Michèle Barrière
Michèle Barrière
"Ainsi vous avez tout dans votre magasin ? demanda la jeune fille. Vraiment tout ?" Tomek se trouva un peu embarrassé : "Oui... enfin tout le nécessaire..." "Alors, dit la petite voix fragile, alors vous aurez peut-être de l'eau de la rivière Qjar ?" Tomek ignorait ce qu'était cette eau, et la jeune fille le vit bien : "C'est l'eau qui empêche de mourir, vous ne le saviez pas ?"
Paris, 6 janvier 1393. Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans des étuves mal famées de la rue Tirechappe. Constance n'a alors qu'une seule idée : venger son mari. Elle se fait embaucher comme cuisinière par Isabelle la Maquerelle - la patronne des étuves. Elle doit affronter l'irascible Guillaume, - cuisinier à la cour du roi -, qui arrondit ses fins de mois aux étuves. Leurs joutes culinaires deviennent vite l'attraction majeure du quartier de la Grande Boucherie. A la cour de Charles VI, après le tragique épisode du Bal des Ardents, elle rencontre le célèbre cuisinier Taillevent, auteur du Viandier, - le premier best-seller gastronomique. Malgré les embûches, Constance mène l'enquête et utilise ses talents culinaires pour obtenir des informations.C'est à Bruges, sur la piste des assassins de son mari, qu'elle rencontrera l'amour ! Mais pourra-t-elle échapper au piège mortel qui lui est tendu et confondre ses ennemis ? Souper mortel aux étuves plonge le lecteur au coeur du Paris du Moyen Age. Cahier de recettes en fin d'ouvrages.
An de grâce 1556 : François, étudiant en médecine à Montpellier, n'a qu'une idée en tête : devenir cuisinier. Aux dissections, il préfère l'étude du safran, de la cardamome, du gingembre, du macis et autre maniguette sous la houlette de l'apothicaire Laurent Catalan. Mais une série de morts suspectes sème le trouble dans la ville. Un mystérieux breuvage distribué par un apothicaire ambulant en est la cause. Laurent Catalan, en raison de ses origines juives et de ses sympathies pour les protestants, est accusé de complicité et jeté en prison. François mène l'enquête jusqu'à Bologne. Parviendra-t-il à sauver Catalan ? Assorti d'un guide de la tomate, Meurtres à la pomme d'or propose également un carnet de recettes de la Renaissance.
Château de Versailles, mai 1683. La mode est aux jardins. Louis XIV raffole des légumes primeurs : asperges, petits pois, melons... Au Potager du Roy, puis chez un maraîcher du quartier de Pincourt à Paris, des champs de melons sont vandalisés, des jardiniers assassinés. L'existence d'un complot ne fait aucun doute. Benjamin Savoisy - premier garçon jardinier du Potager - mène l'enquête dans les coulisses de Versailles, où offi cient cuisiniers et maîtres d'hôtel. Elle l'entraînera jusqu'en Hollande, grande puissance coloniale réputée pour son commerce. Saura-t-il déjouer les manoeuvres de séduction, percer à jour les traîtrises ? Dans ce quatrième tome des aventures de la famille Savoisy, Michèle Barrière mêle une fois encore avec bonheur histoire, gastronomie et intrigue policière.Roman suivi d'un carnet de recettes d'époque.
Rome, automne 1570. On court les fêtes somptueuses des princes et des cardinaux. François, le héros de Meurtres à la pomme d'or, est à présent le secrétaire de Bartolomeo Scappi, le cuisinier personnel du pape. Il l'aide à rédiger son Opera, un recueil de quelque mille recettes, toutes plus délicieuses et originales les unes que les autres : tourte aux asperges, crème à la hongroise, gâteau d'aubergines, parpadelles au bouillon de lièvre, pigeon à la sauge... Mais des événements inquiétants se produisent : le peintre Arcimboldo est enlevé, François est victime d'un odieux chantage, une fête vire à l'orgie et au massacre. De Rome à Naples, puis Genève, le lecteur friand d'aventures et de gastronomie suit avec bonheur la quête de François, dans cette Renaissance où mort et volupté se côtoient constamment.
Hiver 1942, le plus rude et le plus désespérant de toute la guerre. Alors que nazis et collabos règnent en maîtres sur Paris et mènent joyeuse vie, comment survivre quand tout manque ? Entre tickets de rationnement, recettes de carence et un peu de marché noir, Adrien Savoisy se débrouille pour nourrir sa famille et quelques amis de la rue Lepic. Pâté de foie sans foie, choucroute de rutabaga, canard aux navets sans canard, les assiettes ne sont guère réjouissantes. Elles le seront encore moins quand il fera l'objet d'un odieux chantage qui les mènera tous au bord de la famine et mettra en danger la vie de certains d'entre eux, juifs et franc-maçons. Comment réagira-t-il ? Suivra-t-il l'exemple des adolescents qu'il a recueillis et qui font partie d'un mouvement de résistance créé par un jeune aveugle ? Le courage serait-il le seul espoir ? Tous les titres de Michèle Barrière sont au Livre de Poche.
A la mort de Louis XIV, le Régent, Philippe II d'Orléans, sous l'influence des Marivaux, Watteau ou Campra, organise régulièrement au Palais-Royal des soupers fins. La révolution culinaire française est en marche : mode des jardins, passion pour les fruits et légumes jusqu'alors décriés, arrivée de la pomme de terre, engouement pour les eaux parfumées, liqueurs, vins blancs et rosés pétillants.
Qui en veut à Eugénie Brazier, la célèbre cuisinière lyonnaise qui, en cette année 1933, vient d'obtenir deux fois trois étoiles pour chacun de ses restaurants ? Malheureux hasards, plaisanteries de mauvais goût ? On peut le penser jusqu'à la mort d'un cuisinier et la tentative d'empoisonnement d'Édouard Herriot, le maire de Lyon. Bien malgré lui, Adrien Savoisy va mener l'enquête. Rongé par l'inquiétude pour sa compagne Rebecca, retenue dans une prison du nouveau chancelier d'Allemagne, Adolf Hitler, il n'a guère la tête à la bonne chère. Entraîné par une jeune cuisinière issue de la communauté arménienne de Lyon et un célèbre criminologue, gastronome averti, il va, malgré tout, se lancer aux trousses du coupable. Volaille demi-deuil, poulet à la crème aux morilles, filet de charolais Rossini, langouste belle aurore et autres quenelles au gratin vont être au coeur de leurs investigations dans la « capitale de la gastronomie ».
Début septembre 1929. Adrien Savoisy, fils de Quentin, né en 1900, est enquêteur gastronomique occasionnel pour le Michelin. Il est aussi un grand amateur de voitures de luxe et c'est au volant de sa toute nouvelle Delage 28S qu'il prend la Nationale 7 direction Antibes pour aller y tester tous les nouveaux hôtels de luxe . Dès sa première étape, à Saulieu, Adrien est témoin de la mort d'un obèse au restaurant « La Côte d'or ». Puis d'un accident de voiture suspect à Nuits-Saint-Georges. A Mâcon, un cuisinier trouvera la mort dans d'horribles conditions. Il n'est pas le seul témoin. Un petit groupe hétéroclite de voyageurs suit le même chemin que lui. Dont Curnonsky, le célèbre critique culinaire. Adrien va mener l'enquête entre gratin d'écrevisses, poularde de Bresse truffée et île flottante aux pralines roses...
Août 1936. La liesse des premiers congés payés ! À Deauville, où Adrien Savoisy a pris ses quartiers d'été, les riches habitués regardent d'un mauvais oeil ces nouveaux vacanciers et crient au scandale. Adrien, lui, est tombé éperdument amoureux d'une jolie campeuse, Thérèse Madec. Hélas, peu après leur rencontre, deux jeunes filles sont retrouvées mortes sur la plage, dont une amie de Thérèse. Voulant à tout prix éloigner sa bien-aimée des lieux du drame, Adrien décide qu'ils embarqueront sur le paquebot Normandie en partance pour New York. Luxe et volupté sont au programme des quatre jours de traversée : dîner à la table du commandant, cocktails au grill-bar, champagne en cabine, farniente sur le sun-deck... Sauf que deux autres meurtres vont empêcher Thérèse et Adrien de filer le parfait amour. Entre faisan Souwaroff et bombe Bibesco, les tourtereaux sont contraints de mener l'enquête. Jusqu'au moment où, à quelques heures de l'arrivée à New York, Thérèse disparaît... Tous les titres de Michèle Barrière sont au Livre de Poche. INÉDIT
En mars 1957, dans la Sierra Maestra, les troupes de Batista incendient la petite ferme de Dariel Alarcon Ramirez et assassinent Noémie, sa compagne âgée de seize ans, enceinte de sept mois. Pour la venger, le jeune garçon, rejoint les barbudos de Fidel Castro et de Che Guevara arrivés en décembre 1956 pour libérer Cuba de la tyrannie de Batista. Sous le nom de guerre de Benigno, il participe comme mitrailleur à la marche sur la Havane et sera de tous les combats. Capitaine à dix-neuf ans, il dirige l'entraînement des révolutionnaires latino-américains et africains. Il suit, au Congo puis en Bolivie, un Che qu'il fait revivre ici dans le quotidien de la guerilla. Puis tout bascule : le Che est assassiné le 9 octobre 1967. Benigno, traqué par l'armée bolivienne, parvient à rallier Cuba. Devenu directeur des Ecoles spéciales, il continue les missions internationales : Bolivie, Angola, Pérou. Proche des premiers cercles du pouvoir, Benigno vit de l'intérieur l'évolution du régime, mais Cuba n'est plus " son " Cuba. Comme le Che, il part. Il vient en France et, au nom du légendaire Guerillero heroïco, il témoigne désormais sans relâche, de leur idéal partagé de justice et d'humanité... Ce livre est comme un dernier combat, un adieu aux armes, où Benigno nous dit, qu'aujourd'hui, " seuls les mots doivent rester armés ".
1547. François Ier, le souverain, l'ami de toujours, est très affaibli et l'on doute qu'il passera l'année. Quentin, père de famille accompli, n'en est pas à son premier cheveu blanc. Mais aurait-il pu imaginer que son fils Pierre lui causerait tant de soucis ? Le jeune homme, au service de l'ambassadeur de France à Constantinople, s'est épris de la fille d'un vizir, au mépris des moeurs à la cour de Soliman le Magnifique. Retenu prisonnier, son sort dépend désormais des talents culinaires de son père : en effet, Quentin n'a d'autre choix que de venir plaider sa cause en personne, et l'on sait désormais qu'il n'argumente jamais mieux que derrière ses fourneaux. D'autant qu'il dispose d'un mets de choix pour flatter les papilles de Soliman et de son épouse Roxelane : la dinde, nouvellement arrivée des Amériques et inconnue du Grand Turc. Mais pour sauver Pierre du courroux ottoman, Quentin va devoir affronter un maître-queux irascible et prêt à tout pour voir disparaître ce « rival » venu de France.
Survie et romance sur une île perdue, dans la veine de la série Lost. Comment s'échapper d'une île qui n'existe pas ?Charley se réveille sur une île somptueuse qui ne figure sur aucune carte. Elle y survit tant bien que mal avant de rencontrer Thad, le leader du clan des humains présents sur Nil. Il lui apprend la vérité, glaçante : pour quitter cet enfer paradisiaque, il faut trouver une des portes qui apparaissent au hasard sur l'île ... Il n'y en a qu'une par jour. Une seule personne peut l'emprunter. Pire encore, les adolescents n'ont qu'un an pour s'échapper. Sinon, c'est la mort. Le compte à rebours a déjà commencé...
Valence, août 1536. Tandis que la guerre fait rage entre François Ier et Charles-Quint, le jeune dauphin François, celui-là même qui avait été fait prisonnier par l'empereur quelques années auparavant, meurt brutalement. Epidémie ? Empoisonnement ? Trahison de Charles-Quint ? Les rumeurs vont bon train. Lorsque son échanson se voit accusé d'avoir versé de l'arsenic dans l'eau du Dauphin, Quentin est obligé de défendre l'honneur de son ami. Mais qui pourrait convaincre le roi que son fils est bien mort de mort naturelle ? Il faudrait pour cela un médecin de génie, un esprit libre, un pourfendeur de l'injustice, un... Rabelais, bien entendu. Pour ce bon vivant, rien de pire que la tactique de la terre brûlée que pratiquent les soldats du roi. Or, comment réfléchir si l'on a l'estomac creux ? Mais l'époque n'est guère tendre avec les empoisonneurs, et le temps presse si Quentin ne veut pas voir son ami écartelé en place publique...
Alors que l'affaire Dreyfus bat son plein, César Ritz est sur le point d'ouvrir les portes de son nouveau palace parisien, dont les cuisines ont été confiées au grand chef Auguste Escoffier. Quel n'est donc pas le choc ressenti lorsque, à quelques jours de l'inauguration, le cadavre d'une jeune femme est retrouvé pendu dans une chambre froide du Ritz. Pour ne pas ébruiter l'affaire, l'enquête est confiée au filleul d'Auguste Escoffier, Quentin Savoisy, jeune journaliste gastronomique au Pot-au-Feu. Épaulé par sa fiancée aristocrate et féministe de la première heure, Quentin est loin d'imaginer qui se cache derrière ce terrible meurtre. En exclusivité au Livre de Poche, Michèle Barrière, la reine du polar « historico-gastronomique », signe ici une nouvelle intrigue captivante de la saga Savoisy, où la grande Histoire se mêle avec brio aux mets les plus fins de l'hôtellerie de luxe. Tous les livres de Michèle Barrière sont au Livre de Poche.
Quelques années ont passé depuis la rencontre de Quentin avec Léonard de Vinci (Le Sang de l'hermine). Le vieux peintre est mort, privant le jeune homme d'une amitié précieuse - et de ses judicieux conseils pour éblouir le roi ! Mais la cour de François Ier ne manque pas d'occupations. Nous sommes en 1520, et les fougueux rois de France et d'Angleterre s'apprêtent à signer un traité de paix au camp du Drap d'or. Pour Quentin, qui caresse l'espoir de se voir confier l'aménagement du futur Chambord, c'est l'occasion rêvée de briller. Pourtant, dans le climat tendu qui règne entre Français et Anglais, un rien mettrait le feu aux poudres. Mais qui s'acharne à faire disparaître les victuailles côté français ? Quel jeu joue Henri VIII, qui reçoit la visite de Charles Quint juste avant sa rencontre avec François ? Qui, enfin, commandite ces meurtres étranges qui menacent la paix promise ? Sous ses airs pacifistes, l'entourage du roi d'Angleterre soulève de plus en plus d'interrogations. Notamment son conseiller, Thomas More. Car au fil des découvertes macabres, plus aucun doute n'est possible : c'est bien son Utopie qui guide la main assassine.
Rien n'est trop beau pour le royaume de France. Rejeté de Rome, où Raphaël a pris sa place, de Florence, où c'est Michel-Ange qui règne, Léonard de Vinci a répondu à l'invitation de François Ier de se rendre à sa cour. Toutefois, méfiant (c'est qu'on a vu souvent Léonard faire faux bond à ses mécènes), le monarque mandate un de ses fidèles pour lui servir d'escorte. Quentin du Mesnil, compagnon d'enfance du roi et aujourd'hui maître d'hôtel à Amboise, se voit confier cette mission des plus innocentes. Mais le jeune homme, qui ne pense qu'à révolutionner les manières de table héritées du Moyen Âge, pour mieux servir son maître, est bien loin de se douter que le vieillard pourrait être plus encombrant qu'il n'y paraît. Surtout si ses ennemis ont juré sa perte...
Février 1759. Alors qu'il est sur le point de confectionner une glace nouvelle, révolutionnaire, dont le parfum doit être tenu secret, Jean-François Savoisy, tranquille cafetier de la rue de l'Arbre-Sec à Paris, ne doute pas de son succès et entend bien coiffer Procope, son éternel rival, au poteau. Qui plus est, lorsqu'au détour d'une rue il croise son vieil ami Menon, grand cuisinier de son état, la vie lui paraît prendre un tour nouveau : consécration et félicité semblent lui tendre les bras. C'est sans compter sur son épouse qui, intellectuelle dans l'âme, s'est fermement engagée dans la bataille aux côtés d'auteurs tels que Voltaire ou, son chouchou, Diderot. Lorsque ce dernier lui confie un manuscrit afin d'échapper à ses censeurs, Maïette ne sait pas au-devant de quels dangers elle entraîne sa famille. Ce qu'elle ignore surtout, c'est que dans l'ombre patientent deux individus, attendant leur heure, eux aussi à la poursuite d'un manuscrit... Dans ce dernier épisode de la saga Savoisy, nous retrouvons avec délice les ingrédients qui ont fait le succès des précédents romans : chapons, ravioles, pâtés, ciboulette, épices et hypocras ont la part belle dans cette intrigue où les cadavres ont un étrange goût de caramel et où les rencontres sont pour le moins... inattendues.
D'un pot en terre, s'échappent des effluves de menthe, sarriette, aneth... Été 50, à Uzès en Gaule narbonnaise, un repas de fête se prépare au domaine viticole de Lucius Savosius. Il est en passe d'obtenir le mirifique contrat d'approvisionnement en vin du chantier de l'aqueduc du Pont-du-Gard. Aldith, la compagne de Lucius et cuisinière émérite, a mis les petits plats dans les grands. Hélas, un esclave retrouvé égorgé dans une des cuves du domaine, puis un autre pendu aux portiques où pousse la vigne vont bouleverser la vie d'Aldith et Lucius. D'autant que de nouveaux meurtres seront commis dans les carrières et le chantier de l'aqueduc. Qui souhaite la perte de Lucius ? Des rivaux, furieux de voir le contrat leur échapper ? Ceux qui vouent une haine farouche aux innovations apportées par Rome ? Épaulé par Aldith et leur ami Cosconnius, un ancien de la VIIIe Légion, Lucius mène l'enquête.
Sous le charme, Dave, vigile dans un luxueux magasin londonien, laisse partir une jeune voleuse qu'il venait de surprendre. Sa journée terminée, il la découvre dehors, à l'attendre. C'est le début d'une relation complexe, entre deux êtres abîmés, chacun dissimulant un lourd passé. Comment Alena, venue avec tant de projets de sa Russie natale, se retrouve-t-elle à la rue et sans papiers ? Pourquoi Dave vit-il comme en exil à quelques kilomètres de chez lui ? Qu'ont-ils bien pu traverser l'un et l'autre pour être si tôt désabusés ? Le parcours d'Alena, lié aux réseaux de prostitution, est chargé de compromissions, de peurs et d'espoirs étouffés. L'histoire de Dave part des cités anglaises, à l'horizon bien bas, celle d'un garçon aux rêves d'aventure mais trop obéissant et un peu lâche. Page après page, ils s'apprivoisent, se rapprochent - en prenant soin d'éviter leurs zones d'ombre qui, bien évidemment, finiront par les rattraper. Se gardant des clichés et du larmoyant, Kerry Hudson ne juge jamais ses personnages, elle les raconte, avec leurs fragilités et leurs faiblesses. De Londres à la Sibérie en passant par Moscou, elle tresse un récit d'une grande finesse et livre une moderne et atypique histoire d'amour.
Août 1525 : François Ier est prisonnier de Charles Quint à Madrid, après la désastreuse défaite de Pavie. Sa soeur Marguerite se rend en Espagne pour obtenir sa libération. Quentin du Mesnil doit l'accompagner. Pour l'heure, ce dernier a d'autres soucis : ses fiançailles avec la ravissante Alicia se sont soldées par le meurtre d'un banquier italien cherchant des noises à l'un de ses amis, l'explorateur Verrazzano. Quentin ne peut se dérober à son devoir, mais le voyage va lui réserver quelques surprises. La promiscuité avec Marguerite, son premier amour, l'effraie, et ils vont découvrir, à leur arrivée à Madrid, que le roi est mourant. Il faudra tout mettre en oeuvre pour lui faire recouvrer la santé. A l'aide d'un médecin juif et d'un apothicaire musulman, il va recréer, jour après jour, un univers gastronomique digne des Mille et Une Nuits. Mais les négociations piétinent, la fiancée arrive à brûle-pourpoint, des bandits sont à la recherche des cartes de Verrazzano, l'Inquisition s'en mêle... Il faut sans tarder organiser l'évasion du roi.