Marianne Véron
Marianne Véron
Richard Elster, universitaire à la retraite, accueille sans enthousiasme le jeune cinéaste Jim Finley qui souhaite le filmer pour lui faire dire ce qu'il en a été de sa collaboration scientifique avec le Pentagone pendant la guerre d'Irak. Tous deux sont bientôt rejoints par la fille d'Elster, Jessie, qui un jour disparaît pour ne plus revenir, rendant les deux hommes à une étrange solitude...L'auteur de "L'Homme qui tombe" et de "Cosmopolis" poursuit sa radiographie de notre civilisation postmoderne à travers un face à face beckettien à la lisière du désert californien.
"Great Jones Street" relate la crise spirituelle de Bucky Wunderlick, rock star et messie en herbe, qui laisse tomber son groupe au beau milieu d'une tournée pour se terrer dans un appartement minable de l'East Village. Pénétrante approche d'un monde - le rock - où fusionnent art, loi du marché et décadence urbaine, "Great Jones Street" reflète les cauchemars et les hallucinations de son temps, de l'effroi au clinquant. Ecrit en 1973, ce roman s'affirme comme l'un des plus pertinents jamais écrits sur les arcanes de la pop culture.
Affrontant, avec les seules armes de son art, un monde en morceaux dont la représentation s'est perdue avec les attentats du 11 septembre, Don DeLillo donne à voir les ressorts brisés de la belle machine humaine - psychisme, langage, et corps impuissant confondus. Voyage au coeur de l'ADN de notre histoire commune, exploration magistrale des effets d'une catastrophe, ce roman fraye le chemin d'une catharsis qui autorise à regarder en face le Mal dans tous ses inévitables et fulgurants avènements.