Menar Fabien
Menar Fabien
Un professeur de littérature au niveau collégial voit sa vie chambardée lorsqu'il attrape au vol une tasse de café provenant d'une scène de ménage du voisinage. Il se sentira alors investi d'une mission : écrire un grand roman qui lui assurera gloire et postérité. Mais ne s'improvise pas écrivain qui veut et les chemins de la création seront parsemés d'embûches pour le moins surprenantes. Premier roman de Fabien Ménar, Le Grand Roman de Flemmar se démarque par sa fraîcheur, son humour et sa fantaisie. Son style n'est pas sans rappeler Emmanuel Carrère, Jean-Paul Dubois ou Daniel Pennac. Flemmar Lheureux, professeur médiocre et mari lamentable, est aux prises avec un problème majeur : il se consacre depuis un an à l'écriture d'un roman dont il n'a pas réussi à pondre une seule ligne! L'obsession de l'écriture est telle chez lui qu'aucune stratégie n'est négligée pour l'aider à réaliser son projet : lecture des grands écrivains, rituel préparatoire, visites chez l'oncle alcoolique et philosophe. Rien n'y fait. Quand ce n'est pas l'inspiration qui fait défaut, ce sont les éléments extérieurs qui finissent par disparaître mystérieusement, perturbant ses efforts. Même un collègue professeur lui dame le pion et publie un ouvrage encensé par la critique. Flemmar se serait-il trompé de destin? Voici une écriture qui se moque allègrement d'une certaine culture littéraire et de son usage. Pourquoi tant lire si la vie n'en est pas changée?
Dans les tourbillons drolatiques de cette intrigue littéraire se côtoient les lévitations d'un vieil alcoolo, le premier émoi amoureux d'un garçon de 10 ans, le coma d'une centenaire qui a connu Marcel Proust, autant d'universitaires que de clochards... et une bibliothèque fantôme qui excite toutes les convoitises.Voici donc un roman policier à la prose alerte et au rythme bondissant mais également un livre à la gloire d'une certaine littérature disparue.Un beau matin, les librairies de la ville reçoivent 10 romans, publiés chez autant d'éditeurs mais ayant le même titre, Notre pain quotidien. Qu'ils soient tous signés des initiales F. S. et que l'ensemble paraisse construire une seule et vaste fresque romanesque passe toujours, mais que deux des éditeurs soient assassinés enfume la rentrée littéraire d'un fameux brouillard.Heureusement que l'enquête sera confiée au lieutenant Lemaître, lecteur érudit et grand praticien du subjonctif. On apprendra aussi à connaître la fougueuse Clotilde, brillante étudiante en lettres qui s'est mise en devoir de mettre un visage sur les énigmatiques initiales, le malheureux Flemmar Lheureux, existentiel errant, ex-professeur raté devenu libraire non moins minable, et son employeur, Édouard Masson, le mercantile et véreux propriétaire de la librairie du même nom.
C'est dans le monde passionnant de l'art (crapuleux) que se déploie cet excellent roman de Fabien Ménar. Avec un habile sens de la mise en scène et une écriture intelligente, Fabien Ménar nous entraîne dans un dédale de filatures gigognes. S'ouvre à nous un univers où les enquêtes s'entrecroisent et dans lequel les intrigues, bouclées d'une main experte, vous tiendront en haleine jusqu'à un coup d'éclat sans précédent ! Thomas est un jeune concierge d'immeuble qui a un passe-temps bien particulier : suivre les gens qu'il croise dans la rue et inventer à leur sujet des histoires qu'il raconte à monsieur Defoe, son voisin aveugle. Mais en s'arrêtant, un jour, dans un restaurant du Vieux-Montréal, sa vie prend un tour insoupçonné. En décidant de filer un homme intrigant qui s'avère être un galeriste véreux, il met malgré lui le doigt dans un engrenage menaçant. Vierge Lys, surnommée par ses confrères Mona Lisa, est détective spécialisée en oeuvres d'art. Elle souhaite faire la lumière sur un important trafic de faux tableaux expressionnistes. Parallèlement, elle reçoit un message anonyme lui indiquant de faire analyser une toile du célèbre peintre espagnol Bodega, installé au Québec depuis dix ans. De Hollywood à Montréal, elle tente par tous les moyens de démanteler un imposant réseau de faussaires. Les filatures et les quêtes des deux personnages s'entremêlent tout au long du récit. Mettant chacun sa vie en péril au profit de l'art et dans l'espoir de faire jaillir la lumière sur ce sombre marché, Thomas et Mona Lisa ne manquent pas d'en apprendre sur eux-mêmes et de révéler leurs vraies couleurs.