Michel Debre
Michel Debre
1963 : la France, enfin en paix, doit se reconstruire. Dans Au service de la nation, Michel Debré, premier Premier ministre de la Ve République et père de la Constitution, expose sans détour sa vision d'une politique nationale ambitieuse.
Michel Debré, premier Premier ministre de la Ve République, livre ici une vision audacieuse et concrète pour redonner à la France sa puissance et son indépendance.
À l'heure de grands choix pour la France, le regard politique de Michel Debré nous ouvre les yeux sur les travers de notre époque. Ce réquisitoire unique du père fondateur de la Ve République, Premier ministre du général de Gaulle, conserve une brûlante actualité. Michel Debré dresse une critique brillantissime, sans concessions à l'égard du personnel politique, administratif, des dirigeants économiques, syndicaux... responsables de la décadence française. Il y dénonce leur immobilisme et leur incapacité à dépasser les querelles partisanes, à sortir des faux-semblants, à réformer, modifier, moderniser la France. Crise des valeurs, paresse des responsables partisans, dérive des institutions, abstention... tout y est ! À l'heure de grands choix pour la France, ce regard politique nous ouvre les yeux sur les travers de notre époque. Jean-Louis Debré, ancien président de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, présente le livre de son père, Michel Debré, redécouvert dans les archives historiques des éditions Plon.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ce livre a été achevé pendant l'hiver 1956-1957. Depuis, les événements ont éclairé d'une lumière très vive la thèse - ou plutôt - le diagnostic de l'auteur. Les « princes qui nous gouvernent » sont à ce point attachés au système qui les fait ce qu'ils sont, qu'ils préfèrent l'abdication de la France au redressement qui serait le salut. Or, ce redressement, nécessaire à l'existence de la France et à la liberté des Français, est possible, mais il exige des « princes » un acte de courage. Quelle erreur commettent-ils en ne le comprenant pas ! Le régime ne résistera pas à certaines épreuves et, après avoir tout perdu, pour n'avoir pas osé s'attaquer au seul problème, celui de l'autorité politique, nos princes seront, eux-mêmes, des épaves perdues. Se ressaisiront-ils avant qu'il soit trop tard ?