Marie-thérèse Humbert
Marie-thérèse Humbert
Dans l’étrange demeure du Volkameria, Christophe grandit entouré de secrets et d’un fantôme : Ilse, l’amnésique dont il tombera amoureux.
Osiol, pies, kot i kogut, okrutnie potraktowani przez swoich wla´scicieli, postanowili zosta´c muzykantami. Zwierzeta wyruszyly do Bremy. Podczas drogi natknely sie na dom, w którym mieszkali zbójcy. Ba´s´n, która pokazuje, jak wazne sa moc przyja´zni i wspólnotowe dzialanie.
Une bonne douzaine de séjours de Balzac à Saché - où il avait même sa chambre - ponctuent une existence de nomade. N'était-ce vraiment que pour la commodité d'être reçu, et de pouvoir travailler en paix dans sa Touraine natale ? Quel charme occulte le ramenait donc à Saché ?
Osiol, pies, kot i kogut, okrutnie potraktowani przez swoich wla´scicieli, postanowili zosta´c muzykantami. Zwierzeta wyruszyly do Bremy. Podczas drogi natknely sie na dom, w którym mieszkali zbójcy. Ba´s´n, która pokazuje, jak wazne sa moc przyja´zni i wspólnotowe dzialanie.
"... elle était tout, passionnément, terriblement TOUT. Elle était la mer, l'infini de la mer dans le soleil et sous la pluie, elle était les brisants et leur colère dévorante, elle était l'aboiement des chiens perdus et le rugissement des fauves, elle était la terre qui dort et s'éveille et l'eau et le sable, les cailloux bleus de la route, son enroulement quand elle tourne et derrière l'enroulement ce n'est plus tout à fait la même route ni le même monde, des maisons sont apparues, des arbres sont nés qu'on ne connaissait pas, elle était ces arbres, groupés, seuls, elle était tous les arbres et leurs branches longues cherchant en vain à retenir le ciel qui glisse, elle était l'herbe et la brise et la musique de la brise, elle était la tige bordeaux de la canne à sucre qu'elle observait de son trou dans la haie, l'enfant s'embusquait là, des heures seule dans ce trou je me rappelle..." Un ensemble de récits où l'auteur tantôt se penche sur son passé, confiant émerveillements et blessures d'enfance (la maladie d'un père adoré, les maisons disparues et la nécessité du départ), tantôt évoque d'autres moments de sa vie loin de l'île natale - cette 'île là-bas' dont la lumière a irrigué toute son oeuvre littéraire -, ou élabore, en lien étroit avec ce même terreau intime, de brefs récits où se côtoient émotion, fantastique et humour.
"... elle était tout, passionnément, terriblement TOUT. Elle était la mer, l'infini de la mer dans le soleil et sous la pluie, elle était les brisants et leur colère dévorante, elle était l'aboiement des chiens perdus et le rugissement des fauves, elle était la terre qui dort et s'éveille et l'eau et le sable, les cailloux bleus de la route, son enroulement quand elle tourne et derrière l'enroulement ce n'est plus tout à fait la même route ni le même monde, des maisons sont apparues, des arbres sont nés qu'on ne connaissait pas, elle était ces arbres, groupés, seuls, elle était tous les arbres et leurs branches longues cherchant en vain à retenir le ciel qui glisse, elle était l'herbe et la brise et la musique de la brise, elle était la tige bordeaux de la canne à sucre qu'elle observait de son trou dans la haie, l'enfant s'embusquait là, des heures seule dans ce trou je me rappelle..." Un ensemble de récits où l'auteur tantôt se penche sur son passé, confiant émerveillements et blessures d'enfance (la maladie d'un père adoré, les maisons disparues et la nécessité du départ), tantôt évoque d'autres moments de sa vie loin de l'île natale - cette 'île là-bas' dont la lumière a irrigué toute son oeuvre littéraire -, ou élabore, en lien étroit avec ce même terreau intime, de brefs récits où se côtoient émotion, fantastique et humour.
"- Et puis vous le savez, bien sûr, votre corps vous a très bien renseigné : je suis ce qu'on appelle une "fille facile". Elle s'arrêta, me défiant des yeux : - Une fille facile ! C'est bien ainsi qu'on dit en français, n'est-ce pas ? En anglais aussi, d'ailleurs : a woman of easy virtue. Easy ! Elle marqua de nouveau une pause, puis : - Vous savez, dit-elle, en réalité c'est pour essayer de se rassurer : la liberté des autres, ça fait si peur. Surtout celle des femmes. Très peur, vraiment. C'est dans tous les peuples, Harcourt, toutes les langues - partout. Alors, forcément, on essaie de diminuer, rabaisser, réduire... Les femmes faciles ! Elle eut de nouveau son rire amer. - Eh bien, apprenez-le, mon petit, ces femmes-là, ce sont les plus difficiles. Celles qu'on n'arrête pas, qu'on ne retient pas, au moment où on croit les tenir elles vous échappent, c'est comme ça. Elles ne le font même pas exprès ; simplement elles sont ainsi. Elles ont peut-être froid en permanence. Ou peut-être elles sont curieuses, elles cherchent... Moi c'est mon père... Et puis j'ai cherché... je cherche... Je ne sais pas, non... En tous... qui sait... Elle n'avait pas achevé sa phrase. Autour de nous toujours ce ronflement du vent dans le feuillage, comme la voix nocturne de la mer. Elle paraissait l'écouter avec moi lorsqu'une rafale subite souleva les feuilles à nos pieds. Elle eut un sourire un peu brisé." Ainsi vont les voix et les chairs dans ce grand roman initiatique, ce roman d'errance, de quête et de passions qui prend naissance au coeur de la Louisiane et de tous les métissages de notre monde. Née à l'Île Maurice, Marie-Thérèse Humbert, qui se réclame d'une double filiation culturelle, française et anglaise, est l'auteur d'une dizaine de romans, dont : À l'autre bout de moi (Grand Prix des lectrices de Elle) ; Un fils d'Orage (prix Terre de France-La Vie) ; La Montagne des Signaux ; Le chant du seringat la nuit... Les désancrés marque le retour attendu d'une fabuleuse romancière de notre temps
"- Et puis vous le savez, bien sûr, votre corps vous a très bien renseigné : je suis ce qu'on appelle une "fille facile". Elle s'arrêta, me défiant des yeux : - Une fille facile ! C'est bien ainsi qu'on dit en français, n'est-ce pas ? En anglais aussi, d'ailleurs : a woman of easy virtue. Easy ! Elle marqua de nouveau une pause, puis : - Vous savez, dit-elle, en réalité c'est pour essayer de se rassurer : la liberté des autres, ça fait si peur. Surtout celle des femmes. Très peur, vraiment. C'est dans tous les peuples, Harcourt, toutes les langues - partout. Alors, forcément, on essaie de diminuer, rabaisser, réduire... Les femmes faciles ! Elle eut de nouveau son rire amer. - Eh bien, apprenez-le, mon petit, ces femmes-là, ce sont les plus difficiles. Celles qu'on n'arrête pas, qu'on ne retient pas, au moment où on croit les tenir elles vous échappent, c'est comme ça. Elles ne le font même pas exprès ; simplement elles sont ainsi. Elles ont peut-être froid en permanence. Ou peut-être elles sont curieuses, elles cherchent... Moi c'est mon père... Et puis j'ai cherché... je cherche... Je ne sais pas, non... En tous... qui sait... Elle n'avait pas achevé sa phrase. Autour de nous toujours ce ronflement du vent dans le feuillage, comme la voix nocturne de la mer. Elle paraissait l'écouter avec moi lorsqu'une rafale subite souleva les feuilles à nos pieds. Elle eut un sourire un peu brisé." Ainsi vont les voix et les chairs dans ce grand roman initiatique, ce roman d'errance, de quête et de passions qui prend naissance au coeur de la Louisiane et de tous les métissages de notre monde. Née à l'Île Maurice, Marie-Thérèse Humbert, qui se réclame d'une double filiation culturelle, française et anglaise, est l'auteur d'une dizaine de romans, dont : À l'autre bout de moi (Grand Prix des lectrices de Elle) ; Un fils d'Orage (prix Terre de France-La Vie) ; La Montagne des Signaux ; Le chant du seringat la nuit... Les désancrés marque le retour attendu d'une fabuleuse romancière de notre temps
Blanche de La Motte n'a pas connu son père et peu sa mère, Emilie Le Guilvinec, partie le rejoindre en Nouvelle-France. Avant de mourir, celle-ci révèle à sa fille comment elle a été déshéritée, bannie des salons. Blanche ne l'oubliera jamais. Elevée à Paris chez sa marraine, Ninon de Lenclos, elle assiste à la première des Précieuses ridicules. Une révélation: Blanche sera comédienne dans la troupe de Molière. Volontaire et fragile, elle aimera trois hommes, dont, en secret, le jeune Louis XIV. Son amitié avec la Montespan, entre fascination et rivalité, l'entraînera au coeur des intrigues de la Cour et de la plus criminelle d'entre elles, l'affaire des poisons et des messes noires. Menacée, Blanche sort ses griffes. Qui cherche à lui nuire? Les vieilles Précieuses? Une des maîtresses du roi? Ses demi-frères qui veulent la cloîtrer? Réussira-t-elle enfin à venger sa mère? Des coulisses de Versailles aux loges des théâtres, ce roman sensuel et captivant mêle avec panache le jeu des ambitions déçues, les passions et les manoeuvres de ces grandes dames obsédées par les pouvoirs occultes.
Blanche de La Motte n'a pas connu son père et peu sa mère, Emilie Le Guilvinec, partie le rejoindre en Nouvelle-France. Avant de mourir, celle-ci révèle à sa fille comment elle a été déshéritée, bannie des salons. Blanche ne l'oubliera jamais. Elevée à Paris chez sa marraine, Ninon de Lenclos, elle assiste à la première des Précieuses ridicules. Une révélation: Blanche sera comédienne dans la troupe de Molière. Volontaire et fragile, elle aimera trois hommes, dont, en secret, le jeune Louis XIV. Son amitié avec la Montespan, entre fascination et rivalité, l'entraînera au coeur des intrigues de la Cour et de la plus criminelle d'entre elles, l'affaire des poisons et des messes noires. Menacée, Blanche sort ses griffes. Qui cherche à lui nuire? Les vieilles Précieuses? Une des maîtresses du roi? Ses demi-frères qui veulent la cloîtrer? Réussira-t-elle enfin à venger sa mère? Des coulisses de Versailles aux loges des théâtres, ce roman sensuel et captivant mêle avec panache le jeu des ambitions déçues, les passions et les manoeuvres de ces grandes dames obsédées par les pouvoirs occultes.