Nicolas Adell
Nicolas Adell
Learning centres, bibliothèques 3e lieu... Dans le contexte de la transition numérique, la bibliothèque n'en finit pas de se réinventer, pour répondre aux attentes de ses usagers, qui sont plurielles et évolutives. Au-delà de gestes architecturaux forts, les nouvelles formes de bibliothèques qui émergent évoluent vers des structures hybrides, offrant un large choix de ressources et de services, dans un cadre convivial, à même de favoriser le « vivre ensemble ». Que disent les pratiques du potentiel novateur des expérimentations en cours ? Viennent-elles en rupture avec les modèles habituellement associés à la bibliothèque ? Ou bien s'inscrivent-elles dans le prolongement de l'existant, tout en élargissant l'horizon des possibles ? Ces questions sont traitées, à partir d'une entrée par l'espace, en articulant réflexions théoriques et analyse de données. L'objectif est de comprendre comment opèrent les transformations et/ou (re)configurations en cours, sur quels éléments elles s'exercent, et quel devenir de la bibliothèque elles dessinent.
L'ethnologie et l'anthropologie constituent deux formes d'une même démarche. L'ethnologie devient pleinement autonome au XXe siècle grâce à l'enquête de terrain, à l'observation participante et à des théories à visée comparatiste (culturalisme, fonctionnalisme, structuralisme). L'anthropologie finit par en universaliser la portée en intégrant à son approche aussi bien le changement social que les cultures modernes et occidentales. Ces disciplines analysent l'ensemble des activités sociales et culturelles (dont les nôtres).
L'ouvrage examine les formes et effets du retour de l'oeuvre sur la vie des savants et les caractéristiques de vies conduites par des oeuvres au sein d'un champ de savoir stratégique, celui des sciences sociales à terrain, et particulièrement l'anthropologie, l'ethnologie et la géographie. Il met en évidence que l'importance des situations de coupure (entre le terrain et le laboratoire, entre l'observation et l'écriture, entre la vie et l'oeuvre, parmi d'autres) engage un effort permanent de suture qui aboutit à des constructions biographiques particulières, tantôt très unifiées (quand la suture fonctionne et que l'oeuvre accorde la vie) tantôt très éclatées (quand la suture échoue et que l'individu se disperse dans des rôles multiples et en tension). L'ouvrage fournit ainsi aux historiens, sociologues et anthropologues des sciences humaines et sociales un outil robuste pour penser ensemble la vie et l'oeuvre, au-delà de l'anecdotisme ou de l'empire de la vocation, à partir de l'oeuvre de savants comme Pierre Bourdieu, Pierre Clastres, Marcel Mauss, Germaine Tillion ou Paul Vidal de la Blache.
Ce manuel propose une synthèse sur la question de l'approche anthropologique des savoirs, en s'appuyant sur des études de cas et des extraits de textes pluridisciplinaires.