Mathias Enard
Mathias Enard
Découvrez Massinissa Selmani, une monographie unique préfacée par Mathias Enard, rassemblant 130 dessins, photos et animations.
Découvrez l’univers plastique et engagé de Massinissa Selmani à travers plus de 130 dessins, photographies et animations.
Un été, alors que le souvenir d'un amour de jeunesse revient hanter son esprit, Mathias Enard se lance dans une descente en canoë de la Sèvre Niortaise, un fleuve modeste de l'Ouest de la France qui fut longtemps le territoire de son enfance poitevine. À chaque coup de pagaie remonte à la surface la trace des lieux qui l'ont transformé. La Sèvre, donc, où il lut pour la première fois "Les Mille et Une Nuits" ; la Seine, où il a découvert Proust ; l'Isonzo, célébré par Ungaretti ; le Danube de Magris ; le Bosphore de Nedim, comme un pont entre deux mondes. Chaque fleuve fait écho à une image, une rencontre, une blessure individuelle ou collective, dans cette région des Balkans qui porte les cicatrices des nombreuses guerres du XXe siècle. De l'Hôtel Balkan de Trieste aux ruines de Sarajevo - où il a croisé, trente ans plus tôt, le regard de Sara, au coeur de la tragédie yougoslave -, ce périple en solitaire prend des allures d'odyssée intime et politique. L'auteur y poursuit son cycle de la "Mélancolie des confins" avec une autobiographie fluviale érudite et sensible, véritable méditation sur les langues, la littérature, l'histoire et la géographie.
Sortant de l'hôpital où il est venu rendre visite à une amie chère prise dans les glaces d'un accident cérébral, l'auteur transforme sa mélancolie en promenade dans la nuit précoce de l'automne berlinois, autant pour se réchauffer que pour chasser la tristesse qui l'étreint. Une promenade comme une conversation intérieure, tout en capillarités, qui réinvente la notion de frontières et produit sa définition mouvante, évolutive de la littérature. Récit de voyage imaginaire, archéologie de la mémoire, le premier volume (Nord) d'une cartographie intime et buissonnière de la planète Mathias Enard.
1939, Afghanistan. Autours d'un feu de camp, aux pieds des Bouddhas de Bâmiyân, une voyageuse européenne, Anne-Marie Schwarzenbach, tombe amoureuse d'une archéologue. Cette nuit-là, les deux femmes l'apprennent par la radio, la Seconde Guerre mondiale éclate. 2016, Berlin. Karsten, jeune Allemand qui se passionne pour l'Orient rencontre Nayla, une réfugiée syrienne, dont il s'éprend, malgré leurs différences. A travers ces deux récits entremêlés, deux histoires d'amour atypiques, comme un écho à deux époques complexes, se tissent au fil des pages. Alliant les contraires, rapprochant des êtres qui n'auraient jamais dû se croiser, l'album propose une réflexion sur la difficulté d'aimer aujourd'hui comme hier.
1939, Afghanistan. Autours d'un feu de camp, aux pieds des Bouddhas de Bâmiyân, une voyageuse européenne, Anne-Marie Schwarzenbach, tombe amoureuse d'une archéologue. Cette nuit-là, les deux femmes l'apprennent par la radio, la Seconde Guerre mondiale éclate. 2016, Berlin. Karsten, jeune Allemand qui se passionne pour l'Orient rencontre Nayla, une réfugiée syrienne, dont il s'éprend, malgré leurs différences. A travers ces deux récits entremêlés, deux histoires d'amour atypiques, comme un écho à deux époques complexes, se tissent au fil des pages. Alliant les contraires, rapprochant des êtres qui n'auraient jamais dû se croiser, l'album propose une réflexion sur la difficulté d'aimer aujourd'hui comme hier.
Quelque part dans un paysage méditerranéen orageux familier et insaisissable, en marge d'un champ de bataille indéterminé, un soldat inconnu tente de fuir sa propre violence. Le 11 septembre 2001, sur la Havel, aux alentours de Berlin, à bord d'un petit paquebot de croisière, un colloque scientifique fait revivre la figure de Paul Heudeber, mathématicien est-allemand de génie, disparu tragiquement, resté fidèle à son côté du Mur de Berlin, malgré l'effondrement des idéologies. La guerre, la désertion, l'amour et l'engagement... le nouveau roman de Mathias Enard - vif, bref, suspendu - observe ce que la guerre fait au plus intime de nos vies.
Pour les besoins d'une thèse sur "la vie à la campagne au XXIe siècle", un étudiant en anthropologie prend ses quartiers à La Pierre-Saint-Christophe, village fictif au bord du Marais poitevin, pour y observer les us et coutumes de ses pittoresques habitants - monsieur le Maire en tête, truculent patron de l'entreprise locale de Pompes Funèbres. Car ainsi va la grande Histoire : partout la mort saisit le vif - sauf pendant ces trois jours où elle marque une trêve, offrant à ses plus fidèles serviteurs un étourdissant répit : le Banquet annuel de la Confrérie des fossoyeurs. Où l'auteur de Boussole (Prix Goncourt 2015) investit le terroir de douce France, explore les ressources de son Poitou natal, exhume des trésors de culture populaire, et donne libre cours à sa fibre comique.
13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué. Par l'auteur du très remarqué "Zone" (prix Décembre 2008 et prix du livre Inter 2009).
Par une nuit décisive un voyageur lourd de secrets prend le train pour Rome, revisite son passé et convoque l'Histoire, dans un immense travelling qui mêle bourreaux et victimes, héros et criminels des guerres de la Méditerranée : une Iliade de notre temps.
Depuis le mythe de la tour de Babel, la diversité linguistique suscite d'innombrables questions : combien de langues y a-t-il sur terre ? Quelles sont leurs limites ? Pourquoi ce nombre diminue-t-il ? Est-ce que je peux inventer ma propre langue ? Les animaux parlent-ils une ou plusieurs langues ? Mathiars Énard explore toutes ces interrogations et finalement, en réponse à celle que nombre de personnes se posent : faut-il préserver la diversité des langues ? Ou, au contraire, ne serait-il pas magnifique de tous parler la même langue ? Il rappelle que le récit de l'aventure humaine est lié à la différence des langues.
Au cœur d’un maquis méditerranéen surgit un homme fourbu et sale. Soldat inconnu échappé d’une guerre indéterminée, il semble fuir sa propre violence dans le hors-champ des batailles. Une rencontre le force à recalculer sa trajectoire et sa notion du prix d’une vie. Aux alentours de Berlin, à bord d’un petit paquebot de croisière, le 11 septembre 2001, un colloque rend hommage à Paul Heudeber, génial mathématicien est-allemand, rescapé de Buchenwald, antifasciste resté loyal à son côté du Mur de Berlin, malgré l’effondrement de l’utopie communiste. De la tension entre ces deux récits s’élève, comme par une sorte de magie – poétique, spatiale, mathématique –, tout ce qui se joue, en amour comme en politique, entre l’engagement et la trahison, entre la fidélité et la lucidité, entre l’espoir et la survie.Les phrases tirées de L’Evangile le sont dans la traduction de Frédéric Boyer (Gallimard, 2022), le quatrain d’Omar Khayyam est traduit par Gilbert Lazard (La Différence, 1995). Durée : 06H32
Insomniaque, sous le choc d'un diagnostic médical alarmant, Franz Ritter, musicologue viennois, fuit sa longue nuit solitaire dans les souvenirs d'une vie de voyages, d'étude et d'émerveillements. Inventaire amoureux de l'incroyable apport de l'Orient à la culture et à l'identité occidentales, Boussole est un roman mélancolique et enveloppant qui fouille la mémoire de siècles de dialogues et d'influences artistiques pour panser les plaies du présent. Après Zone, après Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, après Rue des Voleurs... l'impressionnant parcours d'écrivain de Mathias Enard s'épanouit dans une magnifique déclaration d'amour à l'Orient.
"L'été 1991, les Serbes, les Bosniaques, les Croates commencent à se foutre sur la gueule et vingt ans plus tard on me demande d'imaginer un monument qui ne soit ni serbe ni bosniaque ni croate pour cette guerre oubliée plus que terminée. - Seul un artiste international comme vous peut dessiner quelque chose d'intéressant, on m'a dit. Quelque chose qui ne soit pas partisan, on m'a dit. Qui prenne en compte les souffrances de tous les camps, on m'a dit. Drôle d'idée qu'un monument à la souffrance, j'ai pensé", Pierre Marquès C'est alors que commence pour les auteurs une traversée des ruines de cette guerre balkanique, pour qui "les souvenirs, les traces, les marques sur les façades, sur les visages, le passé devient la seule façon de voir le présent." Un roman graphique, premier d'une longue série. "Pierre Marquès, dit Mathias Énard, reprend et transforme les grandes problématiques de l'art contemporain, donnant ainsi une signification profonde et engagée à un médium que certains croyaient en dangerd'extinction : la peinture."
Avoir vingt ans à l'heure du Printemps arabe, parler le français des romans de série noire, servir avec inquiétude les Frères musulmans, placer la liberté plus haut que la religion, séduire une jeune Barcelonaise et, de Tanger, contempler le mince détroit par où gagner ce qui semble le jardin des délices...
En pleine guerre civile, la double quête d'un sniper cherchant à atteindre la perfection dans son "art" et le bonheur dans l'amour qu'il veut imposer à Myrna, une toute jeune domestique.
Eté caniculaire 2003, dans le bloc chirurgical d'un hôpital parisien, Youri et Ignacio affrontent la vérité des corps. Désormais loin de leurs passions, Joana entreprend le voyage de sa vie - ou de sa mort - sur le fleuve Orénoque.
Mai 1506, Michel Ange débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé inachevé le tombeau que lui a commandé Jules II, au risque de s’attirer la colère de ce pape particulièrement irascible. Mais comment résister à l'invitation du Sultan Bajazet, qui veut lui confier la conception d'un pont enjambant l’estuaire du Bosphore, la Corne d'Or ? Pont entre deux rives, mais aussi entre deux mondes, deux civilisations… Une évocation fascinante et raffinée de ce moment où la Renaissance esquisse avec l'Orient byzantin un sublime rendez-vous, hélas manqué. L’interprétation de Thibault de Montalembert épouse toutes les nuances de ce récit qui mêle fastes révolus et ambiguïtés politiques. Durée : 03H20
Pour les besoins d’une thèse sur « la vie à la campagne au XXIe siècle », l’apprenti ethnologue David Mazon a quitté Paris et pris ses quartiers dans un modeste village fictif au bord du Marais poitevin. Logé à la ferme, bientôt pourvu d’une mob propice à ses investigations, s’alimentant au Café-Épicerie-Pêche et puisant le savoir local auprès de l’aimable Maire – également fossoyeur –, le nouveau venu entame un journal de terrain, consigne petits faits vrais et moeurs autochtones, bien décidé à circonscrire et quintessencier la ruralité. Mais déjà le Maire s’active à préparer le Banquet annuel de sa confrérie – gargantuesque ripaille de trois jours durant lesquels la Mort fait trêve pour que se régalent sans scrupule les fossoyeurs – et les lecteurs – dans une fabuleuse opulence de nourriture, de libations et de langage. Car les saveurs de la langue, sa rémanence et sa métamorphose, sont l’épicentre de ce remuement des siècles et de ce roman hors normes, aussi empli de truculence qu’il est épris de culture populaire, riche de mémoire, fertile en fraternité. Durée : 14H57
Dans son appartement viennois, Franz Ritter, musicologue épris d’Orient, chercheen vain le sommeil, dérivant entre fièvre et mélancolie, songes et souvenirsqu’habitent les images de l’insaisissable Sarah, spécialiste de l’attraction du GrandEst sur les aventuriers, les savants, les artistes occidentaux.Ainsi se déploie un monde d’orientalistes animés d’un désir de découvertes quel’actualité contemporaine vient gifler. Et l’écho de leur élan brisé résonne dansl’âme des personnages comme il traverse le livre.Roman nocturne, enveloppant et musical, tout en érudition généreuse et humourdoux-amer, Boussole est une déclaration d’admiration, une quête de l’autre ensoi et une main tendue – comme un pont jeté entre l’Occident et l’Orient, bâti surl’inventaire amoureux de siècles de fascination et d’influences indélébiles, pourtenter d’apaiser les feux du présent. « J’ai souhaité rendre hommage à tous ceux qui, vers le levant ou le ponant, ont été à tel point épris de la différence qu’ils se sont immergés dans les langues, les cultures ou les musiques qu’ils découvraient, parfois jusqu’à s’y perdre corps et âme. »Mathias Enard. Durée : 17H57
A Tanger, un adolescent libre penseur, assoiffé de liberté, connaît ses premiers émois avec sa cousine Meryem. Surpris par ses parents, pudibonds, obsédés par les questions d'honneur, de morale et de qu'en dira-t-on, il se fait rouer de coups, ce qui le décide à fuir et à vivre dans la rue, puis à traverser la Méditerranée. De Tanger à Barcelone, un roman d'apprentissage contemporain, l'épopée d'un jeune homme sauvé par son amour des polars noirs et des poètes orientaux. Othmane Moumen insuffle un puissant symbolisme à ce récit mêlant conte oriental et document contemporain. Durée : 09H00