Maurice Déribéré
Maurice Déribéré
Si présente mais si difficile à cerner, la couleur n'est pas une matière, c'est une sensation qui imprime en nous des sentiments et des impressions répercutés par la vision. De sa perception jusqu'aux symboles que nous lui attribuons en passant par la trichromie, les pigments naturels ou la colorimétrie, cet ouvrage nous invite à découvrir la couleur dans tous ses états.
Située au sud de l'océan Pacifique, l'Île de Pâques continue d'exercer sa fascination sur tous ceux qui rêvent encore d'évasion et de mystère. Ne serait-ce que par la révélation de son ensorcelante statuaire mégalithique, et de la surprenante écriture hiéroglyphique de ses anciens habitants, elle constitue un ensemble d'énigmes, que ni sa découverte - au XVIIIe siècle, par le navigateur hollandais Roggeveen - ni les brèves escales que Cook et La Pérouse effectuèrent sur son rivage, ne sont encore parvenues à expliquer. Pour répondre aux mystères de l'Île de Pâques, un couple d'explorateurs, Maurice et Paulette Déribéré, s'est consacré à cette mission. Maurice et Paulette Déribéré appartiennent en effet à la race, de plus en plus rare, des voyageurs attentifs et méticuleux, pour qui l'univers entier - des églises rupestres de Labilla aux ruines de Macchu Picchu - n'a plus de secret. Établis dans l'Île de Pâques, ils y nouèrent des amitiés solides et procédèrent à une enquête patiente et minutieuse. Le fruit de leurs recherches s'exprime dans « Les vérités de l'Île de Pâques », sous la forme d'un tableau rigoureusement authentique des moeurs et des coutumes des Pascuans, mais aussi par une analyse critique et pragmatique de l'histoire, de la philosophie et de la civilisation - jusqu'alors obscures ou méconnues - d'une peuplade d'origine vraisemblablement polynésienne. Dans un style simple, direct et dépouillé, qui répond parfaitement à la curiosité du lecteur, Maurice et Paulette Déribéré évoquent ainsi le présent et le passé de l'Île de Pâques, à l'aide de documents et de témoignages précis et indiscutables. Leur livre « Les vérités de l'Île de Pâques », prend donc l'éclairage requis, pour apporter - selon une formule chère à Gaston Leroux - une lumière totale sur cette petite parcelle insulaire du monde, qui n'a rien perdu de son charme, ni ses étranges mégalithes de leur éclat.
La destruction des hommes et de leurs oeuvres par les eaux est une effroyable calamité, rendue plus intense encore par la terrible incapacité à s'en défendre. Lorsque les basses plaines de la Mésopotamie furent noyées, l'homme en retint l'histoire qui se transposa en un mythe du Déluge. Babylone en reprit les fondements dans les anciens écrits sumériens et la Bible en fit l'un de ses grands thèmes. Dans toutes les parties du monde, on retrouve des évocations du même genre, associées à des cataclysmes divers et qui devinrent des images fondamentales dans les transferts de civilisations. Il en fut ainsi en Chine ou en Polynésie. Chez les anciens Mayas, le Popohl Vuh, le Livre sacré, rapporte un déluge qui fut marqué par le passage des époques de la pierre taillée à celles des temps historiques. A la fois, "fin" et espoir de renouveau, le Déluge et les divers déluges valaient d'être inventoriés, puis analysés et examinés sur des bases géographiques, géologiques et archéologiques. C'est ce qui a été fait ici avec minutie, scientifiquement et selon une logique affirmée qui apporte ainsi bien des explications à des thèmes mystérieux. Cette véritable histoire du Déluge ouvre, par ailleurs, la voie sur des horizons nouveaux et parfois inquiétants : l'Apocalypse sera-t-elle un autre déluge ? Ce dernier est-il possible ? Est-il imminent ? Toute une philosophie s'esquisse pour relier le passé au futur, la fin et le renouveau, les grands mythes de l'Asie aux concepts modernes.