Louis-marie Chauvet
Louis-marie Chauvet
Pas de société sans rites, mais dans la nôtre ils sont souvent déchus, sclérosés, folklorisés. Pourtant, là aussi se cache sans doute une réserve de sens. Pour le comprendre il faudrait une pluralité d'approches. Celles retenues dans ce volume, fruit d'une session théologique tenue en mars 1995 à l'École des sciences philosophiques et religieuses des Facultés universitaires Saint-Louis, peuvent y introduire. L'anthropologue voit surgir ce que le rite opère : tisser ou restaurer des liens vitaux. L'exégète mesure la différence des rituels chrétiens, dont la référence inclut essentiellement la mémoire de l'événement libérateur. Le sociologue montre la persistance du champ rituel dans la religiosité dite populaire et le bricolage des « liturgies séculières ». Le théologien souligne la tension entre l'extériorité des rites et la responsabilité personnelle. L'indicatif de l'action rituelle tend vers l'impératif de l'éthique.
Pourquoi, en France et en Europe, le christianisme souffre-t-il de désaffection ? Serait-il devenu inutile ? Mais est-ce en terme d'utilité, d'intérêt, de rentabilité et de part de marché qu'il s'agit d'accueillir l'Évangile ? Fort d'un demi-siècle d'étude et de pratique en tant que prêtre engagé sur tous les fronts, l'un des derniers grands théologiens de l'après-Vatican II répond à ces questions dans un livre d'entretiens sans préjugés et sans concessions.Pour Louis-Marie Chauvet, la réponse à la crise que traverse l'Église et que creusent le recul des fi dèles comme des vocations doit trouver sa réponse en Dieu. À condition de ne pas refaire de Dieu une idole, mais de le laisser être « Dieu », ce Dieu de l'Évangile qui seul peut répondre à la quête obstinée de miséricorde de l'homme ou de la femme d'aujourd'hui.Se plaçant dans le sillage du pape François, témoignant de la foi, ranimant l'espérance, le témoin essentiel du catholicisme français nous donne une leçon d'intelligence, de lucidité et de courage : depuis le Golgotha, le Crucifi é ne cesse de nous appeler.Une lecture décapante.Professeur émérite à l'Institut catholique de Paris, Le père Louis-Marie Chauvet a développé une théologie fondamentale de la sacramentalité qui a renouvelé l'approche classique. Son oeuvre majeure : Symbole et sacrement. Une relecture sacramentelle de l'existence chrétienne publiée aux Éditions du Cerf. Il entre ici en dialogue avec Dominique Saint-Macary et Pierre Sinizergues.
« Drôlement », parce que le Dieu de la révélation biblique ne rejoint jamais les représentations que les hommes ont pu se faire de lui.Ce Dieu tout autre, ce Dieu hors du commun, se dévoile particulièrement dans les paraboles évangéliques.Que Dieu soit tel que Jésus nous le raconte à travers ces récits imagés, voilà qui est proprement « renversant » !L'Évangile apparaît du même coup pour ce qu'il est : la « Bonne Nouvelle » d'un Dieu qui aime chacun... à en mourir.Voici le commentaire décapant de ces joyaux de l'Évangile, où se révèle ce qui nous tient tellement à coeur dans notre foi chrétienne : vraiment, le Dieu de Jésus-Christ est « drôlement Dieu » !Il est « tout Autre » que ce que nous imaginons spontanément.Professeur émérite à l'Institut catholique de Paris, le père Louis-Marie Chauvet a développé une théologie fondamentale de la sacramentalité qui a renouvelé l'approche classique. Son oeuvre majeure, Symbole et sacrement. Une relecture sacramentelle de l'existence chrétienne, est publiée aux Éditions du Cerf. Après Dieu, un détour inutile ?, il entre ici à nouveau en dialogue avec Dominique Saint-Macary et Pierre Sinizergues.Avec la participation de Dominique Saint-Macary et de Pierre Sinizergues