Marie-Hélène Baylac
Marie-Hélène Baylac
Les vrais révolutionnaires n’étaient pas forcément ceux que l’on croit. Qui sait aujourd’hui que sans l’influence de l’Amérique, 1789 aurait peut-être été une année comme les autres ? Que le rôle des femmes fut déterminant ? Que la Révolution n’était pas seulement celle du peuple mais aussi celle du clergé et de la noblesse ? Que le vote de la mise à mort du roi fut loin de faire l’unanimité ? Marie-Hélène Baylac nous fait découvrir, par le biais d’archives oubliées, le quotidien de la prison du Temple où croupit la famille royale, le gigantesque trafic des pierres de la Bastille, les vraies raisons de l’assassinat de Marat, ou encore les rocambolesques débuts de la guillotine qu’on expérimente initialement sur des… moutons. Entre pressions et calculs politiques, vols de diamants et armoires cachées, sur fond d’échafaud et de famine, s’écrit l’une des périodes les plus violentes et tourmentées de l’histoire de France. Marie-Hélène Baylac est agrégée d’histoire, spécialiste de la période révolutionnaire et de l’Empire. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages de référence parmi lesquels Hortense de Beauharnais (Perrin, 2016).
La République oubliée.De février 1848 au coup d'État du 2 décembre 1851, la France semble rejouer l'histoire de la Grande Révolution en accéléré : la chute de la monarchie (de Juillet) laisse place à une république dont les divisions et l'instabilité favorisent un rétablissement de l'ordre ponctué par un coup d'État et la restauration de l'Empire au profit de Louis-Napoléon Bonaparte, devenu Napoléon III. Pourtant, l'histoire ne se répète jamais et la IIe République présente des caractères propres et d'une étonnante modernité. C'est avec elle que se découvre la fracture moderne entre la droite (ou plutôt les droites : légitimiste, orléaniste et bonapartiste) et la gauche autour de la question sociale, fracture qui apparaît lors des terribles journées de juin 1848 qui préfigurent la Commune. C'est elle qui sacralise le drapeau tricolore, le suffrage universel et l'abolition de l'esclavage qui ne seront plus jamais remis en cause. Encore elle qui instaure l'élection du président de la République (Louis-Napoléon Bonaparte demeure le président le mieux élu de notre histoire) et découvre un paysage politique dont le spectre est toujours globalement d'actualité. La richesse des acteurs épouse celle, presque incroyable, des événements. Dans l'ordre chronologique : Lamartine, Louis Blanc, Ledru-Rollin, Cavaignac, Thiers, Louis-Napoléon Bonaparte mais aussi tous les grands écrivains du temps (Hugo, Flaubert, George Sand, Tocqueville...) qui furent non seulement des grands témoins, mais souvent des acteurs de premier ordre. Un grand récit, presque une fresque, porté par la plume, enlevée et experte, de l'auteure. Il a reçu le prix Guerres et Paix 2022.Prix Guerres et Paix 2022
Une biographie intime et politique de la Vierge rouge. Louise Michel est d'abord un nom, celui que portent 190 établissements scolaires de France et bien davantage encore de rues. Un nom idolâtré par la gauche, détesté par la droite, mais dont l'histoire reste méconnue. Avec le talent qu'on lui connaît, Marie-Hélène Baylac est partie sur les traces de l'anarchiste la plus célèbre de France. Née à Vroncourt-la-Côte en 1830, d'une servante abusée par son châtelain, Louise est élevée comme " une demoiselle ", et, devenue institutrice, elle monte à Paris à l'âge de 26 ans. Dès lors, sa vie se confond avec la quête d'une société plus juste. Elle fréquente les milieux républicains, s'investit dans l'éducation populaire et pour l'émancipation des femmes, fait ses premières armes de militante socialiste. La guerre franco-prussienne de 1870 puis la Commune révèlent une combattante intrépide. Elle y perd l'amour de sa vie, Théophile Ferré, mais son courage et sa fierté la transforment en icône. Déportée en Nouvelle-Calédonie, Louise est l'une des premières à s'intéresser à la nature et à la culture kanak. Elle y puise une source d'inspiration qui parcourra toute son œuvre littéraire. À son retour à Paris, en 1880, les foules se pressent pour entendre la Vierge rouge, désormais convaincue qu'il n'est de solution à la misère et aux injustices que dans l'abolition brutale de l'État. Pendant un quart de siècle, oratrice infatigable autant qu'écrivaine prolifique, elle tient la police en haleine, multiplie les séjours en prison, se réfugie à Londres. Son chemin croise les grandes crises de la Troisième République, du boulangisme à l'affaire Dreyfus. Elle côtoie les figures majeures de la pensée révolutionnaire internationale – Blanqui, Kropotkine, Malatesta… – et les ténors de la vie politique : Clemenceau, les Jules – Favre, Simon, Guesde, Ferry, etc. Quand elle meurt à Marseille, début 1905, au retour d'une tournée en Algérie, la presse s'incline devant la dernière des romantiques, reconnaissant qu'elle force le respect de tous, y compris de ceux qui combattent ses idées. Puisant aux écrits abondants de " la grande citoyenne " et aux sources officielles, témoignages, articles de presse, visites de terrain, la plume enlevée et experte de Marie-Hélène Baylac nous entraîne dans le récit de cette vie épique.
La vie romanesque de la Reine du crime.
La vie tragique de celle qui fit Napoléon III aprés avoir incarné les fastes du Premier Empire. Hortense de Beauharnais a souvent été réduite au simple rôle de belle-fille de Napoléon. Mariée à un homme qu'elle n'aime pas, assujettie aux obligations de la vie officielle, soumise aux rigueurs de l'exil, frappée par la mort de deux de ses fils et l'éloignement de son amant, la vie de la jeune femme aux yeux bleus semble marquée du sceau du malheur. Elle est pourtant loin de s'en tenir à un second rôle. Tour à tour princesse, reine puis duchesse, endurcie par les épreuves, Hortense exercera son influence jusque dans l'exil où, retirée à Arenenberg, au bord du lac de Constance, elle reçoit les visiteurs qui affluent de toute l'Europe. Intensément mère, elle se bat en 1831, puis en 1836 pour sauver son fils, Louis-Napoléon, auquel elle inculque des valeurs qui contribueront à faire de lui l'empereur Napoléon III. Puisant aux sources les plus larges, y compris les fonds d'archives d'Arenenberg et de Ravenne jusqu'alors inexploités, Marie-Hélène Baylac retrace avec brio la vie à la jonction de deux siècles de cette femme d'esprit au destin d'exception.
Paris occupé, le 2 avril 1814. Alexandre Ier, tsar de Russie, reçoit le général de Caulaincourt. Les deux hommes s'entretiennent de l'abdication de Napoléon Ier et du lieu qui accueillera son exil. Quelques jours plus tôt, lâché par ses maréchaux, l'Empereur a été vaincu et la Grande Armée balayée par les armées des Coalisés. Le 3 mai 1814, il débarque à l'île d'Elbe. Durant trois cents jours, il règnera en maître absolu sur cette île d'à peine 224 km², située entre la Corse et la Toscane, qu'il s'emploiera à moderniser. Perpétuellement en mouvement, il s'active sans relâche, visitant chaque recoin de l'île, lançant de nombreux projets, veillant au moindre détail. Loin des grandes batailles qui ont forgé sa réputation, c'est aussi un homme qui tente, malgré les dimensions dérisoires de son «royaume d'opérette», de reconstituer le cadre impérial, avec son organisation, son étiquette, sa cour et son armée. Mais surtout, c'est depuis Elbe qu'inlassablement il prépare son évasion et son retour en France. À partir des mémoires, de la correspondance officielle et de multiples témoignages de compagnons d'exil, Marie-Hélène Baylac fait revivre avec brio le séjour de Napoléon à l'île d'Elbe, de son arrivée sous bonne escorte à son départ secret dans la nuit du 26 au 27 février 1815. Entre intrigues et manoeuvres, s'agitent les partisans et fidèles de Napoléon, mus par un désir fervent de voir l'Empereur régner à nouveau sur l'Europe.
Au lendemain de la modification du Code Civil qui reconnaît enfin que les animaux sont des " êtres vivants doués de sensibilité ", Marie-Hélène Baylac nous invite à une redécouverte inédite et jubilatoire du monde animal à travers ses figures de proue les plus célèbres.Si la loi française vient de les reconnaître comme " êtres vivants doués de sensibilité ", les animaux ont toujours été des personnages historiques à part entière. De ces héros réels ou imaginaires qui ont fait l'Histoire, la liste est longue, depuis le cheval de Troie et l'éléphant fétiche d'Hannibal jusqu'à Milou, le compagnon de Tintin, le First Dog de la Maison Blanche et le chameau offert par le Mali à François Hollande, en passant par la girafe de Charles X, le guépard de Joséphine Baker ou le chimpanzé de Michael Jackson. D'une plume alerte, Marie-Hélène Baylac brosse leurs portraits riches en découvertes et anecdotes. Elle souligne le lien particulier qui les attachait à leurs maîtres illustres, tel Baltique, le labrador de François Mitterrand, ou à leur patrie, comme Laïka, la petite chienne soviétique sacrifiée à la conquête de l'espace. Un panorama toujours passionnant, souvent émouvant, qui offre un autre regard sur les nations et les grands de ce monde, sans oublier les milieux du sport, de la science ou de la technologie.
Les 188 entrées de ce dictionnaire original " racontent " toute notre gastronomie : petite et grande histoire des aliments et des mets, recettes et tours de main inattendus, précisions nutritionnelles, extraits d'oeuvres d'écrivains, références picturales, musicales, cinématographiques...
L'habit fait parfois le moine !