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Michèle Benhaïm

Michèle Benhaïm

3 livres
Couverture ebook de Les passions vides, de Michèle Benhaïm
Eres | 7 octobre 2019

Lire l'entretien de l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart) Prix Oedipe des Libraires 2017 Nombre d'adolescents nous tiennent à distance : « Ne me demande rien » semblent-ils signifier lorsqu'ils ne l'énoncent pas clairement comme tel. Cet énoncé ne peut être entendu comme une demande même s'il en revêt les contours, mais plutôt comme l'impossibilité d'un point d'accroche à la demande. Pourquoi les adolescents se comportent-ils comme s'il ne pouvait ne (plus) rien leur arriver ? « Il ne peut (plus) rien m'arriver » n'installe pas le sujet dans la vie mais dans une forme d'errance. Peut-on parler d'un défaut de structuration subjective ? Les empêche-t-il de trouver un point ou un lieu originaire ? Pourquoi nombre des actions adolescentes (délinquantes par exemple)  ne parviennent-elles jamais à se hisser au rang d'actes mais demeurent, au contraire, des ritournelles répétitives ? Les situations qui servent de point d'appui à l'auteur évoquent des adolescents visant une sorte de renoncement à soi, d'effacement de soi comme ultime recours à l'apaisement. Se perdre pour être... Dans une tension interne qui n'est pas sans évoquer un étrange lien avec la mort, le vide n'angoisse pas, il soulage. Faire le vide en passe également par se taire. Se taire pour oublier ? Oublier une douleur jamais mise en mots. Ce vide du sujet, ce vide de sujet, cet effacement temporaire semble être ce qui est visé, notamment au travers du détour toxicomaniaque, rapport « passionné » à l'objet qui pourrait faire oublier.

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Couverture ebook de L'ambivalence de la mère, de Michèle Benhaïm
Eres | 27 novembre 2012

Préface de Jean-Jacques Rassial Qu'est-ce que l'ambivalence ? Comment s'articulent l'amour et la haine d'un point de vue subjectif maternel ? Qu'est-ce qu'une mère ? Être mère consiste en partie à dissocier les registres du sexuel et du maternel à l'endroit de l'enfant. L'ambivalence maternelle n'est pas un accident de la relation de la mère à l'enfant mais une nécessité structurante dont le manque induit lui-même une pathologie. La démarche clinique ne vise donc pas à « supprimer » l'ambivalence mais à en permettre une certaine reconnaissance, élaboration qui ferait qu'elle s'exerce de façon structurante pour la mère et l'enfant. L'ambivalence s'avérera « négative » ou « positive » ou encore la haine sera destructrice et mortifère, ou vitale et structurante. Cette haine, l'auteur en suppose l'origine du côté de la mère et non du côté de l'enfant. À partir de là se pose la question de savoir se qui se noue psychiquement dans la relation d'une mère à son enfant et qui verra cette haine originaire se résoudre soit en haine vitale, c'est-à-dire se symboliser en amour maternel, soit en haine pathologique, c'est-à-dire évoluer dans le registre de l'abandon. Outre l'intérêt théorique, à l'intersection d'approches qu'on oppose à tort, celles de Winnicott, Klein, Dolto, Lacan, cet ouvrage apporte des éléments utiles non seulement à la psychothérapie des enfants tout-petits, mais aussi à l'intervention des professionnels (psychologues, sages-femmes, médecins, puéricultrices...) dans les services de maternité. Michèle Benhaïm est psychanalyste à Marseille, professeur de psychopathologie à l'université de Provence.  

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Couverture ebook de De l'infantile au juvénile, de Michèle Benhaïm, Jean-jacques Rassial
Eres | 26 novembre 2012

Depuis Freud, l'infantile, d'abord adjectif qualifiant la névrose et la sexualité, a été hissé au rang de concept, caractérisant l'ensemble des déterminants les plus précoces du sujet, qu'on les date, plus logiquement que chronologiquement, de l'époque de l'infans qui ne parle pas ou de la première résolution oedipienne. C'est une provocation à la réflexion métapsychologique que de proposer, au même rang conceptuel, le juvénile, mais aussi justement une déclaration épistémologique essentielle. En effet, pendant très longtemps, l'adolescence a été regardée comme un simple moment d'accomplissement du projet fantasmatique infantile et d'adaptation du moi à une nouvelle réalité. Il a fallu les avancées de quelques-uns et en particulier en France de Philippe Gutton, de ceux qui lui sont associés autour de la revue Adolescences, et de l'ensemble des fondateurs du Bachelier pour que soit posée cette question : les enjeux identificatoires de l'adolescence, constitutifs de la subjectivité de l'adulte, ne sont-ils que répétition plus ou moins adaptée des déterminants infantiles, ou obéissent-ils à une logique particulière, tout aussi primaire ? Michèle Benhaïm est maître de conférences en psychopathologie clinique (Aix-Marseille) et psychanalyste. Jean-Jacques Rassial est psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique (Aix-Marseille). Mise en vente le 5 janvier 2006

Ebook
Prix régulier : 8,99 €
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