Leonide Moguy
Leonide Moguy
The Hidden History of Printing, published by Five Minutes as part of the SAVOIR EN BREF collection, takes readers on a compelling journey through the forgotten origins and dramatic transformations of a technology that reshaped knowledge. Drawing on recent scholarship, this short book reveals that Chinese woodblock printing and Korean metal type preceded Gutenberg by centuries. The narrative explains how the reproduction of Buddhist sutras, the monumental Tripitaka Koreana and the 1377 Jikji - the world's oldest extant book printed with movable type - laid the foundations for mass communication. It then examines how Europe's adoption of the screw press accelerated religious reform, scientific writing and the book trade. Finally, it explores today's innovations : digital printing, eco friendly inks, and 3D printed metamaterials that damp vibrations. With clear language and concrete examples, the author invites readers to reconsider conventional Eurocentric accounts and appreciate the multiple cultural contributions that shaped printing. This concise, fact rich volume is both a historical investigation and a reflection on future challenges, encouraging readers to value our shared technological heritage and to imagine new possibilities for the written word.
Dans l'opulente demeure de l'affairiste Dupré, Hélène, sa fille aînée, ne peut oublier les années de misère qu'elle connut étant enfant. Aussi, a-t-elle consacré sa vie à un apostolat de charité, qui, en qualité d'assistante sociale, la mène - nuit et jour - dans les antres de la misère, mettant à contribution, pour la soulager, la fortune paternelle et la science de son fiancé André, jeune et beau médecin du dispensaire de l'usine paternelle. Celui-ci, cependant, aimerait avoir davantage sa fiancé près de lui. Car, sans cesse appelée vers quelque nouvelle détresse, il arrive souvent à Hélène de remettre leur rendez-vous et de le laisser seul. Un jour, l'assistante sociale assiste à la mort d'une vieille femme, et émue par la détresse de sa petite-fille Christine, restée orpheline, la ramène dans sa famille, afin qu'elle puisse y attendre en sécurité un abri et un travail...
Si les cinéastes nous ont habitués à adapter les grandes oeuvres romanesques, il est plus exceptionnel qu'ils tirent leurs films de leurs propres romans. Aussi faut-il souligner la totale réussite de Léonide Moguy, le célèbre metteur en scène aux 17 prix, qui, sous l'amicale pression du Docteur André Soubiran, le best-seller des « Hommes en Blanc », publie aujourd'hui le roman dont il a tiré son nouveau film « Les hommes veulent vivre » ou « Le crime du Professeur Chardin ». Le sujet en est d'une actualité brûlante au moment où reprend de toutes parts la course aux armements atomiques et où la paix du monde est, de ce fait, remise en question. Faut-il ou ne faut-il pas faire progresser la science nucléaire, avec ses dangers sans cesse aggravés, alors que « tous les hommes veulent vivre » ? Tel est le drame de conscience qui se pose pour les savants de tous les pays et qu'a choisi d'analyser Léonide Moguy, romancier autant que cinéaste au coeur lucide et généreux. Le récit débute par un meurtre inexplicable : le Professeur Yves Chardin, jeune physicien nucléaire, élève d'Einstein et d'Oppenheimer, s'accuse d'avoir tué son collègue Rossi, mais refuse de donner les raisons de son acte. Cependant, cédant aux instances de son avocat et à celles de son ami, le Professeur américain John Carter, il finira par livrer partiellement les détails de ce meurtre au Juge qui instruit l'affaire. Cette pathétique confession est celle d'un homme de science partagé entre sa soif orgueilleuse de découvertes et son horreur grandissante lorsqu'il découvre la menace que chaque progrès atomique fait courir à l'humanité. Mais tandis que les hommes de science s'interrogent sur leur devoir, leurs femmes, elles aussi, « veulent vivre ». Léonide Moguy nous raconte la lutte que mène Jacqueline Chardin pour protéger son amour et le bonheur de son foyer contre une science plus tyrannique et dévorante que n'importe quelle maîtresse. Sur l'existence d'une jeune femme sans cesse délaissée par un mari trop passionné de son métier, sur l'accablante monotonie de journées passées dans l'attente, le « journal » intime de Jacqueline Chardin contient des pages où trop de femmes pourront, hélas ! Se reconnaître. Il faudra un drame terrible pour qu'Yves Chardin s'élève enfin contre la folie des savants qui l'entourent et revienne à la femme qu'il a failli perdre par aveuglement d'orgueil. Ceux qui auront vu le film en reconnaîtront dans ce bref aperçu la trame. Mais ils pourront lire dans le roman de Léonide Moguy tout ce qui n'a pu être traduit en images. Opposant sans cesse la « confession » d'Yves Chardin et le « journal » de Jacqueline, le romancier va beaucoup plus loin que le cinéaste dans la psychologie intime des personnages, de même qu'il est plus explicite, grâce à des révélations inédites, sur l'avancement des armes nucléaires et sur le bonheur menacé de tant de foyers qui, tous, « veulent vivre ».