Marie-Hélène Lafage
Marie-Hélène Lafage
Entrer Dans le mouvement des lignes ; Dans le fracas, la tourbe Des mots La poésie est souvent fille de l'admiration. Dans ce recueil, la poésie se découvre comme contestation. Avec la distance que permet la langue poétique, Marie-Hélène Lafage prend à témoin « les colporteurs du temps» qui empêchent la parole vraie de résonner dans « les avenues bruyantes de l'ère médiatique, chargés de leur orgueil, de leurs remèdes, miracles seuls capables de mettre fin aux maux du siècle ». La poésie se fait action - désir de transformation issu de la patience endurée devant l'abus des mots, alors que « l'on n'entendait plus partout qu'un vaste rire public entrecoupé de grandes lamentations ; la France était en représentation continuelle ». Ce recueil s'offre comme un espace poétique de liberté. Il déclame l'espérance à l'oeuvre dans la cité, dont chaque poème imprime le motif sur la page, en même temps qu'il invite à partir sur la trace de son origine. Je suis parti J'avais Le pays pour moi seul L'aube était si blanche, Le matin Écrivait un psaume. Issue d'une formation en khâgne puis en Institut d'Urbanisme, Marie-Hélène Lafage est urbaniste en banlieue. Vice-présidente de l'association Les Altercathos, elle est co-fondatrice du café culturel Le Simone à Lyon.
Un essai qui défend une conception positive, écologiste et solidaire de l'adaptation au changement climatique en s'appuyant sur l'expérience concrète des acteurs de terrain.Marie-Hélène Lafage contribue à politiser la question de l'adaptation au changement climatique en montrant que celle-ci ne se limite pas à des choix techniques mais suppose de " changer la société dans un climat qui change ". Il s'agit de définir ce que nous voulons préserver, et de quelle manière, en prenant en compte les inégalités sociales. Ce livre met en lumière l'impact du changement climatique à l'échelle locale (eau, gestion des risques, économie...) et dans de multiples secteurs (assurances, agriculture, tourisme...), en donnant la parole à des acteurs impliqués dans des initiatives et des conflits autour de l'adaptation. Il vise à alimenter le débat public en dénonçant les impréparations, mal-adaptations et autres projets inadéquats face au climat futur. Face à des conceptions néolibérales et conservatrices, l'autrice plaide pour une adaptation écologique et solidaire envisagée comme une " métamorphose ", esquissant une voie pour engager localement des transformations fondamentales, renouveler les pratiques politiques, mobiliser les forces vives de la société et redéfinir notre rapport au vivant.