Michel Hérubel
Michel Hérubel
« Guadalcanal, le 12 août 1942. - Ça va, Bob, chez vous ? - Oui, mon colonel, les Japs étaient dans mes barbelés. Il n'en reste plus... - OK, Bob, thank you... Le capitaine Robert Putnam reposa son téléphone et soupira. En deux phrases, il avait résumé l'un des exploits les plus sanglants de la bataille en cours. Les Japonais attaquant de toutes parts, en vagues innombrables, les canons de 75 tirant sans arrêt, mais presque sans effet. Pour finir, la contre-attaque d'une poignée de GI, baïonnette au canon, avait définitivement enrayé l'assaut ennemi. » C'est ainsi que commence le récit de Michel Hérubel, qui a enquêté de longs mois sur la bataille de Guadalcanal, l'une des plus sanglantes de la guerre du Pacifique. En y stoppant net l'offensive générale déclenchée par les Japonais sur l'ensemble du front, les marines écrivirent l'une des pages les plus héroïques de leur histoire. Avec son talent habituel, l'auteur, qui a eu accès à des sources encore inédites, nous fait partager la vie quotidienne de ces soldats, qui se battirent à des milliers de kilomètres de leur patrie, sous un climat éprouvant, dans des conditions morales et matérielles effroyables, pendant près de cent jours, sous un ciel de plomb, dans l'eau, la boue, sous le fer et le feu. Un livre splendide sur la condition du guerrier.
1861, Cornouailles. John Nichols, jeune homme curieux, se retrouve embarqué malgré lui dans une aventure périlleuse entre corsaires, mutineries et trahisons.
1441 : Jean de Rys, amiral de Charles VII, part à la conquête de l’inconnu. À la tête de trois caravelles, il tente un tour du monde soixante-dix ans avant Magellan, entre batailles navales.
La 8e compagnie du capitaine Ralph Dewey, appartenant à la 1re armée américaine, est stationnée dans l'épaisse forêt ardennaise. Le premier lieutenant Wildbaker, aux allures aristocrates, le sergent tankiste Blumfeld, le polono-américain Radomsko, le noir Lafleur et le caporal O'Connor, géant irlandais au goût prononcé pour le whisky, s'ennuient. Chacun rêve d'aller fêter Noël aux U.S.A. Leur secteur est calme. Trop calme. Thierry Liotard, correspondant de guerre, envoyé couvrir le front américain des Ardennes, pense, lui aussi, qu'il perd son temps. Il regrette son amie Vic, rencontrée à la Libération de Paris, et le climat des bars parisiens à la mode. Dans le bureau d'Otto Skorzeny, l'Oberleutnant Metzler écoute attentivement les dernières instructions concernant sa mission : saboter les arrières des lignes ennemies en s'infiltrant, accompagné d'un petit groupe de commandos revêtus de l'uniforme américain. Brusquement, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1944, à 5 h 30 du matin, un grondement formidable ébranle le sol : des Panzers, suivis de fantassins, surgissent de la forêt. La bataille des Ardennes vient de commencer. Sans relâche, durant des jours, au-delà des limites humaines, la 8e compagnie du capitaine Dewey va se battre. Pour la première fois de sa carrière, au coude à coude avec ces hommes pittoresques et braves, Thierry est contraint de participer au combat. Il est confronté avec la mort. Il découvre la peur, le danger de chaque seconde, le courage du soldat, l'exaltation de la bataille. Le rendez-vous à Bastogne fait de lui un homme conscient du prix de la vie, de ses responsabilités et de son amour profond pour Vic. Une grande fresque d'une époque terrible et passionnée.
Tous les ans, depuis 1886, le jeune Guillaume Le Play passe ses vacances chez son oncle, le curé d'Heuretot, entre Le Havre et Dieppe. Là, il retrouve Xavière, la fille de Carmen et Robert Saint-Elier, le plus riche notaire du pays de Caux. Un univers initiatique, la falaise bleue, que les deux jeunes gens ont conçu au fil des années, scelle leur amour pour l'éternité. Guillaume, fils d'un capitaine au long cours impécunieux et d'une mère fragile, n'apporte pas les garanties suffisantes pour entrer dans le monde fermé de la bourgeoisie provinciale que représentent les Saint-Elier. Ceux-ci voudraient marier leur fille Xavière avec Jacques Héricourt, un riche fils de famille. Lorsque Guillaume revient, après une longue absence, le désespoir lui dicte une bien étrange vengeance. Mais lui-même ne tombera-t-il pas dans le piège ?
À vingt-neuf ans, Anna Lanski, jeune et brillante agrégée d'Histoire, d'origine russe, commence enfin à trouver l'équilibre qu'elle cherche depuis son adolescence. Elle travaille dans une maison d'édition de Saint-Germain-des-Prés, dirigée par Delphine Delort, avec laquelle elle noue une amitié ambiguë. Elle fait la connaissance d'un journaliste, Pierre Wagner, dont elle devient passionnément amoureuse. Contrairement à son frère, le père d'Anna, Boris Lanski a choisi le communisme. Devenu général du KGB, il constitue, après la chute du mur de Berlin, les réseaux de désinformation et de manipulation devant couvrir l'Europe à la fin du XXe siècle. Il réapparaît brutalement dans la vie d'Anna. Que lui veut-il ? Et que vient faire Delphine Delort dans cette terrifiante histoire de sabotage ? À travers la vie parisienne, où l'on découvre le monde des lettres, des couturiers, des affaires, l'auteur nous conte brillamment la vie d'une jeune femme en quête d'elle-même et nous démontre, implacablement, que les espions sont toujours parmi nous.
Accoudé à la passerelle de l'Enterprise, le navire amiral de la flotte du Pacifique, le lieutenant de vaisseau John Longfellow Craig, de l'aéronavale des États-Unis, regardait couler à l'horizon le disque rouge du soleil couchant. Un symbole, et un présage. Six mois après la traîtrise de Pearl Harbour, ses plaies à peine pansées, la flotte américaine marchait au combat : objectif Midway. En écrivant le roman d'une bataille célèbre, véritable tournant de la guerre, Michel Hérubel nous restitue dans sa grandeur, parfois tragique, l'existence à bord des porte-avions américains, le dangereux métier des pilotes embarqués, mais aussi la vie quotidienne aux États-Unis, de Pearl Harbour à Philadelphie, alors que la puissance japonaise, au faîte de sa domination, menaçait le monde. Aux côtés des commandants Waldron et Massey, qui vont se sacrifier pour attirer sur eux la chasse ennemie, et permettre aux bombardiers d'attaquer, Michel Hérubel nous fait découvrir le lieutenant de vaisseau Larry Howard et son inséparable compagnon Michaël Lyons, Tep, l'Italien à la faconde intarissable, Hercule, le géant noir, O'Bannon, qui s'est illustré au-dessus de l'Australie dans les combats de la mer de Corail. Et, bien sûr, John Longfellow Craig, l'as de l'aéronavale, et son impétueuse compagne, la ravissante Barbara. Toute une galerie de portraits attachants. Avec Les aigles de Midway, Michel Hérubel signe l'un de ses meilleurs romans. Rarement, la guerre sur les mers avait été décrite avec autant de vigueur, mais aussi d'humour et, finalement, d'humanité.
Le 6 et le 9 août 1945, deux bombes atomiques tombaient sur Hiroshima et Nagasaki, causant sur la population civile les effroyables ravages encore présents dans la mémoire collective du monde entier. Dans cet ouvrage, Michel Hérubel traite des problèmes suivants : l'affrontement de deux civilisations opposées : le Japon traditionnel et la démocratie américaine moderne ; la mise au point de la bombe, la construction de son vecteur, la superforteresse B 29, qui coûta plus cher que les travaux et l'industrialisation du projectile ; la lutte entre les partisans et les opposants au bombardement atomique... ; l'interrogation, quant au rôle décisionnaire joué par Hirohito. En effet, pour sauvegarder l'unité nationale du Japon, très attaché à son empereur, indispensable du point de vue américain à l'équilibre des forces mondiales d'après-guerre, les Alliés avaient imaginé de le faire passer pour un simple d'esprit, le déchargeant ainsi de toute responsabilité dans la conduite de la guerre ; le mystère entourant l'avertissement des Américains aux Japonais par tracts et appels sur la Voix de l'Amérique et qui n'avait jamais été élucidé ; et, enfin, la responsabilité controversée de Harry Truman quant au largage des deux bombes. Un document indispensable sur un sujet toujours contesté.
Hiver 1941, l'Europe brûle. La guerre est partout. À Paris, les bruits de bottes résonnent sur les Champs-Élysées, mais la plupart des Parisiens se bouchent les oreilles. Sur le malheur, d'autres improvisent le bonheur. Pour les jeunes, l'avenir bute sur la nuit. Alors, ils s'engagent, d'un côté ou de l'autre. Orphelin - son père a été tué en 1940 -, Thierry Delcourt a choisi la Résistance ; avec ses camarades de lycée, il fonde un réseau : LUX, la lumière. Leur premier geste, lancer un pavé dans la vitrine de la Propagandastaffel qui étale, provocante, slogans, affiches et croix gammées au coeur du Quartier Latin. Sur ordre, Thierry et ses amis infiltrent les mouvements collaborationnistes, le P.P.F. de Doriot, le R.N.P. de Déat. Étrange et dangereuse mission qui les plonge, en enfants perdus, chez l'ennemi. Un ennemi que l'on découvre fanatique, mais aussi fascinant, où parfois se sont fourvoyées des âmes nobles, aveuglées. Mais, soudain, autour de Thierry, tout bascule. Odile, son premier amour, doit fuir vers l'Espagne, elle est juive. Lorette se réfugie en Normandie, Marcel plonge dans la clandestinité, et lui-même est arrêté par la Gestapo. À seize ans, le voilà confronté à la prison, la torture, les convois de la mort et, tout au bout, le sinistre bagne de Buchenwald. Il parvient à s'évader pourtant, et c'est une longue errance à travers l'Allemagne dévastée, avec ses villes en flammes, ses populations hagardes qui s'efforcent de survivre, avec, aussi, cette faune de gens douteux ou pittoresques qu'attirent la combine, l'argent facile, le marché noir. De cette odyssée, Thierry reviendra physiquement brisé, riche pourtant d'une expérience extraordinaire qui le marquera pour la vie.
Un corps souple. Des seins ravissants qui ne demandent qu'à se libérer du corsage. La fraîcheur de ses vingt ans. Coquette, provocante jusqu'à l'impudeur. Légèrement fardée, le sourcil épilé, la cuisse moulée dans la soie de robes outrageusement ajustées... Telle fut Agnès Sorel, l'ensorceleuse Dame de Beauté : Entre les belles, c'était la plus belle et la plus jeune du monde, écrit le chroniqueur Jean Chartier. En cette époque tourmentée de la fin de la guerre de Cent Ans, sa beauté, son charme et son intelligence envoûtèrent la cour. Le roi Charles VII, lui aussi, y succomba : et ce furent sept années d'une liaison passionnée, qui marqua l'histoire de France. Autour de Charles et d'Agnès, les circonstances semblent s'être liguées pour enclore cette passion dans un étincelant roman. À côté des fastes de la cour dans la vallée de la Loire, il y a les batailles, la reconquête de la Normandie, la conspiration du Dauphin, le futur Louis XI. Et, enfin, la mort tragique, à Jumièges, de la coquette perverse, après sept ans de bonheur pour un roi, qui furent sept ans de bonheur pour le royaume de France.
Le patrimoine folklorique de la Normandie est riche et divers. Bien qu'il puise ses sources, comme toutes les légendes, aux mythes universels, il a su exprimer une puissante originalité. Il la doit à ses influences païennes, lointaines - celles des sagas vikings - auxquelles se sont ajoutées la culture néo-latine et la foi chrétienne. Le fantastique envoûtant, et le merveilleux divin, forment la structure de tous les contes populaires de la Haute comme de la Basse Normandie, le christianisme intervenant comme un catalyseur, une sorte de contrepoids au fabuleux, et à l'extraordiaire venu du fond des âges. Mais, auprès de ces récits de miracles et de fées, de sorcellerie et de métamorphoses, existent les histoires de facéties et de chicanes, genres très prisés dans les contes normands. Beaucoup ont trouvé, sous la plume de grands écrivains de la Normandie, une notoriété littéraire. De Dieppe au Mont-Saint-Michel, du Cotentin au Pays de Bray, sous les vents venus de la mer et dans les brumes de ces forêts, la Normandie apparaît comme une terre labourée de songes, vivante, perpétuellement animée par le souffle du verbe.
Jean de Rys*, jeune gentilhomme normand ruiné, s'engage avec son écuyer Robert dans l'armée de la Pucelle qui va assiéger Orléans. Ainsi va commencer pour le héros et son compagnon une suite d'aventures dont certaines auraient pu sortir de l'imagination d'Alexandre Dumas. Batailles, duels, songes prémonitoires, aventures galantes, où l'érotisme ne le cède en rien à la cruauté, jalonnent la route de nos héros de Coutances à Orléans, de Paris à Venise. Puis, l'aventure se déchaîne et nous retrouvons Jean de Rys prisonnier des Barbaresques à Tripoli, en Espagne, à Constantinople. Mais, au-delà de ces aventures, nous découvrons un siècle, le XVe, placé entre deux mondes : le gothique finissant et la Renaissance qui va bientôt surgir. Siècle comparable au nôtre en bien des points, par ses violences, ses passions et son mystère. Jamais époque de l'Histoire ne fut aussi étonnante, par la dimension des personnages qui la peuplent : qu'ils se nomment Jeanne d'Arc ou Gilles de Rais, Isabeau de Bavière ou Henri V d'Angleterre ; jamais époque, non plus, ne fut plus mal servie par les dramaturges ou les romanciers. Il fallait la science historique la plus rigoureuse, alliée aux dons d'écrivain incontestable de Michel Hérubel, pour que nous possédions enfin un roman qui ressuscitât cette époque cruciale. Livre passionnant qui marque un renouveau dans le roman historique, Les Héritiers de l'enfer se place d'emblée aux côtés de Quentin Durward ou des Trois Mousquetaires. *Nous avons publié la première partie de cet ouvrage en 1970 ; le lecteur retrouvera dans Les Héritiers de l'enfer ce premier texte remanié ainsi que la suite de toutes les aventures de Jean de Rys.
Le 2 mars 1793, la Vendée entière s'insurge contre le gouvernement de la Convention. Une guerre implacable commence entre soldats républicains, les Bleus et paysans vendéens, les Blancs. C'est une insurrection populaire encadrée par la noblesse du pays. Dans cette lutte fratricide où les villages sont incendiés, les femmes et les enfants subissant un sort identique aux combattants, surgit un grand amour, celui du général royaliste Saint-Jacques pour Hedwige de Clerfort. Où la passion conduira la jeune fille pour l'énigmatique Saint-Jacques ? Qu'arrivera-t-il à la charmante Fine, fidèle compagne de lutte du chef royaliste ? Que deviendront le frère d'Edwige, Roger, rallié à la République, ses soeurs et sa mère, la Comtesse Isaure, fantasque et « voyante » à ses heures ? Autant de questions qui s'inscrivent dans ce drame de la guerre vendéenne, l'un des plus impitoyables qui aient déchiré la France. Sur une trame aux faits rigoureusement authentiques, Michel Hérubel, en racontant l'histoire d'une passion qui déchire deux êtres proches de la haine, a réussi à faire pénétrer le lecteur au coeur de cette guerre que Napoléon a qualifiée de « lutte de géants » et où Victor Hugo a vu, chez les insurgés, « cet éclair mystérieux de l'âme ». Ce grand roman historique est le premier d'une trilogie qui couvre les pé
Dans le premier volume des Vendéens, le général royaliste Sainte-Jacques et Hedwige de Clerfort, accompagnés de Fine et de Machevent, participent à l'insurrection vendéenne. Elle commence le 10 mars 1793. Après les éclatantes victoires de Saumur et de Jorfou, la Grande Armée Catholique et Royale est anéantie à Savenay, près de Nantes, le 23 décembre 1793. Saint-Jacques et Hedwige réussissent à gagner l'Angleterre. Fine, l'amie d'Hedwige, épouse un gentilhomme breton, Jean-Marie de Peyben. Ils tentent tous les quatre d'organiser, à Paris, un réseau qui permettra plus tard de diriger une conspiration contre Barras. Machevent sert d'agent de liaison entre les royalistes qui se cachent à Paris et ceux qui continuent la lutte en Vendée aux Côtés de Charette et de Stofflet. Mais il faut aux organisateurs de l'argent, beaucoup d'argent. Hedwige a dérobé à un policier de Barras, « Le Balafré », un diamant de grande valeur : le Sancy - qui avait appartenu jadis à la couronne de France ; retour des choses, le Sancy servira à payer la conspiration. Le seul endroit où le trop célèbre diamant peut être négocié est Venise. Avant de s'y rendre, Hedwige retrouve Saint-Jacques à Vérone où la petite cour du futur Louis XVIII s'est installée] Paris sous le Directoire, avec son luxe insolent et sa misère, Vérone, Venise, l'Italie du Nord, la Provence et toujours la terre élue : la Vendée, tels sont les lieux où se déroule l'action du tome 2 des Vendéens : la Conspiration. Dans une Europe tourmentée, grosse d'une civilisation nouvelle, nous redécouvrons Saint-Jacques, le royaliste aventurier aux opinions contrastées, Hedwige, la Vendéenne intrépide et fantasque, et leurs amis, tous dévorés par une action irrépressible, mais aussi et plus que jamais, fidèles à leur passe, à l'honneur et toujours en quête d'un idéal généreux.