Michel Lafon
Michel Lafon
« Je n'ai pas arrêté de faire de la contemplation » déclarait le Père Peyriguère après une journée occupée à soigner des centaines de malades affluant de partout vers son petit dispensaire de la montagne marocaine. Car en eux, c'est Jésus qu'il soignait : « Je le vois, je le touche. » Ainsi, au long de trente années, s'est déroulée la vie de ce disciple du Père de Foucauld que tout le monde appelait « l'ermite d'El Kbab », partagée entre les soins aux malades, les travaux intellectuels, la prière de jour et de nuit. Quand il mourut le 26 avril 1959, les Berbères du Moyen Atlas marocain chantèrent inlassablement : Où vais-je aller, ô ma mère, Je suis comme un orphelin... Il est mort le marabout. C'est le malheur du pauvre. Nul ne pouvait mieux nous rendre présente cette vie que le Père Michel Lafon, disciple du Père Peyriguère, continuateur de son oeuvre à El Kbab, et qui, outre sa connaissance des écrits du Père, pour la plupart inédits, nous apporte le témoignage direct de celui qui a vu et entendu.
La Conjuration de Baal a pour cadre Pompéi puis Rome. Sur fond de lutte acharnée entre Pompée et César pour le pouvoir suprême, elle met en scène une conjuration menée sous l'égide du dieu Baal et de la secte de ses adorateurs masqués, les "molochistes", qui lui rendent un culte sanglant. La compétition entre les deux rivaux se double d'une lutte, tout aussi âpre, entre Alix et le Grand Prêtre de Baal, qui a manifestement des comptes personnels à régler avec lui... Avec cette trentième aventure d'Alix, les auteurs renouent avec les composantes fondamentales qui ont fait le succès de la série : histoires à rebondissements, trahisons, scènes à huis-clos ou à grand spectacle... Ce trentième album d'Alix est un hommage aux grands mythes et personnages de la série.
La Conjuration de Baal a pour cadre Pompéi puis Rome. Sur fond de lutte acharnée entre Pompée et César pour le pouvoir suprême, elle met en scène une conjuration menée sous l'égide du dieu Baal et de la secte de ses adorateurs masqués, les "molochistes", qui lui rendent un culte sanglant. La compétition entre les deux rivaux se double d'une lutte, tout aussi âpre, entre Alix et le Grand Prêtre de Baal, qui a manifestement des comptes personnels à régler avec lui... Avec cette trentième aventure d'Alix, les auteurs renouent avec les composantes fondamentales qui ont fait le succès de la série : histoires à rebondissements, trahisons, scènes à huis-clos ou à grand spectacle... Ce trentième album d'Alix est un hommage aux grands mythes et personnages de la série.
Le coeur, la croix et l'inscription JESUS-CARITAS, tels sont les maîtres mots de l'emblème écarlate du Petit Frère de Tamanrasset, béatifié le 13 novembre 2005. Chez frère Charles, le verbe aimer est conjugué sous toutes ses formes, charité vécue dans la fraternité.N'est-ce pas ce qui unifie la vie de celui qui, d'après l'abbé Huvelin « fait de la religion un amour » ? Sa vie humble dans la prière auprès de ses frères musulmans, le silence qui l'entoure et le « saint travail des mains » crient l'Évangile dans la joie et la pauvreté.Très imprégné des textes et du mode de vie de Charles de Foucauld (1858-1916), l'auteur a choisi de prolonger, en s'impliquant personnellement, la prière et la méditation de son maître spirituel. Michel Lafon est le successeur d'un des premiers disciples du Père de Foucauld, Albert Peyriguère, à El Kbab (Maroc). Il y a vécu pendant 41 ans, prolongeant son oeuvre de compréhension et d'amitié entre chrétiens et musulmans. Il est décédé en 2023.
La critique est depuis longtemps attentive à l'abondance des références érudites ou pseudo-érudites dans l'oeuvre de Jorge Luis Borges. Mais elle semble avoir moins remarqué que cette oeuvre fourmille également de citations cachées, dont certaines peuvent être des autocitations. C'est l'ensemble de ces pratiques qui est ici baptisé réécriture, et c'est sous l'égide de ce "possible concept" qu'est proposée une analyse de l'oeuvre borgésienne. Les figures fameuses d'Héraclite et de Pierre Ménard, les jeux du fictionnel et de l'autobiographique, les réseaux labyrinthiques de textes, le remodelage incessant d'une production, l'archéologie d'une écriture, la vie même de Borges - telle que la réélaborent, en étrange complicité, l'écrivain et ses biographes -, tout s'ordonne sous un tel regard. Ainsi, le malaise ou la fascination que provoque cette oeuvre, les miroitements énigmatiques du "borgésien" tiennent peut-être à cela : il n'est pas un geste de Borges qui ne dessine secrètement une trajectoire de réécrivain ; il n'est pas un lieu de l'écriture borgésienne qui ne soit emblématiquement une réécriture.
Pierre Ménard n'est pas seulement le personnage d'une fiction de Jorge Luis Borges, un érudit nîmois qui aurait accompli la gageure d'écrire à l'identique, longtemps après les avoir oubliés, quelques chapitres de Don Quichotte. Ce fut aussi un proche de Gide et de Valéry, qui exerça une influence considérable et, à plus d'un titre, souterraine sur l'oeuvre de nombre de ses contemporains. Il contribua même, dans le secret de réunions nocturnes au Jardin des Plantes de Montpellier, à l'invention d'un écrivain capital du vingtième siècle. Sur cet homme discret, presque invisible, qui fut peut-être l'auteur le plus plagié, en tout cas le plus inspirateur de son temps et qui changea, à sa façon, le cours de la littérature, nous sommes heureux de livrer enfin le dossier inédit minutieusement constitué, il y a cinquante ans, par un de ses disciples.
Pierre Ménard n'est pas seulement le personnage d'une fiction de Jorge Luis Borges, un érudit nîmois qui aurait accompli la gageure d'écrire à l'identique, longtemps après les avoir oubliés, quelques chapitres de Don Quichotte. Ce fut aussi un proche de Gide et de Valéry, qui exerça une influence considérable et, à plus d'un titre, souterraine sur l'oeuvre de nombre de ses contemporains. Il contribua même, dans le secret de réunions nocturnes au Jardin des Plantes de Montpellier, à l'invention d'un écrivain capital du vingtième siècle. Sur cet homme discret, presque invisible, qui fut peut-être l'auteur le plus plagié, en tout cas le plus inspirateur de son temps et qui changea, à sa façon, le cours de la littérature, nous sommes heureux de livrer enfin le dossier inédit minutieusement constitué, il y a cinquante ans, par un de ses disciples.