Louis Oury
Louis Oury
À travers les landes et forêts, amour trahison, vengeance, conspiration, espionnage, révolte, évasions, entretiennent un suspense constant dans cette grande fresque autour du drame authentique de Louis Rouget, journalier agricole analphabète qui, un jour en tuant un lapin pour nourrir sa famille, allait provoquer sans jamais le savoir, des événements qui firent trembler le Second Empire. Pour la première fois, l'histoire de Rouget le braconnier, insaisissable hors-la-loi qui se joue des gendarmes et des soldats, est restituée dans toute son ampleur à partir de documents d'archives, dont certains soustraits à la curiosité publique pendant plus d'un siècle, sont publiés en annexe de ce roman.
Été 1940. La Débâcle, l'Exode et les traumatismes de la défaite bouleversent un paisible village de l'Ouest. Bientôt, entre les habitants et les réfugiés, la vie s'organise. Des hommes et des femmes s'entraident. D'autres se préparent à collaborer. Jusqu'au jour où de jeunes campeurs viennent s'installer dans un pré, non loin du « Moulin-à-Foulon ». Ils sont armés... Ce roman montre les humiliations, les souffrances et les déchirements entre Français, au moment où l'action de chacun déterminait l'avenir. On y voit comment - pour la beauté du geste d'amour - on peut vivre ou mourir, protéger ou tuer. On trouve, dans ce livre, les qualités habituelles de Louis Oury, sa connaissance véritable du peuple, son amour pour sa région, ainsi que son sens de l'action et de l'agencement dramatique. Il est l'auteur d'un récit : Les Prolos, et de plusieurs romans, dont l'inoubliable Rouget le braconnier. Membre de l'Académie de Bretagne et des Pays de Loire, son oeuvre est traduite en plusieurs langues.
En 1942 et 1943, au coeur des « Années noires », des milliers de jeunes Français vivent dans les bois, afin d'échapper à l'oppression nazie et de lutter pour la libération de leur pays. C'est l'épopée de ces réfractaires, de ces Résistants qui, bien souvent, ne sont que des gamins, que Louis Oury retrace dans cet ouvrage avec son sens habituel de l'agencement dramatique. La vie fruste au maquis ; l'attaque d'une caserne allemande, la nuit, par quatre partisans ; l'héroïsme des jeunes gens sous la torture, ou face au peloton d'exécution, sont autant d'images qui marquent l'esprit du lecteur. Ce roman continue l'action des principaux personnages mis en scène par l'auteur dans le Moulin à foulon et dans Commandos sur l'estuaire, avec le même souci de vérité historique, et la même sensibilité nourrie de souvenirs d'enfance.