Talleyrand et de Sagan, n'était pas seulement une superbe fleur de la plus haute aristocratie, elle était spirituelle, lucide et dotée d'un fort tempérament. Du monde qu'elle a connu et parfois enchanté, elle tint la chronique quarante ans durant, du début du premier Empire au milieu du second, dressant le portrait des têtes couronnées et des principaux hommes d'État de son temps, rapportant les échos de la cour et du gouvernement, s'immisçant dans la politique, jugeant les écrivains et les artistes, de Londres à Vienne et Saint-Pétersbourg, de Berlin à Rome, et surtout à Paris où elle résida une grande partie de sa vie. Elle avait lié en effet son sort à celui de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, dont le tsar Alexandre lui fit épouser le neveu. Elle devint, à partir du congrès de Vienne où elle l'accompagna avec éclat, la maîtresse de sa maison et de sa personne, et toujours sa confidente. Mais la reine des salons était aussi, au fin fond de la Silésie, une femme qui reçevait chez elle le roi de Prusse et régnait sur des dizaines de paroisses, des centaines de paysans et des milliers d'hectares. Écrits dans un style à son image, à la fois simple, séduisant et parfois mordant, ses Souvenirs, rédigés en 1822 et qui vont de sa petite enfance à son mariage en 1809, puis sa Chronique, qui court au jour le jour de 1831 à sa mort en 1862, constituent un ensemble d'un charme incomparable et d'une immense valeur qui méritait aujourd'hui d'être remis en pleine lumière.
Guizot politique, historien, diplomate, journaliste a marqué son siècle d'une empreinte encore visible sur nos institutions et notre système éducatif. Plusieurs fois ministre puis président du Conseil sous la monarchie de Juillet, cet homme, qui a vu de ses yeux la Terreur en 1794 et la Commune en 1871, a fasciné bon nombre de ses contemporains. Loin de l'image laissée par la tradition et les caricatures, Laurent Theis explore la philosophie politique de ce grand serviteur de l'État ; son idéal d'un gouvernement des esprits par la souveraineté de la raison ; sa religion, formée d'un attachement à l'Église réformée dépourvu de mysticisme ; sa conception de l'histoire fondée sur l'évolution de la civilisation européenne conduisant à l'avènement des classes moyennes et au système représentatif. Dans cet ouvrage réunissant une dizaine de textes, il le débusque dans ses affections familiales, ses interventions dans la presse, ses rapports souvent conflictuels avec ses éditeurs, ses relations cordiales avec les catholiques libéraux, son empathie pour l'Angleterre... Un Guizot inattendu dont la présence irrigue tout un siècle, de la fin de l'Ancien Régime au début de la IIIe République.
15mn d'Histoire : une nouvelle collection de textes courts pour apprendre et comprendre l'Histoire en 15 minutes.