Ludwig Wittgenstein
Ludwig Wittgenstein
Entre 1808 et 1826, la région de Charcas, en Bolivie, fut le théâtre de guerres, de révoltes indigènes et de luttes pour la citoyenneté.
Ma main, est-ce ma main ? Ce qui est vrai, jusqu'où est-ce vrai ? Je sais ; mais en suis-je certain ? Sur quoi repose mon sentiment de certitude ? À l'heure de la post-vérité, de quoi puis-je douter ? Puis-je prouver une fois pour toutes que j'ai raison et que l'autre a tort ? Dans les deux textes de ce recueil qui se font écho - des aphorismes sur la certitude écrits juste avant sa mort en 1951 et une fameuse conférence sur l'éthique prononcée en 1929 -, Wittgenstein interroge le scepticisme, nous éclaire sur les limites du langage, du psychisme, de la réalité, et se penche sur l'échec répété des philosophes à trouver une définition universelle de la vie bonne.
Pour la première fois, cette nouvelle édition des Carnets et Carnets secrets reproduit ensemble les écrits rédigés par Ludwig Wittgenstein entre 1914 et 1916, alors que ce dernier était enrôlé dans l'armée austro-hongroise. Associant un propos mathématique et logique à des considérations bien plus intimes, ces écrits posent les jalons de la réflexion fondatrice développée plus tard dans le Tractatus logico-philosophicus (1921). Wittgenstein y fait état d'un isolement, à la fois empirique - le rejet de ses camarades - et existentiel : quel sens conférer au Moi dans un monde profondément bouleversé, où la vie et la mort se côtoient de si près ? Le philosophe retrace ici l'itinéraire d'un voyage intérieur, d'une pensée en train de se faire, et dans laquelle le propos théorique se voit ultimement informé par l'expérience personnelle de la guerre.
Issus de notes de cours professés par Wittgenstein à Cambridge entre 1933 et 1935, Cahier bleu et Cahier brun sont caractéristiques d'une période intermédiaire du philosophe, au cours de laquelle celui-ci remet en question certaines approches développées dans le Tractatus logico-philosophicus, tout en explorant des pistes qui se retrouveront dans les Recherches philosophiques. À partir d'une interrogation sur ce qu'est la signification d'un mot et en s'appuyant sur le concept fondamental de jeu de langage, ces deux textes essentiels rompent avec l'idée d'un langage logiquement pur, en parfaite adéquation avec la structure du monde, pour présenter une réflexion autour d'un langage ordinaire et vivant, évoluant au gré des usages et de leurs règles.
Issus de notes de cours professés par Wittgenstein à Cambridge entre 1933 et 1935, Cahier bleu et Cahier brun sont caractéristiques d'une période intermédiaire du philosophe, au cours de laquelle celui-ci remet en question certaines approches développées dans le Tractatus logico-philosophicus, tout en explorant des pistes qui se retrouveront dans les Recherches philosophiques. À partir d'une interrogation sur ce qu'est la signification d'un mot et en s'appuyant sur le concept fondamental de jeu de langage, ces deux textes essentiels rompent avec l'idée d'un langage logiquement pur, en parfaite adéquation avec la structure du monde, pour présenter une réflexion autour d'un langage ordinaire et vivant, évoluant au gré des usages et de leurs règles.
OEuvre maîtresse de la seconde manière wittgensteinienne, les Recherches philosophiques ont été à maintes reprises remises sur le métier par leur auteur. Elles ne sont cependant pas un texte achevé, mais un work in progress. Publiées en 1953 après la mort de Wittgenstein par deux de ses exécuteurs littéraires et saluées dès leur parution par des comptes rendus substantiels et élogieux, dont l'un présente Wittgenstein comme 'le premier philosophe de l'époque', les Recherches se sont très vite imposées non seulement comme un texte de référence en philosophie du langage, mais aussi comme un classique de la philosophie contemporaine. Elles ont eu une influence considérable sur divers courants dominants de la philosophie de la fin du XXe siècle, et elles sont à la source de bien des débats actuels qui débordent très largement le cadre de la philosophie académique. À vrai dire, elles occupent une position singulière dans le champ contemporain qui tient notamment à leur remise en question des sublimités métaphysiques et des réductionnismes en tout genre et à leur refus catégorique de toute théorie de la signication et de toute quête d'une terre ferme de l'origine - refus qui les tient à l'écart, d'une part des ambitions de la tradition analytique, et d'autre part des présupposés de la tradition continentale, et qui les conduit sur la voie d'une analytique de la quotidienneté dont on n'a certainement pas fini de mesure la fécondité.
La Grande Dactylographie a été dictée en 1933. Elle tente un exposé systématique des recherches menées par Wittgenstein depuis son retour à la philosophie en 1929. Mais elle a laissé insatisfait son auteur, qui a d'abord tenté de la corriger et de la compléter, avant de renoncer à donner une forme systématique à ses réflexions. Elle constitue le maillon nécessaire pour se faire une idée précise de l'évolution de sa pensée entre le Tractatus logicophilosophicus, paru en 1922, et les Recherches philosophiques, publiées posthumément en 1953. Son édition en 2001, qui prend en compte les variantes, a comblé une lacune, étant donné que, des deux livres que ses exécuteurs testamentaires avaient tirés des manuscrits des années 1929-1933, l'un (les Remarques philosophiques) représente un état antérieur de sa pensée, et l'autre (la Grammaire philosophique) ne reprend que partiellement le texte de La Grande Dactylographie. Les analyses qui y sont proposées s'organisent autour de deux grands thèmes : le langage et les mathématiques. Le premier, qui occupe les deux tiers du livre, s'attache à déterminer ce que sont la pensée et l'intentionnalité en demandant : Que veut dire "comprendre une proposition" ? Qu'est-ce qui détermine son sens ? Quel est le statut des règles grammaticales qui commandent l'usage des mots ? En quoi consiste exactement l'' accord ' entre langage et réalité ? Wittgenstein y montre, en dénonçant le psychologisme qui grève l'abord de ces questions, que l'exploration de l'usage que nous faisons du langage permet non seulement de dissoudre nombre de faux problèmes légués par la tradition philosophique, mais encore de résoudre les problèmes relatifs à la délimitation des frontières du sens - c'est-à-dire, selon lui, les véritables problèmes de la philosophie. Le second thème porte sur quelques points saillants du grand débat des débuts du XXe siècle autour du fondement des mathématiques. Il livre l'exposé le plus clair que Wittgenstein ait donné de ses positions sur ce sujet.
La Grande Dactylographie a été dictée en 1933. Elle tente un exposé systématique des recherches menées par Wittgenstein depuis son retour à la philosophie en 1929. Mais elle a laissé insatisfait son auteur, qui a d'abord tenté de la corriger et de la compléter, avant de renoncer à donner une forme systématique à ses réflexions. Elle constitue le maillon nécessaire pour se faire une idée précise de l'évolution de sa pensée entre le Tractatus logicophilosophicus, paru en 1922, et les Recherches philosophiques, publiées posthumément en 1953. Son édition en 2001, qui prend en compte les variantes, a comblé une lacune, étant donné que, des deux livres que ses exécuteurs testamentaires avaient tirés des manuscrits des années 1929-1933, l'un (les Remarques philosophiques) représente un état antérieur de sa pensée, et l'autre (la Grammaire philosophique) ne reprend que partiellement le texte de La Grande Dactylographie. Les analyses qui y sont proposées s'organisent autour de deux grands thèmes : le langage et les mathématiques. Le premier, qui occupe les deux tiers du livre, s'attache à déterminer ce que sont la pensée et l'intentionnalité en demandant : Que veut dire "comprendre une proposition" ? Qu'est-ce qui détermine son sens ? Quel est le statut des règles grammaticales qui commandent l'usage des mots ? En quoi consiste exactement l'' accord ' entre langage et réalité ? Wittgenstein y montre, en dénonçant le psychologisme qui grève l'abord de ces questions, que l'exploration de l'usage que nous faisons du langage permet non seulement de dissoudre nombre de faux problèmes légués par la tradition philosophique, mais encore de résoudre les problèmes relatifs à la délimitation des frontières du sens - c'est-à-dire, selon lui, les véritables problèmes de la philosophie. Le second thème porte sur quelques points saillants du grand débat des débuts du XXe siècle autour du fondement des mathématiques. Il livre l'exposé le plus clair que Wittgenstein ait donné de ses positions sur ce sujet.
En 1921, Ludwig Wittgenstein publie son seul livre édité de son vivant, porté par une thèse forte : les problèmes que la philosophie a rencontrés jusqu'ici viennent de notre ignorance de la logique profonde du langage, qui est aussi la logique de la réalité. Langage et réalité sont deux faces d'une même pièce. Pour dissoudre ces problèmes, il faut donc analyser logiquement le langage et affronter le nonsens, afin d'envisager ensuite la dimension mystique de la philosophie. C'est l'entreprise que déroulent les quelque cinq cents propositions de ce traité, qui ne craint pas de recommencer la philosophie à zéro. Texte célèbre pour ses ambiguïtés, le Tractatus est ici abordé sous un angle nouveau, qui ne cherche pas à fixer son sens, mais au contraire à lui restituer sa richesse et sa mouvance, dans toute l'ampleur de la pensée de Wittgenstein. En étudiant l'arrière-plan philosophique de ce traité et en éclairant ce grand oeuvre à la lumière des carnets notamment ceux de 1914-1916 , on voit se dessiner la figure complexe de l'un des plus grands penseurs du XX siècle.
En 1921, Ludwig Wittgenstein publie son seul livre édité de son vivant, porté par une thèse forte : les problèmes que la philosophie a rencontrés jusqu'ici viennent de notre ignorance de la logique profonde du langage, qui est aussi la logique de la réalité. Langage et réalité sont deux faces d'une même pièce. Pour dissoudre ces problèmes, il faut donc analyser logiquement le langage et affronter le nonsens, afin d'envisager ensuite la dimension mystique de la philosophie. C'est l'entreprise que déroulent les quelque cinq cents propositions de ce traité, qui ne craint pas de recommencer la philosophie à zéro. Texte célèbre pour ses ambiguïtés, le Tractatus est ici abordé sous un angle nouveau, qui ne cherche pas à fixer son sens, mais au contraire à lui restituer sa richesse et sa mouvance, dans toute l'ampleur de la pensée de Wittgenstein. En étudiant l'arrière-plan philosophique de ce traité et en éclairant ce grand oeuvre à la lumière des carnets notamment ceux de 1914-1916 , on voit se dessiner la figure complexe de l'un des plus grands penseurs du XX siècle.
Hiver 1942, le plus rude et le plus désespérant de toute la guerre. Alors que nazis et collabos règnent en maîtres sur Paris et mènent joyeuse vie, comment survivre quand tout manque ? Entre tickets de rationnement, recettes de carence et un peu de marché noir, Adrien Savoisy se débrouille pour nourrir sa famille et quelques amis de la rue Lepic. Pâté de foie sans foie, choucroute de rutabaga, canard aux navets sans canard, les assiettes ne sont guère réjouissantes. Elles le seront encore moins quand il fera l'objet d'un odieux chantage qui les mènera tous au bord de la famine et mettra en danger la vie de certains d'entre eux, juifs et franc-maçons. Comment réagira-t-il ? Suivra-t-il l'exemple des adolescents qu'il a recueillis et qui font partie d'un mouvement de résistance créé par un jeune aveugle ? Le courage serait-il le seul espoir ? Tous les titres de Michèle Barrière sont au Livre de Poche.
De 1911, date à laquelle il entama ses études de philosophie, jusqu'à la veille de sa mort en 1951, Ludwig Wittgenstein entretint une abondante correspondance avec des philosophes fort célèbres, et d'autres moins connus, ainsi qu'avec de grands intellectuels. De ses maîtres en logique des années 1910, Gottlob Frege et Bertrand Russell, à ses collègues, élèves et disciples des années de Cambridge, en passant par les économistes John Maynard Keynes ou Piero Sraffa ou l'architecte Paul Engelmann, l'ouvrage regroupe l'ensemble de ces échanges. Au fil de cette riche activité épistolaire se découvre un penseur désavouant l'esprit de système sur lequel il avait d'abord misé, ne cessant de remettre sur le métier ses questions en vue d'un livre toujours resté à venir, et convaincu que seule la discussion philosophique peut instruire dans le courage de la pensée. Sa correspondance dévoile aussi un intellectuel partageant avec George Edward Moore une véritable passion pour la musique, se nourrissant de littérature à travers un très large éventail de lectures, et attentif à la découverte freudienne. Elle révèle enfin un homme d'une intransigeance totale aussi bien à l'égard de lui-même qu'à l'égard de ses proches, mais doté d'un bel humour pince-sans-rire. Tant la personnalité de Wittgenstein que sa démarche philosophique s'éclairent ainsi d'un jour inattendu.
De 1911, date à laquelle il entama ses études de philosophie, jusqu'à la veille de sa mort en 1951, Ludwig Wittgenstein entretint une abondante correspondance avec des philosophes fort célèbres, et d'autres moins connus, ainsi qu'avec de grands intellectuels. De ses maîtres en logique des années 1910, Gottlob Frege et Bertrand Russell, à ses collègues, élèves et disciples des années de Cambridge, en passant par les économistes John Maynard Keynes ou Piero Sraffa ou l'architecte Paul Engelmann, l'ouvrage regroupe l'ensemble de ces échanges. Au fil de cette riche activité épistolaire se découvre un penseur désavouant l'esprit de système sur lequel il avait d'abord misé, ne cessant de remettre sur le métier ses questions en vue d'un livre toujours resté à venir, et convaincu que seule la discussion philosophique peut instruire dans le courage de la pensée. Sa correspondance dévoile aussi un intellectuel partageant avec George Edward Moore une véritable passion pour la musique, se nourrissant de littérature à travers un très large éventail de lectures, et attentif à la découverte freudienne. Elle révèle enfin un homme d'une intransigeance totale aussi bien à l'égard de lui-même qu'à l'égard de ses proches, mais doté d'un bel humour pince-sans-rire. Tant la personnalité de Wittgenstein que sa démarche philosophique s'éclairent ainsi d'un jour inattendu.
Ludwig Wittgenstein, l'un des plus grands philosophes du XXe siècle, était le dernier des huit enfants de l'une des familles les plus en vue de la Mitteleuropa. Les Wittgenstein étaient à l'avant-garde de la vie culturelle de Vienne : Maurice Ravel écrivit un célèbre concerto pour le pianiste Paul Wittgenstein, frère aîné de Ludwig ; Gustav Klimt a peint le tableau de mariage de sa soeur Margaret ; Gustav Mahler et Johannes Brahms donnaient régulièrement des concerts dans le salon de musique familial. D'un rayonnement social et culturel considérable, la famille Wittgenstein ne devait pas être épargnée par la tragédie. La soeur de Ludwig, Dora, mourut prématurément, son frère Paul perdit son bras au combat pendant la Première Guerre mondiale, et deux de ses frères se suicidèrent. Les lettres inédites réunies dans ce volume couvrent la période de 1908 à 1951, quelques semaines avant la mort de Ludwig. Elles sont un témoignage de première main sur les différentes étapes de sa vie si singulière et sur les liens qui l'unissaient aux siens.
Ludwig Wittgenstein, l'un des plus grands philosophes du XXe siècle, était le dernier des huit enfants de l'une des familles les plus en vue de la Mitteleuropa. Les Wittgenstein étaient à l'avant-garde de la vie culturelle de Vienne : Maurice Ravel écrivit un célèbre concerto pour le pianiste Paul Wittgenstein, frère aîné de Ludwig ; Gustav Klimt a peint le tableau de mariage de sa soeur Margaret ; Gustav Mahler et Johannes Brahms donnaient régulièrement des concerts dans le salon de musique familial. D'un rayonnement social et culturel considérable, la famille Wittgenstein ne devait pas être épargnée par la tragédie. La soeur de Ludwig, Dora, mourut prématurément, son frère Paul perdit son bras au combat pendant la Première Guerre mondiale, et deux de ses frères se suicidèrent. Les lettres inédites réunies dans ce volume couvrent la période de 1908 à 1951, quelques semaines avant la mort de Ludwig. Elles sont un témoignage de première main sur les différentes étapes de sa vie si singulière et sur les liens qui l'unissaient aux siens.
The Tractatus Logico-Philosophicus is the only book published by Ludwig Wittgenstein. Any summary would frankly do the work an injustice - the interested reader is directed to Wittgenstein's preface and to the introduction of Wittgenstein's teacher, Bertrand Russell - upon these no author could measurably improve.
The Tractatus Logico-Philosophicus is the only book published by Ludwig Wittgenstein. Any summary would frankly do the work an injustice - the interested reader is directed to Wittgenstein's preface and to the introduction of Wittgenstein's teacher, Bertrand Russell (1872-1970) - upon these no author could measurably improve. - (Summary by Landon D. C. Elkind)
La peste et la vigne ou la suite des aventures de Syffe. Un deuxième volume qui tient toutes ses promesses. À la croisée des chemins entre nature writing et roman noir, splendide fresque humaniste mâtinée de fantasy. Notre narrateur, Syffe, reprend le fil de sa propre histoire, sans concession. Le tour de force de l'auteur, transformer son lecteur en véritable explorateur : de la nature environnante à la nature humaine. Patrick K. Dewdney nous offre une fois de plus une immersion totale, d'une beauté aussi sombre que sauvage, comme un cri de l'âme ! « Un univers médiéval fantasmé d'une très grande richesse. De haute volée. » - Tzeentch, Elbakin « Une écriture sublime qui n'a rien à envier à Hobb ou Rothfuss. Fans et non-fans du genre, foncez les yeux fermés. » - Robin Bouder, Actualitté « Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vécu en fantasy semblable mélange d'admiration technique et d'émerveillement émotionnel. » - Hugues Robert, Charybde « Dewdney est le porte-étendard d'une génération dorée de jeunes auteurs qui dépoussièrent le genre. » - Lloyd Chéry, Le Point Pop « Dans L'Enfant de poussière, on trouve du George Martin et du Robin Hobb mais aussi une saveur nouvelle, de liberté et de vent frais soufflant sur une oeuvre hors du commun. » - Paco Vallat, Un dernier livre avant la fin du monde Ce livre audio est interprété par une voix humaine, dans le respect des engagements d'Hardigan.