Marie Chaix
Marie Chaix
L'Age du tendre est l'itinéraire sentimental que l'on parcourt, de paysage inconnu en paysage nouveau, cherchant... si seulement on savait qui ou quoi, avant d'apprendre, peu à peu, comment on s'appelle. L'Age du tendre commence bien avant l'adolescence, qui en est le point de déchirure, mais il ne se « termine » pas : il nous accompagne d'enfance en adolescence puis, jusqu'à cet âge pompeusement nommé adulte, pour nous faire croire, au bout du chemin, que l'on sait ce qu'Amour veut dire. On ne sait rien : dans un cri, on a quitté la maison de chair, le seul refuge. A l'ombre de la mère, les premiers pas. Bientôt le paysage s'ouvre : des maisons, des gens, des jardins. Pendant longtemps, on ne rencontre que les membres de la famille. On voudrait savoir, comprendre ; on pose des questions. Ils n'entendent pas. On continue. Des choses arrivent, dans le regard, dans le corps, qui, de plus en plus, vous font grandir. Il y avait un avant. Il y aura un après. L'Age du tendre est jalonné d'épreuves initiatiques, autant d'étapes à franchir pour conjuguer le verbe aimer : l'oeil du voyeur entre les feuilles, les orgues de la communion solennelle, les seins qui pointent, les trois gouttes de sang-géranium, les cris du père et ses larmes, une nuit ; le premier homme, mais aussi Noémi, « les femmes en noir », les chagrins d'amour... L'Age du tendre m'a fait traverser les terres féminines et les terres masculines. J'ai appris qu'elles n'étaient pas ennemies. « Amo, amas, maman, mamour, mourir, la ritournelle est toujours la même. » M.C.
La quarantaine, divorcée, Marthe a réussi sa carrière de médecin. Elle n'a qu'un homme dans sa vie : son fils unique, Jean, qu'elle a élevé seule, à qui elle a tout donné, en sachant sauvegarder la liberté de chacun. Le drame éclate quand Jean se tue dans un accident. Pour Marthe, le monde s'effondre, et l'amour, la joie, n'ont plus le droit d'exister. Repliée dans son chagrin, indifférente aux autres, hostile aux consolations de ses proches comme aux sollicitations de ses malades, Marthe effectuera ce long voyage du deuil au bord du gouffre jusqu'au moment où, parvenue au bout d'elle-même, elle pourra à nouveau goûter « les sons et les couleurs » de la vie. Avec pour toile de fond Grenoble et ses montagnes, ce nouveau roman de Marie Chaix nous frappe par sa vérité, son refus de toute sensiblerie. Il s'en détache un portrait de femme volontaire, vulnérable et passionnée.
Brazilian Tales is a collection of six short stories selected by Isaac Goldberg as best representative of the Brazilian Literature of his period - the end of the 19th century. His comprehensive preface aims at familiarizing the reader with a literature that was - and still is - virtually unknown outside the boundaries of its own land, and the pieces chosen by Goldberg to be translated belong to writers that reached popularity and appreciation while still alive. This "pioneer volume", as the translator himself puts it, still keeps its charm and interest as a way of offering to the English speaking public some "sample cases" of Brazilian Literature.
D'autres enfants jouent au papa et à la maman. Moi, j'allais apporter un colis à mon mari l'ours en peluche, prisonnier derrière les barreaux de la chaise. Pour faire comme ma mère. Elle, l'épouse d'Albert B., bras droit de Doriot au PPF pendant la guerre... Albert, mon père, collabo, condamné à perpétuité à la Libération. Toi, passionné de l'antibolchevisme, éternel absent, qui étais-tu vraiment ? Romancière, Marie Chaix est née à Lyon en 1942. Elle a obtenu le prix des Maisons de la Presse pour Les Lauriers du lac de Constance, biographie romancée de son père. L'Été du sureau est disponible en Points. " Un récit sobre, pudique, bouleversant, une écriture salvatrice. " L'Express