Michel Lamart
Michel Lamart
14 juin 1967, les Beatles enregistrent « All you need is love » aux Olympic studios. C'est La Marseillaise on the roçks. L'époque, qui a le vent en poupe, psychédélise tous azimuts : ça Hippeace partout ! Mai 1968 : grande Révolution (number 1 ?) dans le prêt à penser. L'utopie se croit déjà au pouvoir. Tous les Rimbauds rive gauche, du Harrar plein la tête, tournent leurs regards vers l'Inde, La Mecque des révolutionnaires en herbe. De Gaulle vient de perdre la guerre. 2000 : l'Odyssée de l'espace en gestation prendra bientôt son essor. Car le futur a déjà eu lieu. Pour l'instant, il barbote. Love est un continent gonflable, une utopie perdue en mer. À Dieu vat ! Le lieu où l'amour impose ses chaînes tient à la fois de la bouée de sauvetage et du ponton. De Young, un techno-psychiatre dépêché par son gouvernement, y atterrit - pardon y « alove ». Mais l'utopie se mord la queue. L'impensable se produit sur cet espace où l'amour fait loi : on attente à ses jours... L'ambassadeur des Vieux Continents enquête alors pour savoir ce qu'il fait dans un univers où le « tu ne tueras point » est le premier commandement citoyen et pourquoi on a essayé de le tuer. Y a-t-il encore, après la chute d'un certain mur, des utopies réalisables ? Love ? Une chanson d'hier pour des lendemains qui déchantent.
Un hommage littéraire drôle et tendre à Boris Vian : Rien n'est parfait (hélas !), pas même le crime mêle amour, humour et mystère. Ce court roman, aussi malicieux que poétique, vous surprendra par son audace et sa légèreté.
Encore une histoire d'amour. Il n'y a que des romans d'amour. Tout le reste est littérature. Ici, Monsieur Jean aime Daisy, une poupée gonflable. C'est un jeu. Un roman donc. Il voudrait faire de son couple un couple sans histoires. Folie ? Non, plutôt une sotie. C'est-à-dire une fable. Monsieur Jean est un Folantin d'aujourd'hui. L'aigreur spleenique en moins. Un roman, c'est comme une lettre d'amour qu'on s'envoie. Une fois dans sa vie...