Martin Aurell
Martin Aurell
Cadre de vie incontournable des sociétés médiévales, la seigneurie n'en finit pas de susciter intérêts et débats. Le sixième colloque international de l'équipe des « Mondes Plantagenêts » a investi cet objet de recherches en mettant à profit un ancrage doublement singulier, géographique et chronologique. Le large espace occidental dominé par la dynastie Plantagenêt (de l'Ecosse aux Pyrénées) est un terrain de choix pour observer les mutations de la seigneurie à l'heure de l'affermissement des pouvoirs royaux et princiers, notamment chez les premiers Plantagenêts où cela suscite une suite de révoltes nobiliaires. Les dix-huit communications rassemblées dans ce volume livrent des analyses renouvelées sur le prélèvement seigneurial et ses dimensions territoriales pendant le Moyen Age central, sur les enjeux politiques et économiques qui s'y déploient, sur les formes de domination sociale qu'elles secrètent, sur les territoires qu'elles façonnent ou qu'elles polarisent.
Aliénor d'Aquitaine (11241204) est la plus célèbre sinon la plus populaire des reines du Moyen Âge. Grâce à une documentation quasi exhaustive consultée des deux côtés de la Manche, Martin Aurell offre ici une biographie entièrement renouvelée de la souveraine. Duchesse descendante de l'antique lignée des Guilhémides, elle est au XII siècle l'héritière de l'Aquitaine, la plus étendue des principautés du royaume de France, mais aussi l'une des plus riches. Son premier mariage avec Louis VII, roi de France, échoue à la suite d'un différend stratégique et familial. En 1152, elle se remarie avec le jeune Henri II, roi d'Angleterre, une alliance qui fonde le vaste empire Plantagenêt, de la frontière de l'Écosse aux Pyrénées et de l'est de l'Irlande à l'Auvergne. En 1173, Aliénor fomente une rébellion contre son mari, dont l'échec lui vaut quinze ans de résidence surveillée, avant de retrouver par son veuvage une place prépondérante sous le règne de ses fils Richard Coeur de Lion et Jean Sans Terre. Explorant les archives désormais bien inventoriées sur Aliénor, Martin Aurell livre ici un travail résolument neuf sur cette reine hors norme. Tout en déconstruisant sa légende, plus noire que dorée, l'historien revisite sa longue vie, brosse tour à tour le portrait de la jeune femme, de la mère, de l'amante. La féminité de la reine est au coeur de ce livre, abordée à travers le vêtement, la maternité, la répudiation, l'amour, la jalousie et le pardon dans une approche contemporaine qui redessine les contours de son pouvoir si âprement disputé tout au long de sa vie. Prix de la biographie du Point (2025). Prix Historia - 2025
Aliénor d'Aquitaine (11241204) est la plus célèbre sinon la plus populaire des reines du Moyen Âge. Grâce à une documentation quasi exhaustive consultée des deux côtés de la Manche, Martin Aurell offre ici une biographie entièrement renouvelée de la souveraine. Duchesse descendante de l'antique lignée des Guilhémides, elle est au XII siècle l'héritière de l'Aquitaine, la plus étendue des principautés du royaume de France, mais aussi l'une des plus riches. Son premier mariage avec Louis VII, roi de France, échoue à la suite d'un différend stratégique et familial. En 1152, elle se remarie avec le jeune Henri II, roi d'Angleterre, une alliance qui fonde le vaste empire Plantagenêt, de la frontière de l'Écosse aux Pyrénées et de l'est de l'Irlande à l'Auvergne. En 1173, Aliénor fomente une rébellion contre son mari, dont l'échec lui vaut quinze ans de résidence surveillée, avant de retrouver par son veuvage une place prépondérante sous le règne de ses fils Richard Coeur de Lion et Jean Sans Terre. Explorant les archives désormais bien inventoriées sur Aliénor, Martin Aurell livre ici un travail résolument neuf sur cette reine hors norme. Tout en déconstruisant sa légende, plus noire que dorée, l'historien revisite sa longue vie, brosse tour à tour le portrait de la jeune femme, de la mère, de l'amante. La féminité de la reine est au coeur de ce livre, abordée à travers le vêtement, la maternité, la répudiation, l'amour, la jalousie et le pardon dans une approche contemporaine qui redessine les contours de son pouvoir si âprement disputé tout au long de sa vie. Prix de la biographie du Point (2025). Prix Historia - 2025
Découvrez le destin exceptionnel d’Aliénor d’Aquitaine, reine de France puis d’Angleterre, mère de Richard Cœur de Lion et figure majeure du XIIe siècle.
Aliénor d'Aquitaine (1124-1204) est certainement la plus célèbre des reines médiévales, dont la légende noire nourrit encore de nos jours bien des romans. Épouse successive de Louis VII de France et d'Henri II d'Angleterre, elle met au monde au moins dix enfants, dont les célèbres Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre. Voyageuse infatigable jusqu'en Terre Sainte, en Italie du Sud ou en Castille, elle fomente une vaste révolte contre son second mari. Devenue veuve, elle joue un rôle politique toujours plus important. C'est au travers de sa féminité (fille, femme, épouse, mère) que Martin Aurell choisit de présenter l'itinéraire audacieux de ce personnage aux multiples facettes, de la nuptialité au veuvage.
Le halo de mystère qui entoure au Moyen Âge l'épée du chevalier répond à une mythologie ancienne dont se font écho les chansons de geste, les romans arthuriens et les sagas scandinaves, tout comme l'iconographie et l'archéologie. L'épée est certes un outil fonctionnel, une prouesse technique et un objet d'art, mais aussi un artefact animé qui, dégageant une force surnaturelle, rend le chevalier invincible. Le combattant, le forgeron et les fées aimantes transmettant leurs épées sont au coeur de ce livre, qui explore les mentalités d'une époque révolue dont les récits continuent d'inspirer de nos jours l'heroic fantasy. L'épée est aussi le signe de la prépondérance sociale du chevalier et le symbole de la guerre dont il se réserve en exclusif l'exercice. Elle concrétise toutes les abstractions intellectuelles autour de l'usage de la violence légitime en société.
Le Moyen Âge a mauvaise réputation. Ne dit-on pas « moyenâgeux » pour qualifier une situation brutale ? Mal connu, on l'assimile à l'obscurantisme, la barbarie ou l'appauvrissement. L'historien Martin Aurell prend la hallebarde pour voler au secours de ce pauvre Moyen Âge. Il démonte dix poncifs avec son érudition accessible. Le fanatisme, la haine des femmes, l'inculture, la violence... Il apparaît qu'à bien des aspects, le Moyen Âge n'a rien à envier à d'autres périodes, et qu'il est parfois plus moderne que notre XXIe siècle !
Pour de nombreux historiens et écrivains, les croisades auraient été une pulsion unanime des Occidentaux pour conquérir les territoires des religions concurrentes et imposer partout leur culture. Encore récemment des films et des discours politiques ont véhiculé ce mythe. Ce livre rompt définitivement avec le fantasme d'un consensus autour des guerres des croisés, ces pèlerins armés partis conquérir les lieux saints, soutenir les royaumes chrétiens d'Orient, voire rétablir la foi catholique dans des provinces dissidentes, en particulier contre les Cathares. Au terme d'une enquête minutieuse à travers les archives et les chroniques médiévales, Martin Aurell fait resurgir les puissantes voix des chrétiens qui se sont élevés contre le pape et les princes prétendant libérer Jérusalem par la force, alors même que Jésus avait refusé à Pierre le droit de prendre le glaive pour se défendre en ce même lieu. Il révèle comment des prêtres, des moines et même des troubadours se sont dressés contre les exactions des hommes d'armes. Ils ont condamné les pogroms en Allemagne, les violences des chevaliers envers des populations désarmées, le pillage des villes, l'avidité des grands ordres militaires, dont les Templiers, les Hospitaliers ou les Teutoniques. En réhabilitant les grandes consciences qui ont plaidé avec une étonnante précocité pour la tolérance, l'auteur réhabilite un humanisme ancré dans la foi. Ce livre constitue donc une première. Grâce aux auteurs critiques, il dévoile des pages sombres et méconnues de l'histoire des Croisades. Il modifie notre regard sur la violence au Moyen Age.
La rencontre du chevalier et du savoir au XIIe siècle peut sembler paradoxale. Pourtant, elle se mêle inextricablement à la renaissance intellectuelle de cette période, mouvement décisif pour l'histoire de l'Occident. Le chevalier n'évolue pas seulement sur les champs de bataille, mais aussi dans les cours de plus en plus cultivées et raffinées. Son intérêt pour les classiques latins, son goût pour la lecture, voire sa propre poésie prouvent tout le contraire. Ce mécène éclairé a appris dans son enfance à lire en latin dans le psautier de sa mère aimante. Il patronne les jongleurs, il discute de littérature avec les clercs, à la fois intellectuels avant la lettre et prêtres, qui essaient au passage de réformer sa conduite, souvent brutale. Au fur et à mesure que leur culture livresque se développe, les chevaliers apprennent à réprimer leur propre violence à la guerre. Leurs lectures leur apprennent également les mots pour parler courtoisement aux femmes. À table, les contenances sont désormais de mise, tout comme la préciosité du langage, l'élégance des vêtements ou la mesure des gestes. Une révolution mentale est ainsi en oeuvre chez les élites laïques, qui, au contact avec le clergé savant, apprennent à mettre leurs armes au service du bien commun sous la direction du roi. Contre Norbert Elias, Martin Aurell démondre que la civilisation des moeurs a commencé quatre siècles plus tôt.