Nicolas Beniès
Nicolas Beniès
On savait le néolibéralisme à bout de souffle. Le krach boursier d'octobre 1987 est venu marquer sa déroute. Les notions, combien ressassées, de « désengagement de l'État » et de « déréglementation », sont sérieusement mises en question. Nous entrons dans l'ère de l'après-libéralisme. À l'épreuve de cette nouvelle crise, où en sont les grands acteurs sociaux, patronat et classe ouvrière ? Comment se transforme l'intervention de l'État ? Quelles sont les conséquences de la restructuration de l'outil de production ? Comment se modifient les formes de prise de conscience et la combativité de la classe ouvrière ? Construit autour de ces questions, l'après-libéralisme, de Nicolas Benies, met en lumière l'escroquerie que représente la théorie libérale, une théorie qui non seulement n'explique rien mais cherche surtout à justifier les attaques contre les travailleurs, qu'ils soient salariés ou chômeurs.
"Le Front populaire marque pour la France la réalisation d'un certain idéal des gauches réunies et portées pour la première fois au pouvoir dans une Europe déjà rongée par les fascismes. Cette espérance sociale, républicaine et démocrate donne aux travailleurs l'aplomb de demander plus - hausses de salaires, semaine à 40 heures, allocation chômage ou encore congés payés - mais se heurte aussi à de nombreuses remises en cause. À travers 6 conférences majeures organisées par Michel Onfray et l'UP de Caen au théâtre du Rond-Point, les enjeux de cet héritage culturel et politique sont décodés pour faire la lumière sur ce météore historique, mystifié par la droite comme par la gauche selon des biais qui méritent d'être ici dépassés." Patrick FRÉMEAUX et Lola CAUL-FUTY