Marie-france Bokassa
Marie-france Bokassa
« C'est mon histoire et je la raconterai de la même façon dans vingt ans. Ça me fait même du bien de plonger dans mes souvenirs. Je remonte des pentes depuis toute petite. Parfois je glisse, parfois je tombe, parfois je me casse, j'ai même connu plusieurs brancards et réanimations effrayantes mais je finis toujours par me relever et par remonter la piste. » Pour la première fois, la championne de tennis Marion Bartoli, vainqueur du tournoi de Wimbledon 2013, se raconte dans une autobiographie, écrite avec la collaboration de Géraldine Maillet. Un récit unique et bouleversant.
« C'est mon histoire et je la raconterai de la même façon dans vingt ans. Ça me fait même du bien de plonger dans mes souvenirs. Je remonte des pentes depuis toute petite. Parfois je glisse, parfois je tombe, parfois je me casse, j'ai même connu plusieurs brancards et réanimations effrayantes mais je finis toujours par me relever et par remonter la piste. » Pour la première fois, la championne de tennis Marion Bartoli, vainqueur du tournoi de Wimbledon 2013, se raconte dans une autobiographie, écrite avec la collaboration de Géraldine Maillet. Un récit unique et bouleversant.
«J'étais une princesse et je vivais dans un château. Mon enfance, vue de loin, tenait du conte de fées. Et pourtant je ne fus pas heureuse. Car l'ogre était mon père. Je suis née en Centrafrique en 1974, à l'hôpital de Bangui, la capitale. Mon père était le président de cette république et ma mère, une jeune fille de seulement quinze ans venue de l'île de Taïwan. Mon père a eu deux enfants avec ma mère, et affirmait en avoir au total cinquante-six, nés de dix-sept femmes d'origines géographiques différentes : de Roumanie, du Vietnam, de Taïwan, de Côte d'Ivoire, du Cameroun, du Liban, de France et d'ailleurs. Ils les avaient rencontrées lors de voyages officiels. J'ai fait mes premiers pas sur la belle terre rouge d'Afrique. Dix ans après sa prise du pouvoir en République centrafricaine, mon père a décidé de s'autoproclamer empereur. En 1977, il a organisé la cérémonie du sacre et, presque simultanément, a choisi de mettre sa progéniture à l'abri en Europe. Il a informé les mamans de la séparation imminente, afin de protéger les enfants d'éventuelles tentatives d'attentat.» Marie-France Bokassa, fille de l'ex-empereur de Centrafrique, a grandi au château d'Hardricourt, dans les Yvelines, avec ses frères et soeurs soumis à une discipline militaire et laissés dans le plus grand dénuement. Elle raconte une enfance folle et sa fuite hors du château.
«J'étais une princesse et je vivais dans un château. Mon enfance, vue de loin, tenait du conte de fées. Et pourtant je ne fus pas heureuse. Car l'ogre était mon père. Je suis née en Centrafrique en 1974, à l'hôpital de Bangui, la capitale. Mon père était le président de cette république et ma mère, une jeune fille de seulement quinze ans venue de l'île de Taïwan. Mon père a eu deux enfants avec ma mère, et affirmait en avoir au total cinquante-six, nés de dix-sept femmes d'origines géographiques différentes : de Roumanie, du Vietnam, de Taïwan, de Côte d'Ivoire, du Cameroun, du Liban, de France et d'ailleurs. Ils les avaient rencontrées lors de voyages officiels. J'ai fait mes premiers pas sur la belle terre rouge d'Afrique. Dix ans après sa prise du pouvoir en République centrafricaine, mon père a décidé de s'autoproclamer empereur. En 1977, il a organisé la cérémonie du sacre et, presque simultanément, a choisi de mettre sa progéniture à l'abri en Europe. Il a informé les mamans de la séparation imminente, afin de protéger les enfants d'éventuelles tentatives d'attentat.» Marie-France Bokassa, fille de l'ex-empereur de Centrafrique, a grandi au château d'Hardricourt, dans les Yvelines, avec ses frères et soeurs soumis à une discipline militaire et laissés dans le plus grand dénuement. Elle raconte une enfance folle et sa fuite hors du château.